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vendredi 17 février 2017

JE SUIS ICI.




Si vous avez une interrogation technique au sujet des vélos, vous pouvez poser votre question au site suivant:

http://bicycles.stackexchange.com

On y trouve de tout, entre autres choses des questions sur les compatibilités, point crucial lorsqu'on veut prendre des libertés lors du remplacement d'une pièce de vélo.



2017, année de changement? Pour moi, oui. Elle est encore jeune, mais tout est possible, et je ne m'en plains pas, au contraire.

Le mouvement était déjà solidement amorcé l'an dernier. Au travail, une nouvelle façon d'envisager les choses m'a amené à me diversifier avec la production d'une émission de télévision ainsi que le travail de guide pour des touristes qui louaient des vélos. Après avoir géré mon magasin pendant 25 ans, sans compter les cinq années qui les ont précédées où j'étais employé, je me suis retrouvé en train de faire différentes choses à différents endroits, tout en assurant la continuité chez Bicycles Falardeau enr. Un changement apprécié, je l'avoue.


La Chute Montmorency, du moins une partie. Février 2017.

J'ai bien l'intention de continuer dans cette voie. J'ai plus envie d'avoir trois, quatre ou même cinq emplois plutôt qu'un seul. Pour plus de variété dans mes activités, moins de dépendance envers une seule. Mon intuition, en ce moment, me pousse vers ça. Pas seulement plusieurs emplois, mais aussi travailler ailleurs que dans la Ville de Québec. J'ai l'intention d'aller voir quelles sont les options disponibles pour l'hébergement dans le secteur de Sainte-Marie-de-Beauce, pour les cyclistes qui seraient intéressés d'avoir recours à mes services de guide dans le cadre du groupe Facebook Quebec Gravel Grinders. J'ai déjà pris contact avec des grinders de l'Ohio pour qu'il se passe des choses une fois la belle saison revenue. En fait, je devrais plutôt dire les belles saisons.



Et tant qu'à être parti, pourquoi pas le Vietnam? Je n'y suis pas allé depuis longtemps, et mon manque d'enthousiasme pour les froids extrêmes de l'hiver pourrait très bien me pousser de ce côté-là l'hiver 2017-2018. Si vous connaissez des cyclistes qui se cherchent un guide, je pourrais me rendre disponible, d'autant plus que j'ai de la famille dans plusieurs villes importantes du pays: Saigon, Dalat, Nha Trang, et Hué.

La température est chaude en hiver, dans le Sud. Sauf parfois, à Hué, où ça descend vers 12 degrés C. Et si vous pensez que 12 deg. ce n'est pas froid, vous changerez peut-être d'idée quand vous vous rendrez compte qu'il n'y a pas de chauffage dans les maisons et les hôtels, et que les nuages, bloqués par la Cordillère Annamite, vous arrosent d'un crachin ininterrompu pendant des jours et des nuits. Pendant que, à 100 kms au sud, il fait 27 deg. et un soleil radieux. Il y a des fois où le choix est facile à faire.


La falaise sud-est à côté de la Chute Montmorency.


Le Nord, lui, peut être déplaisant aussi en hiver. Ça dépend si vous êtes chanceux. Si vous ne l'êtes pas, et je parle en connaissance de cause, vous n'aurez pas envie de séjourner longtemps à Hanoi en décembre, janvier ou même en mars. Déjà que l'ambiance est un peu plus austère qu'au Sud, ou même au Centre, personnellement je choisirais attentivement ma période pour y aller.

Saigon, maintenant rebaptisée Ho Chi Minh City, est chaude, pendant ce temps. 31 degrés, c'est courant. Attendez-vous à une grosse ville asiatique, étendue, affairée, dynamique et grouillante de vie. J'ai de bons souvenirs de Saigon, je suppose que ça tient au fait que tout se passait bien pour moi quand j'y suis allé.


Le fleuve Saint-Laurent, avec Lévis de l'autre côté. Voir le plan ci-dessous.


Si je fais un travail de guide avec les cyclistes, je n'ai pas envie de faire le classique Hanoi-Saigon par la Route Nationale no. 1. Trop de traffic par endroits, et de toute façon je ne suis pas friand de ces voyages où l'on fait et défait ses bagages à tous les jours. Je préfère les balades ouvertes qui ne servent pas seulement à cocher une case sur la liste des choses à voir avant de mourir. J'en ai fait souvent, de ces sorties d'un jour qui nous font explorer, et le Vietnam se prête bien à ça. On peut se garder 3 ou 4 jours pour découvrir chaque région avant de repartir vers une autre.



Vous êtes ici.


Se concentrer sur le Centre et le Sud permet d'éviter le froid hivernal et la pauvreté de la région de Vinh. Je suis curieux de découvrir la ville de Dalat, où les Français aimaient aller pour éviter les chaleurs extrêmes du Sud, et Nha Trang, où le vent de la mer et la plage vous font la vie douce. Quelques russes, qui ont apprécié une époque où ils venaient collaborer pendant la période soviétique, viennent maintenant jouer les snowbirds à Nha Trang et je peux comprendre pourquoi alors qu'il fait moins 6 deg. à Moscou pendant que j'écris ceci. Et en même temps, il fait nuit à Nha Trang et le mercure indique 22 deg. Plus 22.

Enfin, tout cela reste à confirmer, il y a trois saisons à vivre avant celle-là, et même un peu plus parce qu'on ne peut pas dire que l'hiver soit terminé ici.

Ce qui suit n'est pas typique des habitudes d'écoute vietnamiennes. Qu'à cela ne tienne, ce sont les miennes.



vendredi 25 octobre 2013

JE BOUGE ENCORE!






À l'ouest de Saint-Séverin, dans la Beauce.


Quelqu'un m'a demandé, l'été dernier, si je fais de la route ou de la montagne. En souriant, j'ai répondu: "Je fais des routes de montagne". C'est quand même une bonne description de ce que je fais chaque fois que c'est possible. Bien sûr, je continue d'être un cycliste utilitaire, et de m'entraîner sur un vélo en 700 x 23, mais si vous me donnez le choix, c'est encore vers les routes des Appalaches que je me dirige. Elles commencent à approximativement une soixantaine de kms au sud de la ville de Québec.

Une des raisons, c'est qu'on n'y rencontre que très peu d'automobilistes ou de véhicules motorisés. Pour prendre une photo comme ci-dessus, pas besoin d'attendre que les voitures soient passées, c'est comme ça presque tout le temps.

Des cyclistes? N'en cherchez pas dans ces routes.En vingt ans, je crois que je peux compter sur les doigts d'une main ceux que j'ai croisés par hasard dans la gravelle appalachienne. Québec n'est pas si loin, mais pas assez proche. Les côtes? Bien sûr, c'est un obstacle pour le grand public.

J'ai été un peu surpris de prendre connaissance d'une tendance qui fait son chemin aux USA. Jetez un coup d'oeil sur le blogue de Guitar Ted:

http://g-tedproductions.blogspot.it/

On y apprend que chez Mr. Ted (Iowa), on y pratique le "gravel grinding" avec autant d'application, sinon plus, que je ne peux le faire moi-même ici. Pour les mêmes raisons, évidemment: tranquilité, beauté. Certains continuent, comme sur l'asphalte, de rechercher la vitesse la plus élevée possible, d'autres sont là pour toutes les autres raisons...

Les photos de son blogue nous montre un paysage très agréable, quoique plus plat et peut-être moins changeant que ce que je peux voir dans les Appalaches: regardez les photos que Ted a publiées le 22 octobre 2013.


Près de Saint-Malachie.

Est-ce que cette tendance se rendra jusqu'au Québec? J'en doute beaucoup. En tout cas, pas dans un avenir rapproché. À cause des raisons mentionnées plus haut, mais aussi à cause d'un mythe tenace qui fait croire à certains qu'on crève plus sur gravelle que sur l'asphalte. C'est faux. En fait, c'est exactement le contraire, selon mon expérience et celle des amis qui viennent avec moi. On n'y trouve pas de vitre cassée, ou de débris métalliques vicieux qui agressent caoutchouc et butyl. Les pneus que j'utilise n'ont vraiment pas une réputation de robustesse, et pourtant ça fait longtemps que je n'en pas crevé un dans ces routes-là.

Une des choses qui m'ont poussé vers ce réseau routier, c'est un goût de l'exploration que tous les cyclistes ne partagent pas. Pour moi, la route la plus intéressante est celle que je n'ai jamais vue. Je suis routinier en semaine, mais j'évite ça la fin de semaine. Et si on veut y consacrer peu de temps, c'est sûr que le métier d'explorateur n'est pas tout-à-fait indiqué... Aussi, le fait que je roule à vélo à partir de la ville de Québec, depuis 37 ans, me pousse à sortir davantage des routes que je pourrais presque parcourir en dormant.

Certains détaillants ou fabricants de vélos aimeraient bien en faire la Prochaine Grosse Affaire (Next Big Thing) pour vous vendre un vélo de plus. Mais pour plusieurs d'entre nous, ce n'est pas nécessaire d'ajouter une monture à son écurie pour aller rouler dans les Appalaches ou en Iowa. N'importe quel vélo en bon état et de qualité fait l'affaire, à condition de ne pas être extrême comme un vélo de route/course ou un vélo de descente. Ou un vélo à pignon fixe (pentes à 20% dans la gravelle...).




Une cliente vient de me raconter son expérience chez un autre marchand qui me connaît, et dont je préfère taire le nom. Elle lui a mentionné la possibilité de se procurer un vélo chez moi. Ça nous a bien fait rire, quand elle m'a raconté qu'il lui avait dit: "Qu'allez-vous faire s'il meurt?"

Rassurez-vous, aux dernières nouvelles, je bouge encore. Mais j'évite d'être alarmiste au sujet de l'état de santé de mes compétiteurs. On ne sait jamais, ils pourraient vivre encore plus longtemps que moi...

Je ne suis propriétaire d'aucune maladie pouvant mettre ma vie en danger de façon imminente, mais j'avoue qu'à long terme, je ne peux pas vous garantir que je survivrai à chacun de mes clients. Mais mes vélos sont, pour la plupart, bâtis avec des pièces Shimano qui sont faciles à faire réparer chez les autres détaillants de vélo. Ceux qui sont vivants, bien entendu.



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Campagne de rappel, aux USA, pour les potences des vélos Bike Friday, modèle Tikit. J'ai reçu ce courriel cette semaine:

Searching through our records, we found and replaced 2,147 stems out of a possible 4,000; that is more than 50 percent. The CPSC tells us that a typical recall results in 10-15 percent compliance. We still want to make it 100%.

Avis aux intéressés.


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En visitant le blogue http://pdaleblaispdale.blogspot.ca/ , récemment, j'ai pu voir le documentaire suivant. Ça vaut le détour, jugez par vous-mêmes.



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D'ailleurs, dans ce film, on peut voir que je ne suis pas seul à aimer les vélos et la musique. C'est pourquoi je m'entête à vous suggérer des écoutes, à chaque semaine.

Aujourd'hui, le trio de la contrebassiste Patricia Deslauriers, dans une pièce que certains d'entre vous reconnaîtront.