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vendredi 16 septembre 2016

DÉSORMAIS, JE ME GÉPÉESSE.







Quand je dis à mes amis que je suis maintenant équipé d'un GPS sur mon vélo, certains pensent parfois que j'aurai une carte électronique devant les yeux. Ce n'est pas mon but, et ce n'est pas le cas. Je voulais simplement avoir des archives de mes parcours, qui sortent de l'ordinaire et qui méritent d'être conservés.

Je suis donc le nouveau propriétaire d'un Lezyne Power GPS, que vous pouvez voir dans la vidéo suivante:



On peut à partir de là transférer tout ça sur www.strava.com, site de partage d'archives sportives personnelles. Si vous n'êtes pas familier:



Pas de doute, si vous aimez vos données, vous serez ravis de pénétrer dans ce monde de chiffres et de graphiques. Et je vous comprendrais de préférer votre vélo un peu plus bucolique...

Si vous regardez le parcours inaugural que j'ai fait samedi le 3 septembre, vous verrez que A) je ne suis pas rapide, sauf un peu en descente, et B) je vais à des endroits où peu de cyclistes vont.


Du plaisir pour toute la famille.


Et bientôt, les feuilles vont changer de couleur.
Pas celles des conifères, qui n'en ont pas, mais... les autres.
On trouve beaucoup de conifères sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent. 
Il y a plus de feuillus sur la rive sud.


Pour la même sortie, Lezyne me donne 956 m de gain d'élévation, et Strava m'en donne 877 m. 
Pourquoi donc? L'information de Strava vient pourtant de Lezyne...


Pas rapide à cause de l'âge (bientôt 62), et parce que le vélo que j'utilise le plus souvent est conçu pour rouler sur la gravelle autant que sur l'asphalte. Il est donc plus pesant que ceux qui font le podium de Strava et qui ne sont pas à l'aise sans asphalte.



Et si vous voulez consulter la page au complet, vous pouvez le faire ici:

https://www.strava.com/activities/704913152

Mais il faut se méfier de Strava, surtout si vous êtes jeune et rapide. Voyez ici ce qui pourrait vous arriver:



La randonnée Frampton-Saint-Léon avec laquelle j'ai inauguré mon nouveau jouet n'a aucun antécédent enregistré sur Strava, si ce n'est de la montée vers Frampton et la descente vers Saint-Léon. Dans laquelle je n'ai pas fini dernier, puisque... c'est une descente! Sinon le caractère cyclotouristique de mes sorties fait que je me fiche pas mal de rouler plus vite qu'un autre. Je ne suis pas pressé de rentrer à la maison, habituellement.

J'ai dû consulter la page suivante: https://www.lezyne.com/downloads/Power-SuperGPSManual.pdf

Allez-y pour voir en détail ce qu'on peut faire avec ce bidule, ou pour comprendre comment vous en servir après l'achat. Les fonctionnalités sont nombreuses et il ne faut pas être technophobe pour s'y plaire. Sinon, c'est un régal et on peut ainsi produire trois graphiques superposés ou séparés, un pour la vitesse, un pour la température et un pour l'altitude. Sans compter le reste.

J'espère en apprendre plus sur la précision de mesure des pentes fournie par Strava. Ce samedi-là, j'ai descendu une des pentes les plus raides dont je me souvienne, la Côte de la Crapaudière au nord-ouest de Saint-Léon. Je suis habitué avec des côtes de 20% ou un peu plus, mais là Strava me donne des chiffres qui atteignent brièvement 48%!!! Je ne vous en voudrai pas de ne pas croire à cette donnée, par contre, je peux vous certifier que c'était raide en ti-péché. Comme dans: je ne me rappelle pas avoir vu plus raide que ça en quarante de vélo au Canada, ou ailleurs. Voici une photo prise dans le secteur:


La photo est prise en direction nord, et, tout au loin, on peut voir la ligne d'horizon des Laurentides qui sont au-delà du fleuve Saint-Laurent qu'on ne peut  voir sur la photo.






Nous avons réparé ce Rollfast, la semaine dernière. Je ne dis pas restauré, parce que nous n'avons pas travaillé sur l'aspect cosmétique de la machine, mais nous nous sommes assurés, à la demande du client, qu'il pourrait au moins se balader doucement sur la scène dans une pièce de théâtre à venir bientôt.


Petit conseil d'ami: si vous envisagez un tel achat, soyez prudents sur le prix payé. Personnellement, je considère qu'un tel vélo a peu de valeur s'il n'est pas en très bon état mécanique et cosmétique. La rareté et/ou le style ne valent pas grand-chose si on n'est pas capable de faire rouler la machine. Et de freiner...
D'autant plus que, une fois l'achat complété, vous pourriez vous rendre compte qu'il y a un pépin que vous n'aviez pas constaté lors de l'inspection pré-achat. Ne soyez pas trop optimiste, gardez ça pour le jour où vous vous achèterez une voiture d'occasion.


S'ajoute à la question du prix final (achat + réparations) la difficulté de trouver un détaillant ou un fournisseur capables de fournir des pièces de remplacement.

Pour ce qui est de ce cas précis, nous n'avons pas pu appliquer nos tarifs habituels pour compléter (relativement) les travaux. Heureusement, la haute saison est terminée. 


Sur un parcours d'entraînement, cette semaine, j'ai pris plaisir à constituer un petit groupe de trois avec des inconnus. Nous roulions rapidement, sur nos pneus de 23 mm, contre un vent de face.

Je n'aurais pas roulé aussi vite si j'avais été seul. Peinard derrière des cyclistes plus forts que moi, j'étais prêt à prendre un relais si on m'en avait donné l'occasion.

Plus forts que moi, jusqu'à ce qu'ils se brûlent un après l'autre. C'est du moins l'impression qu'ils m'ont donnée. Manque d'expérience, de volonté d'établir une collaboration?

Ça m'est arrivé plusieurs fois, dans de telles circonstances, de demander à des inconnus s'ils avaient l'habitude de rouler en groupe. La réponse habituelle est négative. C'est comme ça au Québec. Les clubs existent, mais la culture cycliste est jeune et beaucoup de pratiquants sont solitaires et n'acquièrent pas les réflexes de gestion qui permettent d'aller vite, longtemps.







Vous voulez durer? Faites en sorte que votre présence à l'avant, le vent dans la gueule, soit brève et efficace. Entre 100 et 500 mètres, moins s'il le faut, à moins d'être plus fort que vos partenaires. Il n'y a pas de honte à se garder frais. Si votre vitesse diminue pendant que vous êtes en avant, c'est signe que vous devriez sagement aller vous placer à l'arrière et donner la chance à quelqu'un d'autre de faire sa contribution. Le but du groupe, c'est que le groupe soit rapide. Et attention, lorsque c'est votre tour de prendre le relais, de ne pas accélérer, c'est une erreur classique de débutant. Si vous tenez à le faire, allez-y graduellement, en tenant compte du niveau de vos compagnons.

Et si vous voyez que le cycliste qui vous précède a un pilotage un peu imprévisible et erratique, choisissez d'autres fréquentations... C'est un jeu qui se joue dans la proximité et votre sécurité passe par un comportement prévisible de la part de tous, à commencer par vous.


Les Américains n'ont généralement pas tellement idée de ce qui se passe en Europe, musicalement. Dommage pour eux. Ici, Pierrick Pedron:

vendredi 30 mai 2014

CLASSIQUE DU PRINTEMPS.






Votre humble serviteur, lors de la soirée de clôture du Mois du Vélo de Québec, mai 2014.



En roulant, dimanche dernier, on m'a suggéré de donner à ce parcours le statut de ''classique''. On ne parle pas ici du Tour des Flandres ou de Milan-San Remo, mais plutôt de nos sorties dominicales appalachiennes. Je suis 100% d'accord avec cette suggestion.

Qu'est-ce qui lui vaut cet honneur? Pas d'irritant notable. Le départ et l'arrivée se font à Saint-Elzéar-de-Beauce. La beauté des lieux, d'abord. La variété des ambiances, chaque segment ayant ses particularités. Le défi sportif, souvent conséquence des côtes. Finalement, je pourrais résumer en disant qu'une classique, c'est une sortie qu'on veut refaire au moins une fois par année. Voici le bilan de cette classique:
http://www.strava.com/activities/145549190

Saint-Charles à Saint-Lazare est une de celles-là. Pas par la route asphaltée, bien sûr, mais par le réseau de petits chemins un peu plus à l'est. Je vous y inviterai bientôt. Pour ce qui est du dimanche 8 juin, je propose un parcours corsé, parce que côteux, et je vous donnerai plus de détails au sujet du rendez-vous ici-même sur ce blogue le vendredi 6 juin.



Lors de ces sorties, nous avons constaté un écart entre les chiffres fournis par un GPS Garmin et nos odomètres plus classiques. La distance parcourue n'était pas la même, l'odomètre classique donnant une distance un peu supérieure. J'ai fait une enquête, dont voici le résultat.

Le système de GPS a besoin de l'absence de nuages pour être à son plus précis, sinon son signal n'est pas reçu. L'odomètre classique, lui, travaille en permanence, à moins que l'aimant soit mal positionné par rapport au palpeur qui reçoit son magnétisme. Si ce qui vous intéresse, c'est le bilan de la journée tel que vous pouvez le voir sur le site strava.com, allez-y pour un GPS. Si, par contre, vous voulez avoir une grande précision dans vos différentes données, installez plutôt un odomètre  comme un Cat-Eye ou le EVO REV 17W que j'utilise actuellement. Évidemment, si vous avez un budget restreint, vous choisirez l'odomètre classique qui peut être très économique. Notez qu'il existe un capteur de vitesse/cadence (Garmin GSC-10) optionnel sur certains modèles ou de série pour d'autres, qui peut vous fournir des chiffres qui, m'a-t-on dit, sont plus précis.

Je vous ai parlé récemment du REV 17W de EVO. Je suis maintenant plus familier avec, et j'ai noté deux choses à son sujet. Premièrement, il a une fonction intéressante qu'on devrait voir plus souvent, simplement appelée daily sur l'affichage, et qui consiste en une mesure de la distance à partir de minuit à chaque jour. Il vous donne donc automatiquement la distance accomplie pour chaque tranche de 24 heures, ce qui peut être utile pour différentes raisons.

Deuxièmement, il est passablement sensible à la présence du soleil pour ce qui est de la mesure de la température. Le thermomètre ne sera précis que s'il est à l'ombre ou par temps gris (ou la nuit). La prochaine fois que vous boirez une cocktail tropical, apportez-moi la petite ombrelle fournie sur le verre, je la recyclerai pour corriger cela.



Miyata Team Bananium


Lors de la conférence que j'ai donné mercredi dernier dans le cadre du Mois du Vélo, j'ai été interviewé par la station de radio CKIA FM qui faisait une émission en direct sur place. Vous pouvez entendre mon interview sur le lien suivant (qui contient l'émission au complet), à partir de une heure quatre minutes:

http://parolecommunautaire.info/transports-alternatifs/




Éric m'a suggéré le visionnement suivant, connaissant mon goût pour ce genre de choses. Mais notez que la distance qu'on y franchit est trop longue pour moi, et que les routes que j'explore me semblent être, sauf exception, moins caillouteuses que celles du vidéo. En fait, le contexte que je préfère est non-compétitif et très relax. Mais ce vidéo confirme ce que je vous disais récemment, le vélo sur gravelle est de plus en plus populaire.






Les pesées de la semaine.

D'abord, un cadre nu, sans sa fourche. Un De Vinci CX route/course, taille ''grand''. Surprise, il pèse 1.41 kg. Plutôt élevé, pour un cadre tout-carbone moderne. Les poids habituels moyens tournent autour de 1.0 ou 1.1 kg, alors que les modèles plus pointus descendent autour des 800 grammes. D'où ma surprise. Aussi, pourquoi un cadre de cette taille a-t-il un tube supérieur de 54 cm? Je recommande typiquement les cadres de grande taille à des cyclistes autour de 1.83m, et une dimension de 54 cm est plutôt associée à des cyclistes autour de 1.75m. On compensera en mettant une potence plus longue sur ce cadre mesurant une hauteur centre-top de 54 cm.


Un CCM Silver Ghost, ça vous dit quelque chose? C'était, autour de 1970, le meilleur modèle de cette marque. Le cadre était fait d'acier Reynolds 531, un classique du genre s'il en est un. Donc, ça n'a rien à voir avec les CCM  Targa ou autres qui sont beaucoup mieux connus du grand public. Là, pas de surprise: le vélo complet, après les modifications que vous pouvez voir sur la photo, 10.4 kg sans accessoires. Très acceptable. Durant les années '60 et '70, et même avant, les tubes 531 étaient pratiquement une référence dans les pelotons amateurs. Beaucoup de cadres de course d'origine anglaise ou française ont été soudés en utilisant ces tubes, qui ont été mis en marché pour la première fois en 1935. Je ne serais pas surpris qu'il s'en fabrique encore. J'ai moi-même possédé un cadre CCM de piste fait de ces tubes et, croyez-moi, ça n'avait rien à voir avec un CCM Targa... Les sensations étaient dignes d'un vélo de course. Voici une photo du Silver Ghost (récemment modifié):





Erykah Badu (voc), Robert Glasper (p), Afro Blue.