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jeudi 11 juillet 2013

C'ÉTAIT L'BON TEMPS!





Dans les Appalaches.




En écoutant la radio, la semaine dernière, j'ai entendu des phrases qui ont retenu mon attention. Il s'agissait de l'émission ''Ideas'', à CBC-FM (en anglais). L'émission réunissait des scientifiques, dont au moins un était professeur à l'Université McGill de Montréal. On y donnait des conseils aux étudiants.

''I don't trust my judgment, ever'' (Je ne fais jamais confiance à mon propre jugement). Et dans le même ordre d'idées: ''...the ability to observe without prejudging''. Dans les conversations entre cyclistes, on entend parfois des gens très sûrs de leurs opinions, ou du moins de celles des autres qu'ils répètent sans nécessairement les remettre en question.

''Love your data'' (Aimez vos données). Les chiffres parlent. Regardez mon message de la semaine dernière sur le poids des vélos, c'est un exemple de données éloquentes.





Robert a eu la gentillesse de penser à moi lorsqu'il a trouvé un livre dans son grenier: ''Vélocipédie et Automobilisme''. 1898! Et il est en très bon état.

On y parle beaucoup plus de vélos que de voitures, ce qui n'est pas surprenant compte tenu de l'époque, car l'automobile était marginale en cette fin de siècle. Je ne l'ai que brièvement survolé, mais ça ne m'a pas empêché de trouver des passages très divertissants. Voici un exemple:

''Ayez un frein. Les très forts cyclistes considèrent cette précaution comme humiliante pour leur amour-propre. Ils prétendent qu'on doit être en état d'arrêter sa machine avec la seule pression des pieds appuyant sur les pédales et les retenant au moment où elles se relèvent, et, lorsque cela ne suffit pas, avec le bout du pied qu'on introduit adroitement entre la fourche et le pneu.

Tâchez, en effet, d'atteindre à cette maëstria; mais ne renoncez cependant pas à cette suprême ressource des cas innatendus, désespérés.

Le seul inconvénient du frein est de surcharger votre machine de quelques décagrammes. Ce serait une raison sérieuse si vous montiez en course; mais, si vous ne faites que de l'amateurisme, vous devez tout subordonner à l'intégrité de vos membres.''

Notez qu'il est question de vélos à pignon fixe, ici. D'où la suggestion de la seule pression des pieds. Le cycliste dans la vidéo qui suit avait intérêt à avoir au moins un frein lui aussi...

Il ne porte pas de casque, mais il a une cravate. C'est au moins ça...




Plus loin, il est question de l'habillement idéal pour les dames cyclistes. ''L'auteur a demandé l'avis de nombreuses artistes de la plume, du pinceau et de la scène. En grande majorité, les interviewées de M. de Loris donnent la préférence à la jupe, qu'elles proclament infiniment plus gracieuse et plus seyante. Elles déclarent à l'envi que la femme doit rester femme dans toutes les circonstances de la vie, et que seule la jupe longue et flottante peut lui conserver son charme et son mystère...

...Nous partageons au contraire l'opinion de celles qui préconisent la culotte, et cela pour plusieurs raisons. Les pédalières sérieuses, en effet, n'ont pas tardé à reconnaître tous les inconvénients, tous les dangers de la jupe.... en outre, elle rend absolument impossible l'emploi de la machine à cadre (bicyclette d'homme), qui est beaucoup plus rigide, plus solide et plus sûre que la machine dite de dame.''


Plus loin dans le livre, il est question de l'automobile:

''Quant à l'électricité, le jour où la science aura réussi à emmagasiner une force considérable sous un poids et un format minimes, elle sera le moteur idéal, car elle permet de supprimer bielles et manivelles, et par conséquent les secousses et les trépidations, inconvénients sérieux des voitures à pétrole actuelles.''

Et si vous voulez des trépidations, posez-vous un Turbospoke sur votre vélo, comme ça vous n'aurez pas besoin de cravate pour être en sécurité::



''L'automobile est sortie de la période chaotique dépourvue surtout d'un avant convenable. Ne devrait-elle pas s'inspirer des animaux conçus pour fendre aisément l'air, les ondes, et s'effiler comme les traîneaux, les navires, en une proue élégante, agrémentée de figures ou d'ornements qui seraient faciles à trouver?''

Le message semble avoir été entendu...

*
I used to think that I should watch TV
I used to think that it was good for me
Wanted to know what folks were thinking
To understand the land I live in
And I would lose myself
And it would set me free


David Byrne et Saint-Vincent:

jeudi 3 janvier 2013

DI NOU








Il n'y a pas que des palmiers dans ce sud-est américain. En fait, la végétation est comme les humains. Il y en a de toutes sortes. ''Les Américains'' est une expression qu'il faut utiliser avec prudence, car elle englobe des réalités très différentes. Quand un Québecois pense à la Floride, par exemple, il pensera surtout à une plage peuplée de blancs âgés et bedonnants, et c'est peut-être ce qu'on y voit le moins. La population est tout sauf homogène. La photo suivante a été prise dans un autobus urbain, et la colonne de droite est en créole.







Suite de mon compte-rendu sur le livre ''How Music Works'' de David Byrne. J'en suis  dans les passages où il est question du côté affaires de la production musicale. En fait, il y a une telle abondance d'idées et de thèmes dans ce livre qu'il y aurait matière à de très longues discussions...

Il décrit une gamme de possibilités qui s'offrent au musicien. À gauche, le musicien est complètement pris en charge par la compagnie de disques. Et à l'autre extrémité, il s'auto-produit et voit aussi à sa propre distribution et sa mise en marché. Entre les deux, plusieurs nuances sont possibles.

La compagnie qui prend en charge le musicien est plus susceptible d'avoir des exigences et d'influencer la créativité du musicien. Parlez-en à Neil Young: il avait été poursuivi en justice par David Geffen pour ne pas avoir livré un produit suffisamment conforme au Neil Young du passé... À l'opposé, regardez les vidéos de Natalie Dawn et son groupe Pomplamoose sur youtube.com: on peut sentir la prise en charge des étapes par ces artistes.

L'autonomie est de plus en plus possible pour les musiciens, grâce à Internet. On peut enregistrer chez soi, distribuer par l'entremise de Itunes ou Amazon. Moins de ventes, mais moins de frais et moins de corporations parasitaires.

Je ne peux m'empêcher de faire des parallèles avec mon travail de fabriquant artisanal de vélos.

À une extrémité, il y a le magasin-concept, où au moins 75%, parfois même 100% de l'inventaire offert est originaire d'un seul fournisseur. Qui a évidemment son mot à dire quant à l'inventaire en question. Certains vélocistes sont confortables avec cette façon de faire. Moi pas.

À l'autre extrémité, il y a l'artisan qui ira jusqu'à fabriquer lui-même ses cadres avant d'assembler le vélo complet. Je ne vais pas jusque là: je fais faire les cadres selon mes spécifications,  par des entreprises spécialisées qui ne font rien d'autre que des cadres, en tant que sous-contractants. Bien outillées et bien organisées, elles sont compétitives et m'offrent un produit de qualité. De cette façon, mon produit final se compare très avantageusement avec ce qu'on trouve dans les magasins conventionnels.

Au début du chapitre sur les amateurs, Byrne propose quelques idées sur l'attitude de l'état sur la consommation:

''L'acte de faire de la musique, des vêtements, de l'art ou même de la nourriture a un effet très différent, et possiblement plus bénéfique sur nous que de simplement consommer ces choses. Et pourtant depuis très longtemps, l'attitude de l'état envers l'apprentissage et le fait de subventionner l'art  a été en opposition directe avec l'encouragement (fostering) à la créativité au sein de la population. On peut souvent avoir l'impression que ceux qui sont au pouvoir ne veulent pas que nous ayons du plaisir à faire des choses pour nous-mêmes. Ils préfèrent établir une hiérarchie culturelle qui dévalorise  nos efforts d'amateurs et encouragent la consommation plutôt que la création. Ça peut donner l'impression que je crois qu'il y a un vaste complot en cours, mais ce n'est pas le cas, quoique la situation dans laquelle nous nous trouvons est la même que s'il y en avait un....    Le capitalisme tend à créer des consommateurs passifs, et de bien des façons cette tendance est contre-productive....''

Le magasin de vélo conventionnel qu'on trouve beaucoup au Québec est plus indépendant que le magasin-concept, mais reste près du modèle offert par les concessionnaires automobiles: la créativité est fournie par une ou plusieurs marques plus ou moins grandes, et le produit arrive pré-assemblé dans une boîte. Aimez-le ou laissez-le là.



  BONNE ANNÉE À TOUS!!!!!



Comme le musicien qui veut prendre en main les différentes étapes de sa mise en marché, je dois travailler plus que si je me contentais de sortir les vélos de leur boîte comme un magicien sort un lapin d'un chapeau. Mais je ne suis pas seul à préférer cette approche plus exigeante: mes clients réagissent très positivement à l'offre que je leur fais. Et je connais bien mieux mon produit: c'est moi qui le conçoit!

Les grosses compagnies de disque sont en fait des sociétés de financement pour les musiciens: elles fournissent des avances et un capital pour la production de disques et de tournées, et créent un musicien endetté qui doit toujours produire plus pour rendre l'argent avancé par les compagnies. Byrne cite des noms de musiciens connus qui ont vécu des moments financièrement très difficiles à cause des pratiques de ces compagnies. Entre autres: Terrence Trent D'Arby, Seal, Michael Jackson, The Ramones, Sly Stone, Meatloaf et MC Hammer ont tous été fauchés plus ou moins longtemps. Pas toujours à cause d'une surdose de limousines...

Ce n'est pas sans parallèle avec la compagnie de vélos qui propose un inventaire payable en trois tiers: 1er avril, 1er mai et 1er juin. Gare au propriétaire d'un magasin de vélo qui en a trop commandé l'automne dernier, ou qui est confronté à un printemps à la météo capricieuse qui ralentira le traffic dans son magasin pendant de longues semaines. D'autant plus que l'inventaire est habituellement payé avec l'aide d'un prêt contracté dans une institution bancaire qui souhaite revoir son argent dans les délais prescrits dans le contrat d'emprunt.

Que se passe-t-il lorsque le détaillant de vélo n'a pas la taille qui vous convient dans son inventaire, et qu'il a des dizaines ou des centaines de vélos à écouler? A-t-il envie de commander un vélo de plus de son fournisseur, ou bien sera-t-il tenté de vous convaincre d'opter qui vous convient... presque?


*


Les circonstances m'ont récemment forcé à m'intéresser à un chauffe-eau défectueux. Comme dans le cas des vélos, youtube.com peut être une ressource à exploiter pour s'informer. Ici, Larry Weingarten nous montre qu'on peut presque avoir de la tendresse envers ces machines. Et certains des trucs qu'il donne peuvent être appliqués à la mécanique des vélos. Les amateurs de films d'action ne seront pas en reste. La fin de ce vidéo nous montre quelques scènes dignes d'un film de James Bond.





Le hasard (encore lui!) m'a fait écouter cette semaine un album de Pat Metheny intitulé ''Imaginary Day''.
Plutôt doux, on y trouve une formation de musiciens qu'on a souvent vu aux côtés de Metheny: Lyle Mays, Steve Rodby et Paul Wertico, pour ne nommer qu'eux. La pièce suivante est la moins douce du disque, et certainement pas la moins intéressante...: ''The Roots of Coincidence''. Publié en 1997.


mardi 25 décembre 2012

JOYEUX NOËL!!!






                JOYEUX NOËL À TOUS!                        


Je poursuis ma lecture de ''How Music Works'', de David Byrne. Publié en 2012 aux éditions McSweeney's: ''McSweeney's and colophon are registered trademarks of McSweeney's, a privately held company with wildly fluctuating resources.'' (!)

Entre autres choses, le livre aborde une des questions les plus intéressantes qui soit, en l'occurence dans le domaine de la musique: qui fait quoi, comment, pourquoi, avec qui, quand et pour quelle raison?

Dans tous les domaines, cette multi-question fait la différence entre le gérant d'estrade et le curieux qui se renseigne pour mieux comprendre afin de porter un jugement éclairé, et peut-être s'en inspirer dans ses propres actions et décisions.







Il est brièvement question du compositeur français Darius Milhaud (1892-1974), qui se serait basé sur l'écoute de quelques disques de jazz (de son époque, évidemment), pour colorer quelques-unes de ses propres compositions.

Ici, je vous propose une écoute agrémentée par la présence de danseurs qui ont du talent pour l'acrobatie, ou peut-être ce sont des acrobates qui ont du talent pour la danse. Peu importe...

Le Boeuf sur le Toit, oeuvre créée en 1920, interprètée ici par l'Ensemble I Musici de Montréal, première partie. Notez que les musiciens et plusieurs danseurs sont habillés en blanc ce qui, comme le fait remarquer David Byrne dans son livre, contribue à donner de la présence à ceux qui sont sur scène. C'est un environnement où rien n'est anodin et où il y a place pour mille décisions. Parfois plus. Souvent plus.





Et deuxième partie:



mercredi 19 décembre 2012

QUELQUE PART DANS LE SUD-EST.





Rassurez-vous, une panne ne m'a pas forcé à coucher au Motel Beauport Inn. J'appréciais simplement le petit côté kitch années '60 de l'annonce de cette icône de l'Amérique du Nord qu'est le ''motor-hotel''. Devant une autre icône, du Québec celle-ci, le dépanneur (note pour les lecteurs non-Québecois: petit commerce vendant bière, cigarettes et nourriture, ouvert tôt et fermant tard).

Non, je ne suis pas à Beauport, et/ou dans un motel quelconque. Je suis plutôt en train de combiner affaires et plaisir quelque part dans le sud-est des USA.




Je n'ai pas touché un vélo depuis mon départ. J'en ai envisagé un ou deux, d'occasion, mais l'environnement en favorise plus ou moins l'usage. J'en aurais acheté un si j'avais été seul, mais mon jeune fils est avec moi et gérer sa conduite au guidon serait un défi en soi. Ici, la population est considérable et tous ceux qui le peuvent conduisent une automobile, donc elles sont très nombreuses. On m'a offert un Gary Fisher Tassajara à 85$ négociable, et si j'avais été seul, je l'aurais probablement acheté, pour le revendre ou le donner à la fin de mon séjour. J'ai plutôt acheté deux passes d'autobus.

En fait, ici, il y a beaucoup plus d'Haitiens et de Latinos que de flocons de neige, et je ne m'en plains pas du tout. Je n'ai pas peur de la neige, mais en même temps je ne m'en ennuie pas.  Par contre, si vous êtes au Québec, je vous déconseille de laisser votre vélo sur le trottoir pendant des mois, car il pourrait vous arriver ce qui est arrivé au propriétaire de ce vélo:





La roue arrière s'est tordue, et le cadre aussi, probablement après avoir été accroché (ooops!) par une machine qui déneigeait ce trottoir du quartier Saint-Roch à Québec. Ce n'est pas la première fois que ça arrive, et pas la dernière non plus...

*

En fait, j'ai plus la tête à lire qu'à écrire, d'autant plus que j'ai le temps de le faire. Comme j'en ai parlé plus tôt cette année, je me suis procuré le livre de David Byrne: ''How Music Works''. Cet artiste, bien connu pour avoir fondé le groupe Talking Heads, ainsi que de nombreuses collaborations avec, entre autres, Brian Eno, fait un survol de différents aspects de la réalité de la musique. J'en suis au premier quart, et déjà c'est très intéressant. Évidemment, ce livre est destiné à ceux et celles pour qui la musique est plus qu'un divertissement anodin, mais les implications de ce qu'on y discute couvrent touchent toutes sortes de choses qui font partie de la vie, bien au-delà de la musique elle-même. L'environnement social et physique, les vêtements, la technologie, la musique que nous écoutons en spectacle ou dans d'autres contextes est conditionnée par toutes sortes de facteurs qui font partie de la réflexion de David Byrne. J'en reparlerai peut-être encore ici.

Petit post-scriptum en date du 20 déc. 2012: le décompte des meilleurs albums de l'année:
http://www.cbc.ca/q/blog/qs-top-20-albums-of-2012/
publié par l'émission ''Q'' a donné le 12ème rang (sur 20) à l'album ''Love this Giant'' de David Byrne et Saint-Vincent. Vous pouvez les entendre parler à:
http://www.cbc.ca/q/popupaudio.html?clipIds=2277757687
Fin du P.S.

Parlant de vêtements et de musique, il semble que, par les temps qui courent, beaucoup de chanteuses sentent le besoin de se dévêtir beaucoup pour chanter en public. Pourtant, avec une bonne voix, il semble qu'on peut s'en passer. La chanteuse et actrice franco-camerounaise Sandra Nkaké, ''Like a Buffalo''.




vendredi 21 septembre 2012

QUE DES CÔTES, OÙ QU'ON AILLE.


Rang Sainte-Anne, à Sainte-Marguerite (Beauce québecoise). Cliquez sur la photo pour en voir les détails.



On va en Beauce, particulièrement sur ses routes de gravelle, pour la tranquilité et l'atmosphère rurale. On peut trouver au Québec des endroits dont la beauté est plus spectaculaire, mais la Beauce est très agréable, et pour les habitants de la Ville de Québec, elle a l'avantage d'être proche.

Le village de Sainte-Marguerite est situé à environ une douzaine de kms à l'est de Sainte-Marie-de-Beauce et à environ 55 kms de Québec. J'y vais à chaque année: on trouve dans les alentours de belles routes peu achalandées, et le défi sportif y est constant, sans être extrême. Que des côtes, où qu'on aille, à moins de piquer vers le nord, ce qui vous ferait sortir des Appalaches vers la Vallée du Saint-Laurent. Les pourcentages vont typiquement de 5 à 15% et si vous voulez profiter pleinement du réseau routier de cette région, évitez les pneus étroits de 700 x 23 mm. Les routes de gravelles sont roulantes et très agréables à cause du faible achalandage.

J'y ai fait un parcours d'à peu près 56 kms récemment. Sans compter les pauses, j'ai pédalé près de 3 heures pour un gain d'élévation cumulatif de 802 mètres. Mon rythme de touriste et mon vélo léger m'ont permis d'être peu fatigué à la fin de la journée. Et comme d'habitude, j'avais pris soin de bien m'alimenter pendant le parcours mais attention, je n'ai pas traversé un seul village, même si je n'étais pas loin de Saint-Malachie à un moment donné. Il vaut donc mieux apporter ce qu'il faut pour être autonome, sinon les derniers kms pourraient être pénibles...

Je prépare actuellement une randonnée de (petit) groupe pour le dimanche 14 octobre (à confirmer). Nous irons quelque part dans cette région, faire une sortie qui ressemblera à celle que je viens de décrire. Un rendez-vous sera fixé dans un village de la région. Contactez-moi pour les détails. C'est gratuit, et n'oubliez pas d'apporter votre sourire...


Au pays des Télétubbies.



La semaine dernière, j'ai affiché ici une vidéo tirée du nouveau disque de David Byrne et son acolyte Saint-Vincent. J'ai toujours aimé la pertinence des commentaires du chanteur du défunt groupe Talking Heads. Et voilà que je me rends compte que Mister Byrne a publié deux livres qui, comme par hasard, concernent les deux sujets que j'aborde dans ce blogue: le vélo et la musique.
Un livre s'atttarde sur différents aspects de la production de musique: ''How Music Works''. Voir: http://shelf-life.ew.com/2012/09/10/ew-qa-david-byrne/

L'impression que j'ai, sans l'avoir lu, de ce livre, c'est que certains chapitres m'intéresseront plus que d'autres, étant donné qu'il semble aborder plusieurs aspects très différents de la question. Certains plus sociologiques, d'autres plus du côté de ce qu'on appelle souvent le show biz. Mais j'insiste: je ne l'ai pas lu.

Un autre parle de son expérience de cycliste urbain dans différentes villes du monde: ''The Bicycle Diaries''. Voir: http://bnreview.barnesandnoble.com/t5/Reviews-Essays/Bicycle-Diaries/ba-p/1515
Extrait de cet article: ''If Byrne, as recorded in Bicycle Diaries, has truly explored the world’s great cities en vélo (en français dans le texte), then according to the theory of “atomic interchange” propounded in O’Brien’s The Third Policeman he must by now be part bicycle, and his bicycle part Byrne.''

Mes vacances approchent: de la mi-décembre à la mi-janvier. Durant cette période, ma boutique sera fermée et j'aurai le temps d'ouvrir un livre... et de le terminer. Je me promets d'en lire au moins un des deux.

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Récemment le journal québecois ''Le Soleil'' publiait cet article sur la vie d'un couple sans voiture qui habite dans la ville de Québec. Le vélo que vous pouvez voir sur la photo est un Falardeau Alu9 (sans décalques).

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Une rumeur circule depuis peu dans l'industrie du vélo. Dorel achèterait Guru.

Guru est cette compagnie montréalaise qui est spécialisée dans les vélos de compétition (route ou triathlon). Elle avait été acquise il n'y a pas très longtemps après avoir été affectée par la crise de 2008: sa clientèle américaine s'était soudainement refroidie. L'investisseur qui l'avait acheté semble avoir décidé de passer le relais. Je ne connais pas les détails de l'affaire.

Connaissez-vous l'acheteur, Dorel? C'est une société montréalaise, elle aussi. Elle a acheté, il y a quelques années, Cannondale, Schwinn et GT, ainsi que Sugoi. Leur implication dans Guru ne serait donc pas si surprenante. De plus, Dorel va commanditer une équipe sur le circuit professionnel de route dont le nom officiel sera ''Cannondale Pro Cycling Team''. On s'attend à y trouver, entre autres, Peter Sagan.

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J'ai fait des statistiques concernant les ventes de vélos hybrides Falardeau Alu9 vendus en 2012.
Le tiers était de petite taille, 40% étaient des moyens et 27% des grands. Les femmes achètent majoritairement des petits, et elles préfèrent le rouge. Elles achètent peu de moyens, et là le noir est plus populaire. Les personnes de grande taille ont acheté presqu'autant de rouges que de noirs.

Les modèles d'entrée de gamme, entre 400$ et 500$, se vendent plus lorsque l'été avance et que les achats sont plus impulsifs. Sinon, les modèles entre 600$ et 700$ et ceux entre 900$ et 1000$ sont les plus populaires.

J'ai produit ces statistiques dans le but de planifier une production d'hiver de vélos prêts-à-rouler pour 2013. J'en avais quelques-uns au début de la saison 2012 et ils se sont tous vendus aisément, ce qui me motive pour en proposer davantage l'an prochain. En fait, dès maintenant.

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Composée par le pianiste Michael Wollny, la pièce ''Wasted and Wanted''. J'aime bien cette pièce. En fait, elle n'a qu'un seul défaut: elle est un peu trop courte. Alors faites comme moi, et écoutez-la plus qu'une fois...

vendredi 14 septembre 2012

4000$ PAR VÉLO PAR ANNÉE!



Sur la Côte de Beaupré.


Sondage sur meteomedia.com cette semaine. Pour ceux qui ne sont pas au Québec,
sachez que la température de l'été 2012 ici était très ensoleillée.

Sondage éclair: Avez-vous fait du vélo cet été?




Oui, une fois 13% (1161 votes)

Oui, à plusieurs reprises 29% (2572 votes)

Oui, presque tous les jours 8% (705 votes)

Non 50% (4384 votes)
Pour moi, détaillant/fabriquant artisanal de vélos, ce fut une année inhabituelle. L'achalandage du printemps n'était pas exceptionnel, mais le mois de juillet fut vigoureux, et le mois d'août était en hausse d'à peu près 30%.

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Dans mon message du 31 août 2012, je parlais de ce projet qui est dans l'air: un de mes lecteurs envisage l'achat d'un vélo d'hiver qui serait équipé d'un moyeu arrière à vitesses interne Shimano Alfine 11 vitesses. Voici quelques commentaires que je lui ai envoyés cette semaine à propos des freins de ce vélo.

L'usure de la jante n'est pas un gros problème avec les v-brakes. Les rayons et le reste va vieillir beaucoup avant que tu passes au travers. J'ai tendance à éviter de freiner quand ce n'est pas vraiment nécessaire. Un peu comme une voiture dont on veut économiser l'essence au maximum. Un feu rouge? On arrête de pédaler sans attendre à la dernière seconde.

Ces v-brakes ont besoin d'entretien pendant l'hiver. Pas seulement après. Pendant. Des patins neufs, des cables neufs, et même, de temps en temps, des étriers neufs pour rafraîchir l'ensemble et nettoyer/graisser les pivots sur le cadre. Fais le travail toi-même si tu le peux, c'est bien mieux. Et n'achète pas des pièces de haut de gamme pour cela, c'est inutile. Le niveau Acera ou Alivio est très abordable et très suffisant. Et surtout, très fonctionnel.

Les freins cantileviers de vieille génération ont l'avantage d'avoir des patins épais et durables, mais leur réglages ne sont pas toujours faciles à faire pour un mécanicien débutant.

Pour finir sur les freins, je dirais simplement que je leur préfère les v-brakes, même si non, ceux-ci ne sont pas parfaits non plus. Mais ils sont très vivables, surtout si tu fais ton entretien toi-même, et assidument. Moi je n'ai jamais roulé en hiver avec des freins à disque: plus lourds, plus chers, plus compliqués, trois bonnes raisons de les éviter.




Dans un article publié dans le journal montréalais Le Devoir, en date du 12 septembre 2012, on y apprend que le vélo en libre service Bixi coûte cher. Surpris? Pas moi. Selon des calculs, on estime que ça coûte de 4000$ à 5000$ par vélo et par année. Ouf! ''Ce coût est dû à l'usure normale comme aux intempéries et au vandalisme.''

Certaines villes offrant ce service songent à l'abandonner, et à ce prix-là, on ne leur en voudra pas. D'autant plus qu'il semble que ça n'augmente pas beaucoup la pratique du vélo, ou en tout cas, ça ne fait pas diminuer l'usage de l'automobile. Une bonne partie des utilisateurs de Bixi (ou de Vélib') prendrait les transports en commun ou utiliserait un vélo personnel.

Dans l'article, on fait valoir l'importance de l'apaisement de la circulation automobile. Personnellement, je ne m'en plaindrais pas: j'habite sur un boulevard où la vitesse limite est de 50 km/h, et seule une petite minorité d'automobilistes respecte cette règle. On y voit à tous les jours (ou la nuit) des automobilistes rouler à 80 ou plus. Il y a quelques mois, j'ai été témoin d'un jeune conducteur débridé qui a perdu le contrôle et est venu détruire (perte totale) une voiture stationnée sur la rue devant la maison voisine...

On conclut l'article en disant à propos des alternatives de transport que: ''Les automobilistes ne comptent-ils pas parmi leurs principaux bénéficiaires? Sans eux, les routes seraient complètement engorgées et il deviendrait vite impossible de circuler en voiture.''


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Maître du saugrenu et de l'ambiguité, David Byrne fait présentement équipe avec St-Vincent pour, entre autres choses, ce nouvel album paru cette semaine: ''Love this Giant''. Et non, il ne s'agit pas de la marque de vélo taiwanaise, même si David Byrne est bien connu pour faire ses déplacements quotidiens en vélo dans la ville de New-York. Si son nom ne vous dit rien, peut-être vous rappelez-vous de son groupe Talking Heads?

''Who'':