Affichage des articles dont le libellé est George Adams. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est George Adams. Afficher tous les articles

vendredi 27 juin 2014

COMMENT PERDRE DE L'ARGENT (EN UNE LEÇON FACILE).





Quelque part pas très loin du Lac Etchemin, juin 2014.



On sait que les Canadiens, à l'instar d'autres pays, sont très endettés. Alors on peut logiquement s'attendre à ce que les propriétaires de commerces de détail le soient aussi. Même si certains sont prospères, leur inventaire est parfois considérable. J'ai eu cette semaine une petite conversation avec un spécialiste du financement des entreprises. Je lui ai demandé, chez les détaillants, toutes catégories confondues, quel pourcentage devait emprunter pour financer leur entreprise. À quel chiffre vous attendez-vous?

J'ai avancé un chiffre prudent, en bas de ce à quoi je m'attendais: 90% d'entre eux s'endettent pour faire vivre leur commerce. Et même si mon interlocuteur n'avait pas le chiffre exact à portée de la main, il a confirmé mon impression. D'après lui, c'est probablement plus de 90%. Et là, on n'a pas parlé de ceux qui empruntent à l'intérieur du cercle familial, mais plutôt du côté des institutions prêteuses.




Ce qui implique une pression accrue sur ces détaillants pour liquider des marchandises qui tardent à se vendre. Dans un monde idéal, le détaillant prendrait son mal en patience et écoulerait le stock lentement en évitant de refaire les mêmes erreurs de commande. Car non seulement vendre sans profit nuit à l'entreprise, mais en plus ça enlève des ventes profitables aux autres commerçants du même domaine.

On a vu récemment, pour la ènième fois à Québec, une situation de ce genre. Un magasin ayant ouvert des succursales a dû fermer ses portes et la marchandise a été liquidée à vil prix après des péripéties dont je vous épargne les détails. Poliquin avait vécu quelque chose d'apparenté, il y a plusieurs années, tout comme Gagné Vélo-Ski. Un autre a acheté un de ses proches compétiteurs et y a perdu beaucoup d'argent.

Remarquez, c'est tentant pour un propriétaire de commerce, après deux ou trois bonnes années, de déménager ou d'ouvrir une succursale. Je sais de quoi je parle, je l'ai fait. C'est d'autant plus tentant que certains ont connu beaucoup de succès ce faisant. Mais ne comptez pas sur moi pour retenter l'expérience. Si on pouvait savoir quelle météo on aura le printemps prochain, on pourrait au moins choisir l'année où on le fait. Car c'est loin d'être un détail: dans le domaine du vélo, la météo décide si on ne vend qu'aux inconditionnels ou si le grand public suit.



Près de Saint-Gervais.


En fait, si vous voulez mon humble avis, si vous êtes un propriétaire de commerce, méfiez-vous de cette tentation. Je me retiens de vous dire carrément d'oublier ça. Votre commerce va bien? Tant mieux! Savourez-le! Et comme disent les Américains, si ce n'est pas brisé, ne le réparez pas! Grossir? Peut-être. Déménager? Si on n'a pas le choix. Ouvrir une autre succursale? Merci, mais, non merci.

Vous voulez investir? Pas de problème. Prenez par exemple Henri Falardeau, le fondateur de mon commerce. Il a connu de bonnes années et en a profité pour acheter de l'immobilier sur la rue Richelieu. Sage décision! Ça lui a permis de traverser les années '60 sans problème. Ces années-là, le vélo était impopulaire chez les adultes québécois, seuls les enfants l'appréciaient.

Dans l'entrepreneuriat, on entend souvent des gens qui disent qu'on apprend de nos erreurs et que ces erreurs sont importantes, il faut les faire. C'est peut-être vrai, mais ça peut coûter très cher. On s'en rappelle longtemps. Remarquez, aller à l'école aussi, ça coûte de l'argent. Celui qu'on paie, et celui qu'on perd à ne pas travailler à plein temps.

Et si vous n'êtes pas d'accord avec moi, que vous me trouvez trop prudent, alors allez-y! Bonne chance! Vous en aurez besoin, car on ne peut pas tout prévoir.





Shimano lance un nouveau produit: une caméra destinée aux vélos appelée Shimano CM-1000 (pdsf 339.99$cad). La compagnie m'a fait parvenir quelques suggestions de visionnement dont voici un exemple tourné au Tour de Suisse. Ça vous donne une meilleure idée de l'ambiance en course que de simplement regarder les images habituellement diffusées à la télévision.





Les pesées de la semaine.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait ça, proposer un vélo d'une marque autre que la mienne, mais là, j'ai craqué. À cause du prix, bien sûr, mais je ne l'aurais pas acheté si ça avait été une picouille.

C'est un Cinelli, une marque italienne de prestige, compagnie parente de Columbus (les tubes). Alors, forcément, les tubes sont de Columbus, la série Airplane en l'occurence. J'ai lu quelque part que ça donnait un cadre de 1400 grammes, ce qui est un poids très correct. Le modèle s'appelle Experience et les pièces sont de Shimano, du 105 dans le cas des leviers et du dérailleur arrière. Je l'offre à 1200$ + taxes sans pédales et si la taille (petit) ne vous convient pas, je vous l'offre avec un cadre Falardeau de poids égal avec le choix de taille et de couleur. Je n'en ai qu'un seul.

Son poids, sans pédales et sans accessoires, est de 9.29 kg, incluant la selle, le frein avant et la guidoline que vous ne voyez pas sur la photo. Le voici:





Un Cadex. CFR3 (Giant). C'est un des premiers cadres en fibre de carbone à grande diffusion. Certains de ces cadres ont d'ailleurs brisé rapidement et contribué à la réputation initialement mauvaise de la fibre. On n'en voit plus beaucoup en circulation. À acheter avec prudence si on vous en offre un. Celui-ci a plusieurs pièces Shimano 105 d'époque et pèse 10.19 kg sans accessoires.

Un Falardeau Alu9 un peu inhabituel: hybride au niveau du cadre, il est équipé de deux roues de route/course chaussées en 700 x 23. Ce qui donne un poids de 10.50 kg incluant approx. 500 grammes d'accessoires. Et un budget conséquent pourrait facilement faire baisser le poids encore plus, particulièrement au niveau des roues et du pédalier. Pour plus de polyvalence, on peut aussi mettre des pneus 700 x 28.



Croyez-le ou non, quelqu'un a payé pour le travail ci-dessus. Elle a demandé une vérification du vélo et, quand elle l'a récupéré, il était comme ça. Vous ne voyez pas le problème? Regardez bien la manivelle gauche, qui n'est pas tellement d'équerre avec la droite...



vendredi 16 août 2013

VOUS ALLEZ ADORER.







La Ville de Québec a fait des efforts concrets, ces toutes dernières années, pour développer l'aspect utilitaire de son réseau cyclable. On avait jusque là plutôt mis l'accent sur l'aspect récréatif, laissant à eux-mêmes les cyclistes qui préfèrent utiliser le vélo dans leurs déplacements quotidiens.

Les aménagements faits sur et autour de la rue Père-Marquette n'ont pas fait l'unanimité, mais bon, faudra vivre avec, d'autant plus que la Ville de Québec a refusé de rouvrir le dossier concernant la possibilité de faire, en plus, un axe rapide sur le boulevard parallèle qui est tout près de là. Et je peux les comprendre: les ressources disponibles ne sont pas sans limites et d'autres secteurs restent à développer. 

En fait, je m'en accommode assez bien. Moi-même, j'ai des ressources un peu limitées.... quand je sors du travail le soir. Quand les gens me demandent à quelle heure je ferme mon magasin, je leur répond souvent que je ferme quand j'ai trop faim pour continuer. Alors ne comptez pas sur moi pour rouler à bloc jusqu'à la maison avec un glycémie aussi basse. Que ça me prenne quatorze minutes au lieu de neuf ne me dérange pas vraiment, d'autant plus que je passe mes journées entre quatre murs: un peu d'air frais ne me fait pas de tort, au contraire.

J'ai roulé par hasard, un soir cet été, avec Alain Saint-Ours, journaliste à Radio-Canada. Il rentrait chez lui, tout comme moi, et nous roulions dans la même direction. Je le connaissais déjà, et nous avons parlé un peu en roulant. Il habite en banlieue, donc la distance qu'il fait à chaque jour, assidûment, l'amène à subir un entraînement quotidien. Heureusement que je m'entraîne un peu moi-même, car je n'aurais pas pu suivre sa cadence autrement. Et je peux comprendre le rythme qu'il s'impose, car la distance qu'il franchit est nettement supérieure à la mienne. 

Mais dans les efforts de la Ville de Québec, il en est un qui m'impressionne un peu moins. Regardez bien la photo ci-dessus. On peut y voir, sur l'asphalte, une invitation aux cyclistes de s'engager à l'envers dans un sens unique, clairement identifié comme tel sur le poteau électrique à droite de la photo. Et s'il n'y a pas  beaucoup de circulation, ça peut toujours aller, sinon un cycliste et une voiture se croisent difficilement à cause de l'étroitesse des lieux. Et lorsque lorsque vous serez rendu à l'extrémité de la rue, coin Cartier, vous pourriez très bien arriver face-à-face avec un automobiliste qui ne s'attend vraiment pas à vous voir là, d'autant plus que la visibilité n'y est pas bonne. Si vous aimez les mauvaises surprises, vous allez adorer. Et ne soyez pas étonné si l'automobiliste a envie de vous engueuler: l'aménagement est récent et plusieurs ne sont pas au courant. 

L'administration a probablement pris cette décision pour raccorder ce segment avec une ruelle en continuité avec la rue Dumont. Ce n'est pas toujours évident pour les gestionnaires qui doivent greffer un réseau cyclable à l'intérieur d'une ville qui, comme les autres, a été complètement dédiée à la voiture dans ses moindres recoins. Il y a des habitudes qui ont la couenne dure... On peine à imaginer que, il n'y a pas si longtemps, le cheval, la bicyclette et les piétons étaient rois!



Je vous ai montré, récemment, cette photo d'une chaussure présentement en spécial, marque Mavic et modèle Razor (quel nom!). Je les porte depuis deux semaines. Petit compte-rendu.

J'ai acheté ma première paire de chaussures de vélo en 1971. Depuis, j'en ai eu de toutes sortes, bien sûr, mais d'emblée, j'ai vraiment l'impression que ce modèle est probablement la paire la plus confortable que j'aie possédée. Pour deux raisons.

Premièrement, la partie avant de la chaussure est large. Aucune contrainte, le pieds est à l'aise, sans excès d'aucune sorte. On m'a dit que les pieds européens étaient plus fins, plus étroits que les pieds nord-américains. Je ne sais pas si c'est vrai, mais mes pieds québécois sont nettement plus heureux qu'avec les Carnac que j'utilisais ces dernières années. Pourtant, ce sont deux marques françaises.

Deuxièmement, la semelle intérieure amovible qui supporte le pieds est légèrement coussinée, sans abus là non plus, juste assez, de telle sorte que la semelle rigide n'impose pas sa dureté au pied. Donc malgré le confort, on peut vraiment imposer sa force aux pédales sans sentir la semelle faiblir. Pas avec ma force, en tout cas...

La boucle supérieure se ferme grâce à un rochet, comme on voit souvent sur les chaussures de vélo de haut-de-gamme. Je ne suis pas friand de ce système, même si je n'ai jamais eu de problème de fiabilité avec d'autres marques de chaussures. Mais certains les apprécieront peut-être pour pouvoir augmenter le serrage en cours de route, lorsque les choses deviennent sérieuses... Et je les ai essayées avec des couvre-chaussures et ça rentrait très bien malgré le système de rochet. Faut dire que je préfère utiliser des couvre-chaussures de taille 45-46 avec mes chaussures de taille 43, car comme ça on n'est pas obligé de se battre avec pour les mettre. Ce serait peut-être différent si je portais des chaussures de route qui sont dépourvues de crampons à la semelle.

Elles valent 225$ et sont réduites à 125$ (+ taxes). Je vais en recevoir un nouvel arrivage d'un jour à l'autre pour vous offrir un minimum de choix de tailles. J'aurai probablement d'autres teintes que le blanc en inventaire.

*

Après avoir travaillé sous la coupe de Charles Mingus, George Adams, Don Pullen et Dannie Richmond ont continué à collaborer. Tant mieux. "Sophisticated Alice":