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vendredi 9 décembre 2016

QUEBEC GRAVEL GRINDERS.





Ville de Québec, 4 décembre 2016. C'est reparti pour un autre hiver!
En bas de la Côte Gilmour. Seuls les vélos gras peuvent rouler là-dessus à l'aise.


Pour beaucoup de gens ayant grandi à la campagne, rouler à vélo sur la gravelle est la chose la plus naturelle du monde, rien de spécial là-dedans. J'ai passé mon enfance dans le comté de Portneuf, l'été, et personne ne se posait de question, avec nos pneus de 1 3/8" de large, nous pédalions sans nous demander s'ils étaient suffisamment larges ou étroits.

J'ai commencé à faire des routes de gravelle mon terrain de jeu préféré en 1993, après avoir arpenté les Appalaches beauceronnes en long et en large sur l'asphalte. Mais tous ces petits chemins de gravelle perpendiculaires que je voyais stimulaient ma curiosité. Je voyais bien qu'ils étaient plus paisibles, et ma carte me montrait que ça constitue un réseau qui peut nous amener où on le veut.

J'ai déjà abordé la question ici. Au-delà du plaisir qu'il y a à explorer ces nombreux chemins, on y trouve une tranquillité qui manque sur les chemins que les automobilistes préfèrent. Alors on pourrait penser que les cyclistes se les sont appropriés, trop contents d'éviter la cohabitation avec les voitures et les camions.



Non! Dans Chaudière-Appalaches, vous pouvez faire 1000 kilomètres (bien plus, en fait) sur les chemins de gravelle sans croiser un seul cycliste. Pourquoi donc? La population est clairsemée et, surtout, ce n'est pas à la mode...

Ça le deviendra peut-être un jour. Peut-être. Parce que c'est en train de le devenir ailleurs. Au Salon du Vélo de Taiwan, cette année, on m'a dit que toutes les compagnies de vélo proposaient un modèle de vélo destiné à cette activité. Pas parce que vous avez absolument besoin d'acheter un vélo spécialement pour ça, mais bon...

Si vous allez sur un moteur de recherche et que vous tapez facebook gravel grinders, vous allez trouver plusieurs pages destinées à la pratique de cette activité, en Amérique du Nord. On trouve aussi un Gravel Bike France et un Gravel Bike Belgique, sans parler des autres. Le vélo de gravelle est tendance, qui l'eût cru?



J'ai le plaisir de vous annoncer la création d'une page Facebook intitulée Quebec Gravel Grinders, au:
https://www.facebook.com/groups/149285895549839/?fref=ts

Vous pourrez y trouver des photos et des informations. Et qui sait? Peut-être des invitations? Il est fort possible que, à partir du mois d'août 2017, j'organise des semaines d'exploration pour des cyclistes qui ne seront pas nécessairement tous québécois.

J'ai vu cette semaine la page Facebook des Ohio Gravel Grinders. Jetez un coup d'oeil:
https://www.facebook.com/groups/ohiogravelgrinders/

Quand on regarde les photos des chemins qu'ils empruntent, ce n'est finalement pas si différent de ce qu'on trouve ici. À un détail près, si c'en est un, c'est que je n'y ai pas vu le genre de côtes aussi raides que celles que je vous ai parfois montrées ces derniers mois. Comme par exemple celle-ci:


D'autant plus que, dans certains secteurs, des côtes comme celle-là, c'est une après l'autre. Sinon, ce n'est pas si différent. Remarquez, ce n'est pas vraiment loin du Québec. En tout cas, pas par les standards nord-américains. L'Ohio est situé au sud du Lac Érié, donc de l'Ontario notre voisine. Un jet de pierre. Ou, comme diraient nos amis les vroum-vroumistes, "deux coups d'gaz"!

Mais n'ayez crainte, si la côte ci-dessus vous rebute, on trouve aussi dans la Plaine du Saint-Laurent ce genre de route tranquille que j'affectionne. En fait, c'est la beauté de la chose: le territoire est vaste, et on peut choisir le degré de difficulté à sa convenance. Et il y en a tellement, de ces routes, qu'on peut y retourner pendant des années et continuer de trouver des nouvelles routes sur lesquelles on n'a jamais circulé auparavant.



Dimanche dernier, une piste cyclable.



Le vélo gravelle peut aussi se pratiquer là où on ne l'attend pas vraiment:




Un autre exemple: les Austin Gravel Grinders:
https://www.facebook.com/austingravelgrinders/?fref=ts

Là-bas, le terrain est plus différent qu'en Ohio. Il s'agit de Austin au Texas, donc au centre-sud des USA. Ils ont fait un sondage, il n'y a pas très longtemps, et j'ai retenu quelques éléments particulièrement intéressants:

  • Ils (ce sont pour la grande majorité des hommes) utilisent surtout des vélos vendus pour cette activité, nommés gravel bikes, mais on y trouve aussi beaucoup de vélos de cyclocross.
  • La plupart ont des freins à disque.
  • La plupart utilisent des GPS.
  • La moitié pratique cette activité à l'obscurité, également. Comme vous pouvez vous en douter, ils roulent avec des éclairages modernes et puissants. J'ai lu quelque part un commentaire d'un de ces cyclistes qui recommandait un phare d'au moins 700 lumens, unité de mesure utilisée par les manufacturiers pour évaluer la puissance d'éclairage.
  • Ils sont une majorité à participer à des courses (ce qui n'est pas mon cas), en plus de rouler pour le plaisir (ce qui est mon cas).
Vous trouverez les détails de ce sondage au:



Un segment du vélo-boulevard de la haute-ville de Québec, dimanche dernier.



De toute ma vie, je n'ai rien vu de plus impressionnant que les Hymalayas. Je comprends pourquoi les Tibétains trouvent difficile de s'adapter à la plaine lorsqu'ils vont à New Delhi. D'autant plus que cette ville est une des plus polluées au monde, tout le contraire de leur contrée d'origine. Beaucoup se sont installés à Dharamsala dans l'Himachal Pradesh. J'en avais côtoyé à Manali, dans le même état.

Khardung La est situé dans le Ladakh, au nord de l'Inde.





Durianrider n'a pas l'habitude de mâcher ses mots. Il aime mieux mâcher des bananes. Beaucoup de bananes. Pour reprendre ses propres mots: "He carbs the fuck up". Dans ce qui suit, il pourfend cette notion qu'on se fait larguer par les types en Dura Ace si on roule en Sora. "Nobody ever got dropped because they were riding a Sora bike". Qu'on l'aime ou pas, il n'a pas toujours tort. Son accent australien est un petit défi pour mes oreilles francophones, mais je comprends presque tout.





J'ai perdu mon intérêt pour la compétition cycliste, mais il reste que le film polyglotte Sunday in Hell est fascinant. Pas vraiment un documentaire, encore moins un film de fiction, et par moment, avec sa musique, c'est presqu'un tableau. Paris-Roubaix, 1976, une autre époque, un autre siècle. Si vous avez 1:45 heure, faites-vous plaisir. Mais ne soyez pas naïf, le déjeûner qu'on y voit n'inclut pas tout ce que les coureurs pouvaient avaler au réveil...






Il y a cette page Facebook qui s'appelle L'hiver à vélo, à Québec.
J'y ai laissé un commentaire, ce matin:

La population de Copenhague et Amsterdam est tellement nombreuse que s'ils prennent tous la voiture demain matin, ça n'avancera plus. Si vous cherchez des raisons de ne pas faire de vélo en hiver, vous en trouverez toujours. Et si vous cherchez des solutions pour aborder la chose, vous en trouverez toujours. Surtout pour des distances de moins de dix kilomètres.

Snarky signifie irritable, sarcastique, irrévérencieux. Un puppy est un chiot. Et NPR est la radio publique nationale américaine, un peu l'équivalent de Radio-Canada ici. "Mike was freakin' funky!"

vendredi 2 mai 2014

ÇA M'EST ARRIVÉ.




Voir:  http://www.veloreve.blogspot.ca/



Les freins cantileviers n'ont plus la cote comme à l'époque du début du vélo de montagne (vtt). Durant ces années '80 et début '90, ils étaient partout, non seulement dans les sentiers, mais aussi sur les vélos de cyclotourisme et sur les tandems. Quand Shimano a proposé le frein à tirage linéaire (v-brake), ce fut un raz-de-marée et maintenant on ne voit plus les cantileviers que sur les vélos de cyclocross (et encore...) et sur certains vélos de cyclotourisme, à cause de la compatibilité avec les leviers de frein de route.

Durant la deuxième moitié des années '90, j'avais acheté en solde quelques groupes Shimano Deore LX dans lesquels les leviers de frein étaient destinés aux freins cantileviers. On ne peut combiner ces leviers avec des freins à tirage linéaire, car le tirage du câble n'est pas le même et le résultat laisse à désirer. Le v-brake avait un avantage pour Shimano et les fabriquants de vélo: les cantileviers sont plus longs à régler et demandent plus de connaissances que les freins à tirage linéaire pour être satisfaisants.

D'ailleurs plusieurs consommateurs sont arrivés à la conclusion un peu hâtive qu'il n'y a pas de bons freins cantileviers. Il faut savoir que le chape-relais (la pastille noire centrale dans la photo ci-dessous) doit être bas, sinon le câble transversal tire le frein vers le haut plutôt que vers la jante. Le même frein peut donner des résultats différents selon le réglage qui est fait. Bien sûr, si vous faites un usage extrême d'une sorte ou d'une autre, vous aurez peut-être envie de vous tourner vers d'autres types de frein.



Un frein cantilevier Tektro Oryx


Je me suis gardé une de ces paires de leviers LX pour mon usage personnel, et c'est depuis que j'utilise des freins Tektro Oryx que je suis pleinement satisfait de leur rendement. Je pourrais en trouver d'aussi bons, meilleurs même, mais ils seraient plus chers. J'en ai posé un sur ma roue arrière, cette semaine, pour remplacer un vieil exemplaire déficient, et le résultat est encore une fois très satisfaisant.

La déficience en question se situait au niveau des vis de centrage. Ces vis servent à compenser pour les variations de résistance des ressorts de rappel du frein. Ce n'est pas un détail: on voit souvent des patins qui frottent sur la jante à cause d'un centrage désajusté. Beaucoup de cyclistes ne savent pas comment recentrer un frein équipé de ces petites vis et c'est d'autant plus dommage que c'est facile à faire. On le voit bien ici:


Dans les commentaires publiés sur youtube.com sur la page de la vidéo, une cycliste écrit ceci:

I dont know what I am doing wrong...the wheel moves freely until I squeeze the back brake, then it won't spin, unless I physically pull the pad on each side apart, I tried doing this and it is not working for me...what am I doing wrong?

Je soupçonne que le problème est le suivant: souvent, à l'usage, les patins qui sont un peu trop bas vont s'user en développant une lèvre parce que le patin est légèrement plus bas que la jante, du moins la partie du bas du patin. Si on regarde ce dernier vu d'en arrière, il a une forme qui rappelle un L. C'est ce qui provoque le phénomène en question. Deux solutions possibles: 

A) Meuler (ou limer) la lèvre pour obtenir une surface égale, puis replacer le patin pour qu'il coïncide parfaitement avec la piste de freinage de la jante.

B) Poser des patins neufs, ce qui sera préférable si de toutes façons les patins mal usés sont en fin de carrière.

Et le centrage est l'étape finale qui fait que le travail est complété. 

Notez que sur certains freins, les vis ont une discrète tête nécessitant une petite clé hexagonale (Allen). Et dans les rares cas où il n'y a pas de vis, on peut soit forcer les ressorts après les avoir décrochés, ou bien... mettre ces pièces de bas de gamme à la poubelle et en installer de meilleures. Rappelez-vous que peu importe si on parle de cantileviers ou de tirage linéaire, pas besoin de payer cher pour en avoir des bons. Je vends les Tektro Oryx 18$/roue, et les Shimano BR-M432 25$/roue. Et les 422 sont encore moins chers. 



L'usine de vélo de Eddy Merckx à Meise, en Belgique, autour de 1990.


J'aime bien ce nouveau magazine ''Vélo Urbain'' dont les exemplaires gratuits sont disponibles à ma boutique, ou au www.vurbain.com. La présentation est soignée, les articles sont variés et pertinents. Il y a un article sur le journaliste Alain Gravel, et il y a des informations sur des produits intéressants pour les cyclistes utilitaires. Également, des trucs du métier pour rendre vos déplacements plus sécuritaires.

J'ai moins aimé par contre cet article qui s'intitule ''Votre casque vous protège? PAS TOUJOURS''. Dites-moi quelque chose que je ne savais pas déjà! Comment un casque pourrait-t-il me protéger toujours et de tout? Je vous épargne la liste des personnes en position d'autorité dont il est difficile d'être complètement à l'abri.

On nous y propose plusieurs statistiques en nous expliquant pourquoi celle-là est plus valable que celle-ci et en retournant la question dans tous les sens. Quant à moi, je n'ai que faire de ces études ou des articles qui en débattent.

Mon expérience avec les chutes et les casques m'ont confirmé ce dont il est facile de se douter spontanément: mieux vaut porter le casque, et pas qu'un peu. Même les kangourous savent ça.

Quand vous entendez votre casque taper sur le sol et que vous vous dites: ''Ouf! Que je suis content de l'avoir sur la tête!!'', rien ni personne ne pourrait vous convaincre de retourner en arrière et l'enlever pour quelque raison que ce soit. Je le sais: ça m'est arrivé. Et qui que vous soyez, ça n'arrive pas qu'aux autres.



Mon vélo d'hiver (vous aviez deviné?), circa 1992. Un cadre italien Wander, avec un moyeu arrière à frein rétropédalage Shimano combiné à une jante Weinmann concave pour pneus 27 x 1 1/4'', taille répandue au Québec à cette époque-là. Pas de frein manuel. Bonne recette, mais ces moyeux étaient trop fragiles. Ils le sont encore peut-être. L'alternative européenne Sachs était trop onéreuse à mon goût.

Comme je vous en ai parlé récemment, le Mois du Vélo a été inauguré hier, le 1er mai. Vous pouvez voir des photos sur la page Flickr de l'événement: https://www.flickr.com/groups/2620358%40N24/

Je m'implique tout au long du mois, à chaque dimanche, en invitant les cyclistes à se familiariser avec les routes les plus tranquilles de la région Chaudière-Appalaches, près de la Ville de Québec. Le rendez-vous de dimanche le 4 mai est à l'église de Saint-Charles-de-Bellechasse, à 10:30h.

Puisqu'il n'est pas très agréable de rouler sur de la gravelle lorsqu'il pleut, la randonnée sera annulée si le pourcentage de précipitations prévue est de 60% ou plus. J'utilise la page suivante comme référence:
http://www.meteomedia.com/meteo/canada/quebec/saint-joseph-de-beauce
Je publierai un avis ici, sur ce blogue, samedi soir, pour confirmer ou annuler la sortie. En cas de doute, vous pourrez jeter un coup d'oeil.

Les consignes de base:

Apportez ce qu'il faut pour réparer les crevaisons.

Apportez de la nourriture, même si une halte est prévue à Saint-Lazare.

Pas de pneus 700 x 23, ils ne sont pas adaptés. Tout le reste peut faire.


Voici le trajet en détail. Prenez-le en note, même si vous ne pouvez pas venir avec nous dimanche, car vous pourriez le faire par vos propres moyens. C'est une des randonnées les plus agréables à faire dans la grande région de Québec. Saint-Charles est à 76 mètres d'altitude, Saint-Lazare à 324 mètres.


Départ à l'église de St-Charles-de-Bellechasse, direction est sur la rue Principale.

À droite sur route Picard.

à gauche sur rang Sud Est

à droite sur route Gosselin

à gauche sur rang de l'Hêtrière Est

à droite sur route de la Tremblade

sud-ouest sur route des Prairies du Bras puis route des Fiefs

à droite sur 1er Rang Est

à gauche sur Route Lainé

au 2ème Rang, faire un droite-gauche pour la route St-Pierre

continuer sur la route François-Turgeon

au 4ème Rang Est, faire un gauche-droite pour la route Ferdinand-Roy

au 6ème Rang Est, à droite jusqu'au village de St-Lazare. L'épicerie est sur la rue Principale et une pause y est prévue.

Le retour se fait par le chemin inverse.


*

Enregistré au Berklee College of Music: "Let It Out", la bassiste Alissia Benveniste. Du plaisir pour toute la famille, à défaut de réinventer la musique.

vendredi 26 avril 2013

BEAUCOUP DE RÉACTIONS.




Un Falardeau en acier chromoly. Il ne me reste plus beaucoup de ces cadres. Et la demande ne justifie pas que je refasse une autre commande d'une centaine de ces cadres. On verra.



Beaucoup de réactions au dernier message que j'ai publié ici, et qui parlait de l'installation d'une piste cyclable sur un des boulevards de la ville de Québec. D'autant plus que mon texte a été relayé par
 http://www.quebecurbain.qc.ca/2013/04/19/au-sujet-des-pistes-cyclables/  ce qui a triplé l'achalandage sur mon blogue. De toute évidence, le sujet n'a pas laissé indifférent.

En fait, chacun a son opinion sur le sujet. Moi le premier. Elle est plus basée sur une réaction épidermique au tumulte que la circulation automobile engendre. Quelqu'un d'ailleurs faisait remarquer fort à propos que l'axe proposé actuellement par la ville (Père-Marquette/De Callières) est loin d'être tranquille à l'heure où les écoliers se rendent à l'école. Heureusement, c'est une heure que je peux éviter.

Depuis la semaine dernière, Sébastien Thériault a continué de peaufiner sa proposition de piste. Entre autres choses, il a mis de côté l'idée de réduire la vitesse permise de 50 à 40 km/h pour les automobilistes, à certains endroits. Nous sommes d'accord sur ce point: ce serait déjà un bon progrès si on pouvait faire respecter les limites de vitesse existantes. À quoi servirait-il d'imposer une limite plus basse si on ne fait pas les efforts qui s'imposent pour la faire respecter? Malheureusement, à moins d'installer des caméras, je ne vois pas comment on pourrait y arriver. Des contrôles policiers sont faits à l'occasion, mais ils sont si rares qu'ils n'ont pratiquement aucun impact sur les habitudes des automobilistes. Je le sais, j'habite sur ce boulevard. J'ai d'ailleurs pris la peine de remercier un policier qui était en train de faire un tel contrôle, une fois, et il m'a spontanément confirmé ce dont je me doutais: on ne les remercie pas souvent pour ce genre d'effort!




En roulant près de Saint-Charles-de-Bellechasse, dimanche, je faisais remarquer à mon compagnon que l'axe sur lequel nous roulions, à l'est de la route 279, serait un parcours idéal pour faire l'aller-retour au travail   à chaque jour. À cause d'un élevage situé sur une de ces routes de gravelle, on y voit plus de bisons et de wapitis que de voitures, sans exagération. Si la chose vous intéresse, nous y passerons les prochains dimanches, alors contactez-moi au magasin pour qu'on se donne rendez-vous (418 522 8685 ou 174 Richelieu, Québec). Variété de parcours dans Chaudière-Appalaches.

Il s'agit d'une succession de rangs appelés Gosselin, De La Tremblade, Lainé, Saint-Pierre etc., qui se suivent pour vous emmener vers Saint-Lazare en direction sud. C'est là que les Appalaches prennent leur envol en quittant la Vallée du Saint-Laurent. Pas besoin de piste cyclable ici. En fait, il y aurait une seule bonne raison d'en créer une: attirer l'attention du grand public sur le secteur. Parce que pour ce qui est du degré de sécurité qu'on y trouve, il n'y a pratiquement rien à changer.

Par contre, la loi non-écrite qui dit qu'il faut éviter toute inclinaison supérieure à 3% dans une piste cyclable ne pourrait être respectée à cet endroit. Si c'est ce que vous voulez, tournez-vous vers la piste qui va de Saint-Henri à Armagh. On a réussi à faire là une piste qui respecte à peu près cette règle malgré le fait que Armagh est situé à 337 mètres d'altitude alors que Saint-Henri est à 84 mètres. Plusieurs de mes clients l'apprécient beaucoup et loin de moi l'idée de les priver de leur plaisir. Mais je préfère le défi sportif ainsi que l'obligation de faire un travail de navigation (emmenez votre carte!) que les rangs impliquent. Sans compter que, d'une fois à l'autre, on ne fait jamais exactement le même trajet lorsqu'on fouille ces rangs.

On ne peut pas y être entièrement confortable avec des pneus de 23 mm de large, le 28 est un minimum, sinon tôt ou tard, une des routes ne vous souhaitera pas la bienvenue. Sinon, nul besoin de vélo de montagne, de fourche à suspension ou de vélo-Hummer: la plupart de ces routes de gravelle sont en meilleur état que bien des routes asphaltées québécoises...



                             À Saint-Charles-de-Bellechasse.

Justement, hier soir, je suis retourné à la maison sur un vélo d'occasion qui m'était offert par un client. Un vélo de montagne de type ''queue-dure'' (en anglais: hardtail), c'est-à-dire fourche avant à suspension, arrière rigide. Et des pneus de deux pouces de large avec semelle hors-route. J'ai été très chanceux: j'avais le vent de dos à l'aller, comme au retour ce matin. Chanceux, parce que ce vélo, malgré sa qualité indéniable, n'est pas très rapide comparativement à ce que j'ai l'habitude d'utiliser. Remarquez, ce n'est pas comme si je ne le savais pas déjà, mais lorsqu'on se met à rouler avec ça, on se dit que oui, c'est exactement ce dont on a besoin pour rouler en terrain difficile, mais que sur l'asphalte, c'est trop. Trop laborieux, trop énergivore. Dommage, car le degré d'insouciance qu'on peut se permettre sur une route pleine de nids-de-poule est impressionnant. Si les plus gros trous n'étaient pas si gros, on pourrait pratiquement rouler en ligne droite sans s'occuper de rien.

À l'autre extrémité, je suis en train de me porter acquéreur (pour revente) d'un vélo de course des années '80. Cadre canadien en acier italien Columbus, pièces Campagnolo Super Record, pneus 700 x 23, manettes au cadre non-indexées, pas la moindre trace de fibre de carbone ici. Il est presque assez grand pour moi, alors je me promets de faire une ou deux sorties dessus, et pas seulement pour confirmer les réglages que je ferai avant la revente.

J'aime bien renouveler ma perspective de temps en temps, en essayant un vélo complètement différent de ce que j'utilise couramment. Ça permet d'éviter que mes opinions s'enlisent, qu'elles s'installent trop confortablement. J'aime faire ces essais avec une attitude très ouverte, sans à-priori, en me méfiant des opinions que j'ai déjà. C'est d'autant plus un bon moment pour en faire l'essai que je n'ai pas roulé sur un vélo de moins de 20 livres (9 kgs) depuis des mois. J'aurai donc un peu le même genre de punch que j'ai pu avoir il y a un mois lorsque j'ai laissé de côté le vélo d'hiver pour enfourcher mon 700 x 28.


Ce Falardeau date d'il y à peu près douze ans. Lui aussi a un cadre chromoly, mais d'une génération antérieure au vélo qu'on peut voir dans la photo au début de ce message.


J'ai l'habitude sur ce blogue de vous proposer le visionnement de vidéos qui durent moins de dix minutes. Aujourd'hui fera exception. Regardez-en au moins le début, et vous comprendrez pourquoi je suggère ce documentaire produit par la BBC et qui est représentatif de la réputation de haute qualité que cette vénérable institution s'est bâtie. Même si vous ne comprenez pas l'anglais, la musique sera là pour stimuler votre intérêt. Il y est question d'une année importante dans l'évolution de la musique au 20ème siècle.
N'allez pas croire que je ne m'intéresse qu'au jazz de ces années-là, mais dites-vous bien que tous les merveilleux musiciens actuels dans cette branche musicale ont écouté attentivement les modernisateurs dont il est question ici. On peut y entendre notamment des commentaires de Lou Reed, Herbie Hancock, Sue Mingus et certains journalistes spécialisés de premier plan. Sans compter certains musiciens impliqués dans la réalisation des quatre albums dont il est question.