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vendredi 10 mars 2017

ENCORE DES BÊTISES!





Ce n'est pas du vélo utilitaire, plutôt du récréatif. Du bonbon pendant la descente, de l'entraînement pendant la montée. L'entretien qu'on lui donne, combiné aux conditions météorologiques, tout cela fait en sorte que le sol est suffisamment dur pour bien supporter mes pneus de quatre pouces de largeur. Je l'essaierais même avec des pneus de deux pouces, on me dit que c'est faisable. Agréable, même.

Il s'agit de la Côte Gilmour, la nouvelle, qui existe depuis un an ici, à Québec. L'ancienne était moins agréable, parce que plus raide (passe encore...) mais surtout parce qu'elle forçait les cyclistes à côtoyer les automobilistes sur une route sans accotement et pas très large. Alors que maintenant... voyez par vous-mêmes, les photos donnent un aperçu. Évidemment, les voitures sont interdites de séjour, c'est une piste vélo/piéton.



Comme je le disais la semaine dernière, me voici en pleine transition, et je ne vous dirai pas tout, il y en a trop. Certains d'entre vous l'auront peut-être remarqué, ce blogue ne s'appelle plus BICYCLES FALARDEAU, mais bien PAUL TRÉPANIER, parce que je ne suis plus propriétaire de cette entreprise, même si j'y travaille encore. Donc, les bêtises que j'écris ici n'engagent que moi.

Que deviendra ce blogue? Je ne sais pas encore. Je laisse les choses venir et prendre leur place d'elles-mêmes. Pour le contenu écrit, ça pourrait aller dans différentes directions. Pour ce qui est des photos, je m'amuse plus que jamais, vous l'aurez constaté (en grinçant des dents, peut-être). Du côté de la musique, j'en écoute à tous les jours, je ne suis pas à court de suggestions pour vos oreilles. Des suggestions qui sont peut-être en dehors de vos habitudes d'écoute, alors bienvenue aux explorateurs.

Je me suis toujours (ou presque) gardé d'aborder d'autres sujets que tout ce qui touche le vélo et sa pratique. Je ne suis pas un expert en toutes choses, comme vous probablement.




Il y a quelques semaines, j'ai été abonné à une page Facebook intitulée Indépendant CC-Le bazar. Et à force de jeter un coup d'oeil sur l'impressionnant roulement de marchandises exhibées là, je me dis qu'on aurait aussi pu appeler ça le Département des Désirs Déchus.

Il y en a! Encore et encore, jour après jour. Des vélos de haut-de-gamme, des grands des p'tits, des pièces en fibre de carbone, des roues qu'on sait pas trop c'que ça vaut, dans quel état... etc.

Ça me laisse perplexe. Ou bien il y a vraiment beaucoup de cyclistes dans la grande région de Montréal, et je sais qu'il y en a beaucoup, ou bien les gens se lassent vite de tous ces trucs qui génèrent de la convoitise jusqu'à ce que, visiblement, on a roulé un an ou deux dessus. Des vieux Marinoni des années '90? Pas beaucoup. Des engins à 2 x 7 ou 2 x 8 vitesses? Non pas vraiment. Plutôt, des Cervélo, des Trek en carbone, des Cannondale récents. Et des roues. Beaucoup de roues. Pas des roues à 36 ou même 32 rayons, non. Pleins de trucs avec un prix dans les quatre chiffres, à l'origine.

https://www.facebook.com/groups/1476138519326764/

Moi aussi, j'avais l'habitude de changer de vélos comme on change de chemise. Et je pouvais me le permettre puisque mon travail m'évitait de les payer au plein prix. J'en ai aussi acheté d'occasion. Et je les ai tous revendus, sauf quatre. Ça m'a permis de goûter à toutes sortes de choses et de me faire une idée par moi-même. Mais ces dernières années, je tends à les garder plus longtemps. Mon écurie a plus de maturité, j'ai une bonne idée de ce que j'aime. Je suis sceptique de plusieurs changements qu'on nous présente comme des améliorations et qui en sont parfois, parfois pas. J'ai le même vélo de route depuis dix ans, quelle horreur!


Donc, si j'étais acheteur pour un vélo de haut-de-gamme d'occasion, c'est sûr que le DDD serait une alternative attrayante pour moi. Surtout si j'étais capable d'évaluer l'état de ce que j'achète. Ce que je suis, mais ce n'est pas le cas de tous ceux qui font leurs emplettes chez DDD. On y trouve une ambiance plus vélo que sur des sites comme Kijiji et craiglist.ca. où on trouve  beaucoup de machines banales.



Simon Denizart est un pianiste français installé à Montréal depuis quelques années, pour notre plus grand bonheur.




jeudi 20 juin 2013

VÉLO À VENDRE.



Un Falardeau Alu9 récent, et disponible. Cadre 1.5 kg, taille grande, le vélo complet comme sur la photo pèse 23.69 lbs (10.76 kgs), avec les porte-bouteilles, les cornes et sans les pédales. Prix 717$ + taxes. Jantes Mavic et pneus 700 x 28. Je vous l'ai montré ces dernières semaines alors qu'il était en cours de production. Il est maintenant pratiquement complété.


J'ai mentionné à quelques reprises ici la possibilité de revendre votre vélo,  dans le but d'avoir quelque chose de mieux adapté à vos besoins. Par exemple, dans le message récent intitulé ''Améliorer'', en date du 2 mai 2013. Vous pouvez évidemment demander à un revendeur de s'en occuper, mais vous obtiendrez plus pour votre machine en la revendant directement à un particulier.

Le processus vous rebute? Dommage, car ça n'est pas vraiment compliqué. Surtout que maintenant, des sites comme lespac.com ou kijiji (ou d'autres dans différents pays) peuvent vous donner une visibilité meilleure que jamais auparavant. Vous pouvez même utiliser un peu d'humour comme dans les annonces suivantes, qu'on pouvait voir sur kijiji.ca le 20 juin 2013, mais ne vous sentez pas obligé de faire des fautes de français...

Yia tu quelqun qui connait quelqun qui lui connait quelqun qui connait quelqun enfin bref qui aimerais bin sa se promener dans un ptit ford escort 98 AUTOMATIQUE et bin économique ??? 113 205KM tout jeune, tout neuf, tout beau.. pour 1 200$$ SEULEMENT :)



La demande est forte, surtout au printemps et en été. Et ne vous imaginez pas que le fait de ne plus trouver votre vélo désirable fait que plus personne ne le désire. Plusieurs seront trop heureux de vous en débarrasser, si vous faites une offre raisonnable.

Qu'est-ce qu'une offre raisonnable? Mon point de départ, c'est que le vélo peut, en général, être revendu à la moitié de sa valeur à neuf, accessoires et taxes non-inclus, à condition d'être en parfait état.. Donc, un vélo payé 698$ + 100$ d'accessoires + taxes de vente pourrait être proposé à 350$. Ferme? Négociable? À vous de décider.

Les accessoires n'ont souvent pas beaucoup d'impact sur la décision de l'acheteur. Souvent, de toutes façons, ce ne sont pas les accessoires qu'il désire, ou il n'en veut tout simplement pas.Vous pouvez donc les enlever et même les offrir séparément au même acheteur, moyennant supplément.

Mais pour obtenir la moitié du montant initial, je vois trois conditions très importantes, à ne pas négliger. Des lacunes dans une ou plusieurs de ces trois conditions dévalueront proportionnellement la machine.

Premièrement, l'état mécanique doit être à jour. Pas de besoin d'entretien immédiat, pas d'usure avancée des pneus, des patins de frein, des roulements de bille, de l'ensemble chaîne/cassette etc.  Ou de désajustement impliquant de la main-d'oeuvre. Beaucoup de vélos ont une ou deux roues fausses: à corriger. Et ainsi de suite, vous voyez l'idée.

Deuxièmement, l'état cosmétique ne devrait pas refléter de l'abus ou de la négligence. De la rouille sur le cadre ou la visserie n'est pas un atout... N'importe quel profane le remarquera et pourrait être démotivé, ou être tenté de négocier le prix à la baisse. L'exposition prolongée aux intempéries peut être un facteur à cet égard. Allez voir le Colnago dont la photo est visible sur ce blogue en date du 19 juin 2009. Lorsque cette photo a été prise, ce vélo avait à peu près 30,000 kms au compteur! Dommage que vous ne le voyez pas de plus près, car c'est la preuve (presque) vivante qu'un vélo avec du vécu peut avoir fière allure: les égratignures se comptent sur les doigts d'une seule main. Il faut dire que c'est un vélo de valeur, son propriétaire est donc forcément plus motivé à ne pas le manipuler négligemment.

On pourrait être tenté de corriger cet aspect cosmétique par une peinture du cadre. Mais je n'aime pas tellement cette démarche. D'abord, ce n'est pas facile de faire du beau travail. Ensuite, les vélos repeints ont souvent quelque chose à cacher. Il faut que le vélo ait mauvaise allure pour que le vendeur se donne tant de mal pour cacher son état antérieur.... De plus certains vélos volés sont ainsi maquillés. En tant qu'acheteur donc, je ne les aime pas.



Regardez bien, en bas dans le coin, un lapin!


Troisièmement, l'obsolescence du vélo peut contribuer à le dévaluer. Certains acheteurs s'en moquent, mais ce sont habituellement des exceptions qui confirment la règle. J'ai même vu sur Internet des gens offrir à prix d'or des vélos dont l'âge se compte en décennies. Ils sont souvent impeccables, ou presque, mais peu d'entre eux trouvent preneur, à cause du prix... spectaculaire!

Les leviers de vitesse sont un exemple de cette obsolescence. On situe facilement l'époque d'un vélo par ces pièces. Les goûts des consommateurs ont évolué au fil des années, influencés par les changements apportés par Shimano et ses compétitieurs. Lorsque je propose un vélo d'occasion à un acheteur potentiel, je prends souvent soin de voir quelles sont ses préférences en la matière, car ça peut m'éviter de perdre mon temps à lui proposer une machine qu'il refusera à cause de ces leviers.

Un vélo d'occasion ne vaut que ce que les acheteurs sont prêts à donner. Mais vous pourriez être surpris de voir la vitesse à laquelle on peut parfois les vendre. Commencez d'ailleurs par l'offrir dans votre entourage, car c'est là que votre crédibilité est la plus élevée. Et si vous voulez être honnête, tenez compte de la taille du vélo.

Bien entendu, dans les extrêmes, on peut avoir du mal à appliquer la règle de moitié. Il pourrait être difficile d'obtenir 7000$ pour un vélo qui a été acheté 14000$, ne serait-ce que parce qu'un vélo neuf de 7000$ n'est quand même pas trop moche.... De la même façon, serez-vous capable de vendre 65$ un vélo de 130$ lorsqu'il a plusieurs années d'utilisation? Cette règle n'est qu'un point de départ et doit être utilisée avec réalisme. En fait, je connais deux sortes d'acheteurs de vélos d'occasion. La première veut économiser sur le coût d'un vélo de haut de gamme, ou à tout le moins un milieu de gamme intéressant. La deuxième veut tout simplement ne pas payer cher, soit à cause de ressources financières limitées, soit à cause d'un manque d'intérêt pour l'activité vélo. Ces acheteurs-là ne paieront habituellement pas plus de 200$, et seront très heureux si on leur montre un vélo en bas de 100$.



Voilà ce qui arrive aux vilains qui ne lubrifient pas leur chaîne...


Vous souhaitez posséder un beau vélo moderne, comportant les innovations les plus récentes: pédales automatiques, cadre non-ferreux, roues aéro, selle anatomique, suspension? Ces innovations sont peut-être moins modernes que vous ne le pensez. Toutes ces choses ont été inventées à la fin du 19ème siècle. Prenez une petite minute pour en apprendre un peu plus sur cette question:

http://www.jimlangley.net/ride/bicyclehistorywh.html#


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Cerveau! Laisse ma tête tranquille... Bugge Wesseltoft (claviers)

jeudi 28 février 2013

UN VÉLO COMME LES AUTRES?





Domaine Cataraqui, février 2013


Une de mes connaissances s'est acheté un vélo d'occasion, récemment. Elle me disait l'avoir trouvé chez un magasin de prêt sur gages (mieux connus ici sous le nom de ''Pawn Shop''). Je lui ai demandé si elle avait l'intention de le repeindre.

''Euh... non, pas vraiment, pourquoi?'' m'a-t-elle répondu. Tout simplement parce que beaucoup de ces vélos sont d'origine douteuse. Je n'ai pas personnellement d'expérience avec ces commerces, mais on m'en a raconté de belles...

Entre autres, j'en ai parlé une fois avec un intervenant du domaine criminel (non, pas un voleur). Quelqu'un de très bien informé. Je vous le cite textuellement: ''C'est jusse de ça'' (sic). Il voulait dire qu'on ne trouve rien d'autre que des vélos volés dans ce type de commerce. Peut-être pas 100%, mais presque.

Il m'a expliqué une aberration de la loi en vigueur au Québec qui mérite d'être mentionnée, car jamais un simple citoyen ne pourrait deviner qu'une telle chose puisse exister. Si vous constatez que le vélo que vous vous êtes fait voler est offert dans un de ces magasins, vous pourriez penser qu'il vous suffira de prouver que vous en êtes le propriétaire légitime pour que la police vous aide à récupérer votre bien. Détrompez-vous: la loi vous oblige à acheter, oui, vous avez bien lu, acheter le vélo avant d'entreprendre votre réclamation. Vous ne pouvez pas simplement aviser la police de la présence de votre machine en lui évoquant la plainte que vous aviez portée auprès d'elle il y a x mois, avec votre facture et le numéro de série qui l'identifie.

Les détracteurs de ces commerces leur reprochent d'exploiter à outrance la pauvreté. Les clients y subissent des taux d'intérêt élevés, et les biens acquis légalement y sont acquis à très bas prix par ces commerçants. Évidemment, ils doivent couvrir leurs frais d'opération, ce qui n'est pas négligeable, sans compter le besoin d'un revenu décent pour tout propriétaire de commerce. Mais il s'agit d'une solution boiteuse pour qui se trouve soudainement en manque de liquidités, car s'il/elle se procure plus tard un bien identique, neuf, il paiera beaucoup plus cher que ce qu'il a obtenu lorsqu'il s'en est départi chez un prêteur sur gages. 

De plus, pour avoir parfois regardé les prix demandés pour les produits proposés, j'ai souvent constaté que la facture était trop élevée car elle ne tenait pas compte de facteurs comme l'obsolèscence. Peut-on vraiment offrir un vélo de 2001 au même prix que si c'était un 2011, en 2013? Certains de ces commerçants semblent le croire. Par contre, on constate aussi souvent qu'il y a beaucoup d'invendus en fin de saison...

Un dernier point mérite d'être souligné. Le vélo a-t-il subi une mise à jour mécanique avant d'être revendu? Ce qui m'amène à poser la question suivante: les vélos d'occasions revendus par un commerçant quel qu'il soit devraient-ils subir ce genre d'intervention? Quant à moi, la réponse est simple: oui, sans aucun doute. Encore récemment, j'avais sous la main un bon exemple de cela. Un vélo de tourisme de bonne qualité m'a été apporté par un client très méticuleux. Il était en bon état. Bon, mais pas parfait. Les vélos sont un peu comme des couteaux qui ont besoin d'être aiguisés périodiquement pour être dépourvus d'irritants. Ou comme des guitares qui ont besoin d'être accordées. Revendue tel quel, par quelqu'un qui n'a pas d'expertise dans l'entretien des vélos, la machine a de bonnes chances de laisser à désirer sur un (ou plusieurs) de ses éléments. 

Évidemment, étant donné qu'une petite partie des vélos que je vends est d'occasion, je ne suis pas parfaitement objectif face au phénomène des prêteurs sur gages. Mais en fait, je vis plutôt bien avec la concurrence en général, car je ne suis pas insécure face à la santé de mon entreprise. Il n'en reste pas moins que je trouve que ce que je sais de ces ''pawn shops'' ne m'impressionnent pas beaucoup. Un commerce devrait générer du bonheur, ou à tout le moins, de la satisfaction. Pas de la déception ou de l'appauvrissement. 



Si l'idée que vous vous faites du jazz est basée sur l'écoute d'une musique qui date d'il y a 40, 60 ou 80 ans, vous serez peut-être surpris en entendant la musique suivante, publiée en 2013. Un bon exemple d'une musique qui n'en finira jamais de se métisser. 

Omar Sosa - Calling Eggun - Eggun - The Afri-Lectric experience