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vendredi 3 mars 2017

ÇA Y EST, C'EST FAIT!







C'est la troisième fois que ça arrive en l'espace de 101 ans. Bicycles Falardeau devient la propriété d'un nouvel acquéreur. Paul Trépanier cède la place à Youri Harvey, que certains d'entre vous connaissent déjà.
Avant eux, il y a eu Henri Falardeau, d'abord, puis son fils René, décédé fin 1991.

Une entreprise de cet âge, c'est un peu comme un important objet de collection, on en est le relayeur, celui qui va le confier à la prochaine personne qui veillera à en assurer la durée dans le temps. Ce n'est donc pas seulement une question d'argent, c'est une responsabilité face à la communauté et au fondateur, d'autant plus que dans ce cas-ci, l'entreprise a un cachet bien à elle, depuis toujours.


Grâce à Youri, des services de soudure s'ajoutent aux autres déjà offerts


Avec Youri Harvey, ce cachet restera, tout en permettant une évolution toute naturelle qui se produit à chaque changement de génération. Un lien avec le passé, avec un regard tourné vers l'avenir. Moi, Paul Trépanier, je le voyais comme ça lorsque j'ai repris le flambeau, et c'est ce qui va se produire à partir de cette semaine.


Une partie du Pont de Québec, et on aperçoit le Pont Pierre-Laporte en arrière-plan.


Dans un autre ordre d'idée, j'ai décidé de vendre mon tandem Radical. J'ai possédé cinq tandems différents au cours de ma vie, et c'est un de mes deux préférés. Il accélère bien et est suffisamment rigide pour moi et ceux qui sont venus avec moi. Mais il ne m'a presque pas servi l'an dernier et je ne vois pas pourquoi il me servirait plus cette année. Alors je l'offre pour 500$ (ferme). Il est en bon état, comme quand je l'ai pris la dernière fois où nous l'avons pris. Cadre alu, manettes de vitesses rotative de bon niveau (positives et précises), dérailleur arrière Deore LX, roues 26" avec jantes Mavic. Détails sur demande: paul_velotek@hotmail.com  Je n'ai pas de photo de ce vélo sous la main, malheureusement. Millésime des années '90.



Mon VPS (aka fat bike) est aussi en vente. Pour 5' 11" ou moins, il a servi cinq semaines en date d'aujourd'hui. Valeur 919.80$cad, je l'offre en ce moment à 747.34$ tout compris (sauf les accessoires), un peu moins au mois d'avril. Il s'agit d'un Evo Big Ridge 2017 intégralement d'origine. Je ne prévois pas en avoir besoin cet été, et je n'ai pas l'intention de passer tout l'hiver prochain au Québec. Faut que ça parte. Il est en bon état, d'autant plus que j'ai un autre vélo d'hiver que j'aime beaucoup et que j'utilise tout autant, sinon plus.Vendu avec garantie. Le voici:



Le cadre en bambou que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous vient d'être acheté (pas par moi) au Cambodge. Si j'ai bien compris, il a été fabriqué dans la région de Hoi An (Vietnam). Je vous laisse vous faire une opinion par vous-mêmes, sur la base des photos et de son poids: 3.375 kgs (7.425 lbs).




Les raccords sont faits de chanvre tressé, généreusement imprégnés de résine.


Avec dérailleur arrière, ou en monovitesse, votre choix.





Donc, je serai au magasin toute la semaine prochaine, de mardi à samedi inclus. Pour la suite, Youri et moi nous partagerons les heures d'ouverture selon les besoins créés par l'achalandage qui fluctue évidemment selon les saisons. Et on peut toujours nous rejoindre par les moyens habituels: 418 522 8685, paul_velotek@hotmail.com ou youri au youriharvey@videotron.ca , et il est aussi disponible sur son cellulaire au 581 983 4710.

Et en prime, je passerai quelques heures au Salon Info Vélo en fin de semaine, à un stand partagé avec Cycles Prologue.

vendredi 4 avril 2014

DE MADERA?!




De nouvelles couleurs disponibles pour le Falardeau carbone monocoque en 2014. L'orange peut aussi être remplacé par du rouge ou du jaune, tout en gardant le même concept de couleur. Et si vous préférez, le noir carbone est encore disponible.


En février, je vous parlais des cadres en bambou: http://bicyclesfalardeau.blogspot.ca/search?q=bambou

Cette semaine, une Québécoise m'a envoyé un courriel d'Australie pour me montrer ce qu'elle y avait vu:


Et plus en détail:


Certaines choses, comme la fixation supérieure du porte-bagage, sont perfectibles, mais je ne peux m'empêcher d'avoir une certaine curiosité envers ces engins. Assez, en tout cas, pour ne pas refuser un essai si jamais l'occasion se présentait. Je ne m'attends pas à un coup de foudre, mais c'est toujours intéressant d'élargir sa perspective.


Il ne manque pas d'expérimentateurs en la matière. Pas seulement avec le bambou, mais aussi avec le bois. En espagnol, madera signifie bois.



De toute évidence, le fabricant maîtrise le sujet. Le résultat est très esthétique, à défaut d'être comparable en légèreté avec les produits concurrents en fibre de carbone. Il s'agit d'un écart conséquent d'à peu près 600 grammes entre les deux sortes de cadre, ce qui n'est pas un détail. Mais si, comme le cycliste qu'on voit dans la vidéo, on roule seul, c'est moins grave. J'avoue être curieux des sensations que peut procurer un tel cadre.

Si ce n'est qu'une question d'esthétique, vous pourriez envisager le travail de ce Néo-Zélandais:




Jay Kinsinger, lui aussi, fait de fort belles choses. Mais il y passe trop de temps pour qu'une viabilité commerciale soit envisageable. Dommage.





Je possède, quelque part dans mon entrepôt, un vélo antique équipé de jantes en bois. C'était relativement commun à une certaine époque, mais on ne peut pas dire qu'elles jouissent encore d'une grande popularité...





Leur jante appellée ''Urban'' pèse la bagatelle de 800 grammes. Elle ne risque donc pas d'être utilisée en compétition de sitôt. Je serais curieux de savoir si elle est aussi robuste qu'une jante d'aluminium qui pèserait le même poids. À 600 grammes, une jante d'alu pour  vélo de tourisme est considérée comme un peu lourde et est habituellement robuste. Et si je cherchais une jante alu de 800 grammes, je ne sais pas si j'en trouverais...

Petit détail: leurs jantes ne semblent pas être du type ''hook bead rim'' (jante à crochet), contrairement aux jantes à pneu (clincher) couramment disponibles. Ceci peut avoir certaines implications de compatibilité à prendre en considération. Les jantes à crochet tiennent mieux le pneu en place, et les modèles de jante que j'ai vu dans le catalogue de cet artisan italien n'en avait pas. D'ailleurs, peut-on en faire, des jantes à crochet en bois? J'en doute un peu, après avoir vu ces images.

Dans la première partie de ce vidéo, que vous pouvez trouver sur youtube.com, on voit l'artisan faire bouillir le bois pour lui donner la malléabilité nécessaire à en faire un cercle.

Mon grand-père aurait sûrement aimé voir ces vidéos. Il était un industriel du bois à Saint-Raymond-de-Portneuf et fabriquait toutes sortes d'objets usuels tels que des manches de haches, manches de balais et pattes de meubles. Étant le cadet de la famille, je l'ai malheureusement peu connu. Dommage, car on me l'a décrit comme étant une personne sympathique et colorée. Il avait dit à ses filles de ne jamais marier un avocat (ils sont malhonnêtes) ou un professeur (ils sont pauvres). Sa fille Yvonne a marié un avocat, dont je n'ai aucune raison de croire qu'il était malhonnête, et ma mère a marié un professeur d'université qui l'est devenu au bon moment,  juste avant que leurs salaires deviennent intéressants...



                                                                           *

J'ai sous la main un choix limité de vélos d'occasion en ce moment. Entre autres choses, deux vélos de cyclotourisme québécois, un Bertrand et un Falardeau. Également, deux vélos de route/course Falardeau. Contactez-moi pour avoir des détails au 418 522 8685 ou au paul_velotek@hotmail.com


                                                                             *


J'ai reçu le courriel suivant cette semaine:


Bonjour,

J'ai acheté un vélo chez vous il y a 2 ans et j'en suis extrêmement satisfait. Deplus, vos produits sont d'excellents rapports qualité-prix. 
 
Les vélo pour enfants de 7-8 ans vendus dans les principaux magasins à grandes 
surfaces se vendent entre 150 et 200$. Ils sont en acier et ont des composantes 
douteuses.
 
Avez vous des vélos pour enfants dans une gamme de prix similaire mais de 
meilleure qualité?
 
Merci. 
 


Voici ma réponse:




Bonjour,

D'abord, merci beaucoup pour les commentaires positifs sur le vélo 
Falardeau. C'est toujours une source de satisfaction lorsque je vois un client 
heureux de son achat, et pas seulement à court terme.

Pour ce qui est des vélos d'enfant, malheureusement, j'ai dû donner ma 
démission, à mon grand regret. J'ai des souvenirs agréables de voir le 
regard ébloui d'enfants qui viennent chercher le nouveau vélo qu'ils reçoivent 
en cadeau. Mais c'est également vrai que la qualité des produits disponibles sur 
le marché est consternante.

Je comprends le point de vue des fabricants: s'ils prenaient l'initiative de 
faire des vélos de plus haute qualité, quitte à les vendre un peu plus cher, ils 
risqueraient d'avoir beaucoup de difficulté à les écouler en quantité suffisante 
et le défi les démotive.

Je comprends aussi le point de vue des parents: les enfants grandissent et le 
vélo qui convient en 2014 sera devenu trop petit en 2016 ou 2017. Ils ne veulent 
donc pas investir plus qu'il ne le faut dans une machine qui est 
temporaire.
Donc, même si je souhaitais vendre un produit de meilleure qualité, quitte à 
le vendre plus cher, aucun fournisseur n'en propose à ma connaissance. Je 
devrais le concevoir et le produire moi-même et la demande ne le justifie pas. 


Mais si je peux me permettre un conseil aux parents, c'est d'opter pour la 
machine la plus simple possible. Mon fils a grandi sur un vélo monovitesse, sans 
suspension, plus léger et maniable que les horreurs de ses amis. Et jamais il ne 
s'en est plaint, au contraire. 

Merci beaucoup,

Paul Trépanier,

www.bicyclesfalardeau.com 


                                       


Un paire d'oreilles fraîches, un peu naïves, qui écoutent attentivement des musiques avec lesquelles elle n'est pas très familière. C'est ce que vous trouverez dans le blogue ''My Husband's Stupid Record Collection'':
http://alltherecords.tumblr.com/
J'aime bien le concept: au lieu d'un spécialiste qui se casse la tête pour dire des choses nouvelles et brillantes à chaque fois qu'il écoute un disque, il s'agit plutôt d'une personne ouverte d'esprit qui se rend disponible à la découverte, et qui exprime ses impressions simplement. Il semblerait que ce nouveau blogue a rapidement gagné en popularité. 
Mais ce que je vous propose ici n'a rien à voir avec ça. Il s'agit d'une musique qui a été intégrée au film ''Ondine'' (avec Colin Farrell). L'action se passe du côté de l'Irlande.







lundi 3 février 2014

COULEUR DE MIEL.



La première fois que j'ai vu un cadre en bambou, c'était à Nijmegen (Nimègue), aux Pays-Bas. Il s'agissait d'un vélo du début du 20ème siècle exposé dans un musée du vélo que j'avais découvert là-bas. C'est un des plus beaux vélos que j'aie jamais vu: sa couleur de miel était magnifique. J'imagine que les Néerlandais qui avaient colonisé l'Indonésie en avaient rapporté des tiges de bambou.

Je n'ai jamais roulé sur un tel cadre, neuf ou ancien, mais j'ai remarqué qu'il y a depuis quelques années une renaissance de la fabrication de cadres de bambou dont on vante les qualités de confort. Aux USA, surtout, mais aussi au Vietnam. À travers les nombreuses compagnies qui font des cadres d'entrée de gamme, en acier ou en aluminium, il y a cette petite compagnie installée à Saigon qui s'annonce en prenant la peine de spécifier que:

''My production is small and not cheap, so don't ask for high volumes of cheap  bikes, there are others doing that.''

On peut comprendre son point de vue. Le Vietnam est un lieu de production pour des volumes de production typiques des magasins à grande surface et les cadres qu'on y fabrique habituellement ne sont pas destinés à une clientèle exigeante.

Un de mes clients m'a récemment rendu visite et m'a montré sa création que vous pouvez voir sur la photo ci-dessus. Les sections de bambou sont faciles à voir, et elles sont connectées à des éléments récupérés sur un vieux vélo de tourisme en acier. Il s'agit d'un premier essai, et lorsqu'on s'approche, on s'aperçoit vite que le produit a une finition qui pourrait être améliorée, mais ça me rend curieux de voir la suite de ses expérimentations. Et non, je ne l'ai pas essayé.

Pour ma part, j'ai bien l'intention de retourner à Saigon (alias Ho Chi Minh City) un jour, et je suis assez curieux de voir ce que le cadreur de bambou fait là-bas pour lui rendre une petite visite. Je ne m'attends pas à y trouver des cadres ultra-légers, mais ça pourrait quand même peut-être avoir du charme, qui sait?


*

En attendant, mon vélo, celui que je vous ai montré tout enneigé dans le message précédent, a rajeuni considérablement. J'ai changé quelques pièces, mais c'est surtout parce que je l'ai rentré à l'intérieur, ce qui lui a permis de se débarrasser de toute cette neige qui l'encombrait.

En plus de l'alléger, les pneus ne frottent plus sur la neige accumulée. Non seulement ça, mais j'ai aussi pu voir par la même occasion que le frein arrière était décentré, ce qui faisait que le patin droit touchait la jante en permanence. Vite réglé: il y a des vis de réglage pour ça.

Le résultat fut spectaculaire. J'aurais pris un produit dopant que l'effet n'aurait pas été meilleur. Je suppose. Et j'ai poussé plus loin en changeant ce qui avait besoin de l'être. Les froids extrêmes subis depuis cet hiver particulièrement rude au Québec ont mené la vie dure à certains petits éléments de plastique dont mon vélo est équipé. Rien de dispendieux, surtout lorsqu'on fait le travail soi-même, mais ça a fait du bien.

Et je constate une fois de plus, comme à chaque mois de février, que plusieurs cyclistes assidus ont un système de freinage en mauvais état. Même si le tout était ajusté au mois de novembre. On n'y échappe pas: les conditions d'utilisation de l'hiver québécois sont sans pitié, surtout dans une ville côteuse comme Québec où les freins ne sont pas un accessoire facultatif.


*

Depuis sa création, le système de partage de vélos Bixi, à Montréal, a fait beaucoup parlé de lui. En bien, habituellement. Malheureusement, la société de gestion a déclaré faillite récemment. Et comme si ce n'était pas assez, certaines personnes se seraient permis des largesses, juste avant:

http://www.ledevoir.com/politique/montreal/398406/avant-de-faire-faillite-bixi-a-verse-des-bonis-a-tous-ses-employes

Le concept fait penser aux idéaux communautaires des années soixante. Et comme c'était souvent le cas à l'époque, la réalité a rattrapé le projet. Corrigez-moi si ce n'est pas exact, mais on m'a également raconté que plusieurs utilisateurs empruntaient un vélo pour descendre du Plateau Mont-Royal au centre-ville, en début de soirée, avant de laisser là la machine après quelques bières pour éviter d'avoir à monter la côte pour le retour. Résultat, on était obligé de transporter en camion tous ces vélos.

Ce n'est rien pour encourager notre maire Labeaume à créer un tel système à Québec. Déjà qu'il n'était pas très chaud. D'autant plus que certains bars de la basse-ville sont très sympathiques, et que la côte qui y mène n'est certainement pas moins raide qu'à Montréal...



Le fleuve Saint-Laurent, à Saint-Augustin-de-Desmaures, en novembre dernier.


J'ai déjà abordé le sujet ici, et ça en a intéressé plusieurs parmi vous: il s'agit du lieu de fabrication réel du cadre de vélo en fibre de carbone. Un site français a fouillé la question:

http://usrehoncyclo.wifeo.com/ou-est-fabrique-votre-velo.php

Vous remarquerez qu'il y a dans cette liste des compagnies, comme Shimano, qui ne fabriquent pas de cadres. Mais elles sous-traitent une partie de leur production à l'étranger. Deux possibilités: soit qu'elles sous-traitent effectivement à des compagnies qui sont indépendantes, soit qu'elles possèdent l'usine entièrement, mais à l'étranger et non pas dans leur pays d'origine. Comme le Japon, dans le cas de Shimano, qui d'ailleurs fait également affaire en Malaisie.




Brad Mehldau, en solo: ''Teardrop''