mardi 14 décembre 2010

DU MORDANT!


La ville de Québec sous la neige. L'emplacement de Bicycles Falardeau enr. est en plein milieu de cette photo qui a été prise de l'observatoire de l'Édifice G.


Ça s'appelle Tiger Malt. La bouteille est brune et ça vaut la peine de lire ce qui est écrit sur les informations nutritionelles. La teneur en diverses vitamines B est particulièrement élevée, ce qui en fait une amie du cycliste. On peut ne pas aimer le goût, ou trouver que la teneur en sodium est trop grande. Mais avant ou pendant l'effort, ça peut donner du mordant à votre tigre, et après, ça peut vous aider à récupérer. Disponible entre autres chez Maxi (pas toujours) en bouteilles individuelles.

Depuis longtemps, j'utilise les vitamines à mon avantage, autant pour maximiser ma forme physique que pour récupérer d'un effort. Je me presse des agrumes à chaque matin pour saturer mon organisme de vitamine C et autres nutriments bienfaisants.

Car voilà justement un reproche que l'on fait aux habitudes alimentaires nord-américaines: trop de calories, et pas assez de nutriments. Par opposition à la diète méditerranéenne qui est généreuse de ces derniers.

La question des suppléments alimentaires est un peu controversée. Loin de moi l'idée de vous suggérer ou non de prendre tel ou tel comprimé. Et c'est logique de commencer par la base: un alimentation généreuse.

Je prends soin, lorsque je roule plus d'une heure et demie, d'avaler ce qu'il faut pour maintenir ma glycémie (taux de sucre dans le sang) à un niveau satisfaisant pour que mes muscles donnent leur... 110%, sans quoi ça arrête d'être drôle. J'ai déjà parlé à un jeune cyclotouriste qui me racontait sa pénible expérience de voyageur sans-le-sou à travers le sud des USA. Les kilomètres étaient longs!

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Il a méticuleusement scié les frets du manche de sa basse électrique. Vous savez, ce sont ces petites barres transversales qui jalonnent le manche des guitares et des basses électriques. Ça (et d'autres détails) lui a permis de faire des glissandos jamais entendus et de développer un style qui a marqué l'histoire de cet instrument. On peut préférer un son comme celui de Marcus Miller, mais il reste une référence des 40 dernières années. D'autant plus qu'il a côtoyé des grands: Weather Report (voir ci-dessous), Gil Evans, Pat Metheny, pour ne citer qu'eux. Il s'appelait Jaco Pastorius et c'est dommage de l'avoir perdu si jeune (36 ans). Surveillez bien cette phrase qui commence à 0:14.

vendredi 10 décembre 2010

BRIC-À-BRAC


Et il fonctionne bien quand même!


Oui, il fonctionne très bien. À une condition importante, c'est que le câble et sa gaine soient en bonne condition.

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Voici quelques extraits intéressants du numéro d'avril 2001 du magazine français "Le Cycle". J'ai des réserves sur une partie de ce qui est écrit dans cet article ("Mon royaume pour un alu") mais certaines choses restent toujours aussi vraies maintenant.

"L'alu, moins dense donc plus léger, a fait sa première apparition dans les années 1930. À vrai dire, ces cadres soudés manquaient quelque peu de rigidité et de nervosité. Vers le milieu des années '70, Vitus et Alan remirent l'aluminium sur le devant de la scène; cette fois, on eut recours au collage pour assembler les tubes."

"...en doublant la section d'un tube, on multiplie par huit sa rigidité! En agissant de la sorte et en réduisant quelque peu l'épaisseur des tubes, on obtient un gain de légèreté non négligeable tout en augmentant considérablement la rigidité de la structure."

"...l'aluminium actuel voit encore son poids diminuer grâce à des épaisseurs de plus en plus faibles, qui se rapprochent de celle des meilleurs aciers des années '80; on est souvent en dessous du millimètre à l'endroit ou le tube est le plus fin."

Je n'ai pas cité l'article au complet, car beaucoup de choses qui y sont écrites méritent d'être nuancées. C'est d'ailleurs souvent le cas avec ce magazine. Je ne suis pas toujours confortable avec leurs certitudes. Comme dirait Jean Gabin: "Mais bon...".

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J'ai reçu un intéressant courriel d'un lecteur, la semaine dernière. Il y parle entre autres des pianistes qu'il a eu la chance de voir. En voici un extrait:

"- à part Keith Jarrett, Marc-André Hamelin et Pollini, Bill Evans est le meilleur pianiste que j'ai entendu live ....... mais le piano n'aidait pas, contrairement à Keith Jarrett qui exige absolument de jouer sur un Steinway, accordé avant le spectacle, et également à l'entracte, rien de trop beau pour la diva.

Mais disons qu'après l'avoir entendu cet été au FIJM, j'en suis resté sidéré, on a beau ne pas aimer le tempérament caractériel du type, il arrive à faire chanter un piano, comme peu, ce lyrisme incroyable... parfois, il laissait ses deux compères jouer seuls, se levait et allait prendre une gorgée d'eau, mine de rien comme ça,

Malgré que l'audience ait gardé un silence absolu pendant tout le spectacle, un tata a pris une photo des 3 compères quand les trois sont revenus saluer après le show, et Jarrett est revenu nous faire la morale par la suite, en nous disant qu'on était averti de pas prendre de photos, et que pour ça il ne jouerait pas de rappels ... vraiment la grosse tête ce type, à faire c......... rayon gentillesse, on repassera, donc on a raté les rappels dans lesquels souvent il se surpasse ........... j'ai trouvé que c'était d'une mesquinerie incroyable, pour des gens qui avaient payé autour de 100 $ le billet......... je crois qu'il aurait eu droit à un soulier ou deux par la tête ..."

C'est vrai que Keith Jarrett traîne cette réputation derrière lui. Mais c'est également vrai que son lyrisme en a impressionné plus d'un. Je vous en donnerai un exemple en vidéo un de ces quatre. En attendant, une interprétation libre que Jean-Sébastien n'aurait peut-être pas reniée. La chanteuse belge Maurane nous montre que Bach rime avec tout un bric-à-brac de mots inattendus.

mardi 7 décembre 2010

UNE TROISIÈME FAÇON.


Le Pont de Québec, 5 décembre 2010.

Depuis quelques années, on peut circuler sur le trottoir du Pont de Québec même en hiver, la plupart du temps. Quelquefois la neige est trop abondante, mais généralement ça va. Pas parce que ce trottoir est bien entretenu, il ne l'est pas. Seuls les abords du pont le sont.

Le pont est orienté nord-sud, et les vents sont presque toujours d'ouest ou d'est. Ça aide. Et parfois il pleut, même en hiver, ce qui est un phénomène relativement récent. Donc, la plupart du temps il y a peu ou pas de neige.

Mais dimanche dernier, la progression était paradoxalement plus difficile parce que nous n'étions pas les premiers cyclistes à y circuler. Deux ou trois autres étaient passés avant nous et les ornières qu'ils avaient creusées avaient gelé suffisamment pour nous compliquer la tâche. Nous avons dû marcher une partie de la distance sur le tablier du pont. Mais ça valait la peine.

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Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ma formule de fabrication de vélos, la voici. Je fais faire les cadres par des sous-traitants, principalement taiwanais. Les cadres me sont livrés par bateau, puis par camion, et sont entreposés ici jusqu'à ce qu'une commande m'amène à habiller le cadre pour ce client. Donc, pas du tout du prêt-à-rouler comme le veut la formule des magasins habituels qui vous proposent une ou plusieurs des marques connues.

Mais voilà que je viens d'avoir vent d'une troisième façon de faire. Une compagnie taiwanaise, Asahi, offre aux détaillants de leur confectionner des petites séries de vélos pour qu'ils puissent faire de l'importation privée sans passer par un intermédiaire quelconque.

Le détaillant choisit les spécifications, les couleurs, les tailles, etc. Il peut ainsi proposer un vélo qui colle bien à la réalité de la demande locale, ce qui n'est pas toujours le cas des modèles proposés par les grandes marques. En fabriquant les vélos un par un, je vais plus loin que ça encore: chaque vélo a ses particularités, conformément aux souhaits exprimés par le client qui passe sa commande.

La formule Asahi est idéale pour le détaillant qui ne veut pas avoir, comme moi, à dialoguer avec chaque client pour fignoler chaque vélo. Elle pourrait m'intéresser si j'avais un plus gros magasin, avec une demande plus forte dans le vélo d'entrée de gamme (approx. 300$).

Mais pour ça, ça prend un détaillant qui n'a pas peur de proposer un produit portant sa marque. Plusieurs d'entre eux, je crois, pensent que ça ne se vendra pas bien si ça ne porte pas un nom connu. Ils se trompent. Les gens qui apprennent que je fabrique sur place, sur commande, sont surpris, et impressionnés. La réponse est telle que, au fil des années, j'ai carrément abandonné toutes les marques que j'ai vendues. Sauf la mienne: Falardeau.

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La vidéo du jour a été faite par un chanteur canadien que je ne connaissais pas avant la semaine dernière: Justin Hines. La version que j'ai choisie de sa chanson a été améliorée (à mon avis) par des chanteurs sud-africains et leurs harmonies si caractéristiques. La chanson porte sur l'importance de dire les choses. Les choses qui comptent. Portez attention à ce que les gens ont écrit sur le tableau qu'ils nous montrent.

vendredi 3 décembre 2010

SI VOUS VOULEZ BRISER VOTRE VÉLO...


Rien à voir avec le texte ci-dessous...



Lorsque je vends un vélo à un client, je lui donne toujours une série de recommendations. Je termine en disant: "Si vous voulez briser votre vélo, prêtez-le!"

Pour toutes sortes de raisons, enthousiasme excessif, ignorance, négligence, ça se vérifie dans les faits. C'est pourquoi les vélos de location ont une vie ingrate.

Cette semaine, j'ai eu à réfléchir à la conception de tels vélos. En fait, ils seront prêtés plutôt que loués, donc ils n'auront pas besoin d'être attrayants à la manière d'un vélo récréatif qui se doit d'être profitable pour celui qui loue.

Pas de transmission inhabituelle. Ils devront pouvoir être entretenus par n'importe quel mécanicien québecois, sans avoir besoin de connaissances spéciales, ni de pièces de remplacement peu onéreuses. Les transmissions Shimano les moins chères sont fiables et peu dispendieuses d'entretien. J'inclue le pédalier là-dedans. C'est très facile de se tourner vers une alternative générique et d'avoir un résultat approximatif: ils sont souvent faux et se baladent de gauche à droite en pédalant. 3 x 7 vitesses, et on condamne les deux pignons extrêmes pour limiter l'impact du croisement de la chaîne par un utilisateur qui ne serait pas au courant qu'il faut éviter ça. Ces vélos ne seront pas beaucoup confrontés aux plus belles côtes de la ville de Québec...

Cadre en aluminium avec épaisseur de tubes généreuse. C'est moins léger et agréable, mais ça donne une grande résistance aux impacts directs que certains d'entre eux subiront tôt ou tard. Et ça coûte moins cher.

Des pneus 700 x 35 ou 38 mm, pour plus de stabilité auprès de ceux qui sont moins habitués. Des jantes double paroi en arrière, peut-être même en avant si le budget le permet. Pas besoin de prendre les plus chères, des Alex DM18 peuvent faire l'affaire. Les moyeux les plus rentables seront peut-être les modèles de base de chez Shimano: avec un système cassette, les axes des moyeux casseront moins souvent que sur un moyeu générique à roue libre vissée.

Pour le guidon, un modèle modérément surélevé, moins rebutant pour quelqu'un qui fait peu de vélo. Selle moyenne, pas trop large, ni trop étroite.

Tout cela devrait être possible à un prix relativement bas, d'autant plus qu'il s'agit d'un achat en quantité appréciable avec un prix en conséquence.

Important: un bon serrage des pièces lors de l'assemblage. Je me rappelle très bien avoir loué un vélo chinois au Vietnam. J'ai fait les derniers kms à pied car la clavette de la manivelle gauche n'avait pas été assez serrée. Ces efforts ne sont pas visibles par l'acheteur, mais à moyen terme, ça diminue les besoins d'entretien. Sans compter les irritants qu'on épargne aux usagers. J'appellerais ça du respect...

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Avec un brio évident, Wynton Marsalis s'est imposé très jeune. À tel point qu'à l'âge de vingt ans, il signait déjà son premier contrat de disque chez CBS. Classique, jazz, technique du souffle continu, la maîtrise de l'instrument est exceptionnelle.

J'ai eu la chance d'aller quatre ou cinq fois au célèbre club de jazz new-yorkais Village Vanguard, et c'est le seul musicien qui a réussi à remplir la place lors d'une de mes visites. Et quand je dis rempli, je veux dire vraiment plein. Facile de comprendre pourquoi:

mardi 30 novembre 2010

MADAGASCAR?


Thomas à Saint-Léon.



Un de mes clients est allé faire du vélo sur l'île de Madagascar cet automne. Il ne l'a pas regretté, sauf que s'il avait su, il aurait apporté quelques rayons de rechange. Dans plusieurs pays, les vélos de montagne avec des roues de 26" sont devenus tellement répandus que bien des réparateurs ne gardent plus de rayons d'une longueur appropriée aux roues de 700c. Heureusement, le groupe dont il faisait partie a pu le dépanner.

Il a aimé son expérience, mais a pu constater que, depuis le départ des colonisateurs français en 1960, l'infrastructure des routes et des ponts n'a pas tellement progressé. De plus, le pays étant pauvre, les biens de consommation disponibles sont limités.

Facile à comprendre que l'état ait peu de revenus fiscaux pour rafraîchir le réseau routier, quand on constate les choses suivantes, extrait de Wikipédia:

Économie parallèle
Elle échappe à l'évaluation nationale du PIB. Cette classification vient du fait que les revenus financiers fiduciaires produits, sont friables et sans traçabilité. Cette manne fait vivre un peu plus de 30 % de la population mais la valeur de la monnaie nationale s'en retrouve lourdement affectée auprès des organisations de valorisation économique, comme le FMI. L'île de Madagascar est reconnue officiellement par plusieurs états comme étant la plaque tournante de la vente d'armes dans l'Océan Indien.

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Si vous êtes un cycliste québecois (ou même canadien), une partie de vos dépenses d'utilisation aboutit probablement chez Cycles Lambert, à Lévis. C'est un distributeur généraliste de pièces et accessoires qui détient une solide part du marché canadien. Ils ont un des catalogues les plus fournis, sinon le plus fourni au Canada. Au Québec, c'est probablement le distributeur qui a le plus de présence chez les détaillants indépendants de vélo.

La compagnie était propriété d'une famille de la rive sud de Québec il n'y a pas si longtemps. Elle est maintenant sous contrôle d'un investisseur du Nouveau-Brunswick, la Barrett Corporation, depuis 2008.

Cycles Lambert s'est maintenant porté acquéreur majoritaire d'un distributeur américain de la Caroline du Sud, Hawley USA. Il y aura échanges entre les deux compagnies qui ont toutes deux des marques-maison, en plus des marques indépendantes qu'elles distribuent chacune de leur côté.

Lors de ses achats auprès des manufacturiers qui la fournit, la nouvelle entité aura plus de poids, et sera plus à même de négocier favorablement. Ce que ça veut dire pour vous, le consommateur, c'est aussi qu'il peut y avoir plus de disponibilité à l'intérieur de ces marques-maison. À moyen et à long-terme, ce sera également intéressant de voir l'évolution de la brochette de marques distribuées par les nouveaux... conjoints.

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Semaine de spectacles musicaux à l'Université Laval. La fin de session approche et il y a des choses intéressantes à tous les jours. Voir:
http://www.mus.ulaval.ca/activites.php

Hier soir, nous y avons vu un bon spectacle de big band jazz. J'aimerais bien aller voir le concert de mercredi soir: Concert des élèves en composition et musique nouvelle.
Mercredi 1 décembre 2010, 20 h 00, Salle Henri-Gagnon, entrée libre.

Il y a d'autres spectacles, dans différents styles musicaux.

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Je vous avais suggéré, plus tôt cette année, de voir le film allemand "Quatre Minutes". On y trouve une interprétation audacieuse d'une pièce de Robert Schumann. Voici la bande-annonce du film, qui est disponible en version française:



À bientôt.

vendredi 26 novembre 2010

YE OLDE ENGLAND



Fela Kuti était un personnage plus grand que nature, issu d'une famille nigérienne d'individus remarquables. Sa musique est parfois un peu linéaire à mon goût, quoiqu'il faut reconnaître que les "grooves" sont loin d'être tristes. Cette pièce est agréable et complète bien la vidéo, même si les gens qu'on y voit ne sont pas très africains...

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Sturmey-Archer a tellement vendu de moyeux à vitesses internes (habituellement 3 vitesses) en Angleterre que leur nom y est devenu générique pour appeler tout moyeu à vitesses internes. Ici au Canada, on a vu beaucoup de vélos équipés de tels moyeux, particulièrement des Raleigh anglais et des CCM canadiens. La compagnie britannique Sturmey-Archer a été rachetée en 2000 par les Taiwanais de chez Sun Race.

Je n'ai jamais aimé beaucoup ces vélos. Je leur reproche les choses suivantes:

-Les vitesses sont mal étagées. Trop éloignées les unes des autres. Ça pourrait être amélioré en changeant la dentition du plateau ou du pignon. Sinon, trop souvent, ça ressemble à: première très facile, deuxième trop forçante, troisième monstrueuse.

-Le moyeu n'est pas aussi étanche qu'on le dit parfois. Et, à long terme, certainement pas sans entretien. Je ne connais pas beaucoup de mécaniciens, ici à Québec, qui en ont déjà ouvert. Et encore moins qui peuvent se dire familiers. J'ai même connu un patron de boutique qui les appelait, sans rire, "Snow-Marcher".

-Ces moyeux sont lourds comme la lune. Et pas particulièrement bon marché.

-Ces vélos étaient habituellement équipés de mauvais freins. On pourrait presque parler de suicide assisté. Surtout lorsque les jantes étaient en acier (la plupart d'entre eux) et qu'il pleuvait.

De ceux que j'ai essayés, un seul m'a laissé un bon souvenir. C'était à Kingston, Ontario, en 1968. Un Raleigh, 3 vitesses, guidon courbé. Son jeune propriétaire en était particulièrement fier. Tellement qu'il avait minutieusement peinturé les armoiries de sa famille écossaise sur le tube horizontal du cadre.

Je ne me rappelle pas des détails, mais surtout de la vélocité, et aussi de la qualité de l'ensemble. À cause de l'entretien minutieux que ce vélo subissait, il n'y avait pas cette impression d'approximatif que j'avais vécu sur d'autres vélos auparavant.

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Par hasard, cette semaine, je suis tombé sur une copie du journal Le Soleil de Québec, en date du 15 avril 2006. Et en première page du cahier Cinéma, un article sur le film (à venir) de Luc Dionne sur André Mathieu dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Dans cet article, le pianiste Alain Lefebvre nous apprend que "son père (le compositeur Rodolphe Mathieu) était un monstre. Sa mère était folle". Rien de moins.

J'ai demandé à Juliette Bourassa, qui a bien connu Madame Mathieu et qui a étudié l'oeuvre et la vie de Rodolphe, ce qu'elle en pensait.

"Rodolphe n'était pas un monstre, contrairement à d'autres pères d'enfants prodiges. Et sa mère n'était pas folle. C'était une artiste (violoniste). Nerveuse, exacerbée, extravertie, pas folle du tout. Elle a d'ailleurs contribué à maintenir la famille à flot lors des années de vaches maigres."

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J'aime bien la pièce de Fela, mais la musique sud-africaine est ma préférée sur ce continent, à cause du sens de l'harmonie remarquable. En voici un exemple, une chanson composée collaborativement par Paul Simon et Joseph Shabalala:


À bientôt.

mardi 23 novembre 2010

ANTIVOLS


Saint-Léon-de-Standon


Mon fils a eu droit à un feu d'artifice l'autre jour. Malheureusement pour lui, ça a duré seulement trois secondes. C'est parce que je coupais un câble antivol souple en spirale, du genre qu'on voit très souvent. Le cadenas était trop rouillé et la clé était devenue impuissante à l'ouvrir. Quand je dis trois secondes, ce n'est pas quatre, c'est trois. J'utilisais un outil électrique appelé rectifieuse coudée.

C'était un exemple extrême de cadenas en mauvais état, mais les antivols modernes de vélos n'en demande pas tant pour vous donner des problèmes. Le niveau de qualité a tellement baissé ces dernières années qu'il vaut mieux en être averti. Je parle particulièrement des modèles souples, à clé, qu'on trouve dans le commerce autour de 10$ à 20$. Le mécanisme est grossier et se grippe facilement. Et là vous faites des efforts pour faire tourner la clé dedans: ooopps! elle est cassée. Cassée dedans! Vous serez chanceux si vous êtes capable d'extraire la partie cassée.

Pour éviter ça:

-Lubrifier la serrure régulièrement. Un lubrifiant léger et pénétrant, comme pour toute serrure.
-Installer toujours la serrure vers le bas, pour éviter que l'humidité ne pénètre le mécanisme.
-Si votre clé a de la difficulté à tourner ou à pénétrer, surtout, ne la forcez pas. Gardez à l'esprit qu'elle est faite d'un métal médiocre.

Pour éviter des problèmes à mes clients, j'ai pris l'habitude de ne plus proposer de tels antivols à mon magasin. Dans cette fourchette de prix, je ne garde plus que les modèles à combinaison. Les modèles de génération actuelle ont une combinaison facilement programmable. On choisit les chiffres à sa convenance. Il faut quand même lubrifier de temps en temps, mais au moins vous ne casserez pas la clé!

Et par temps froid, si les conditions climatiques ont engourdi votre mécanisme (quel qu'il soit), il y a une solution qui fonctionne souvent très bien: de l'eau plus ou moins chaude, versée directement sur le récalcitrant. N'oubliez pas, après, de faire sécher et lubrifiez le mécanisme.

Finalement, ce sont les cadenas en U de qualité que je leur préfère maintenant.

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Pour ceux d'entre vous qui roulent l'hiver avec des freins à tirage linéaire ("v-brakes"): j'ai trouvé dans mes affaires ce matin de tels freins, faits pour être utilisés avec des patins de cantileviers. L'avantage en hiver? On trouve des patins de cantileviers qui sont très épais et donc, qui s'useront moins rapidement que les patins qui équipent habituellement ce type de frein. Malheureusement, ils sont d'entrée de gamme, mais le prix est en conséquence: 8.00$/roue + taxes, patins neufs inclus. La marque? Aucune idée...

J'ai eu l'occasion, ce matin, d'écouter une émission de la radio de Radio-Canada, datant de 1981, dont le sujet était Rodolphe Mathieu, ce compositeur de musique canadienne dont je parlais dans les deux précédents messages. Pas de surprise majeure, si je me base sur ce que j'en avais entendu dire.

Cette émission avait l'avantage de nous faire entendre des extraits variés de sa musique. C'est très bien ainsi, car je vous déconseille de vous faire une opinion à partir d'une seule oeuvre. On y trouve des humeurs changeantes, et des instrumentations de différentes natures. Il y a parfois de la voix, quoique la plupart des choses que j'ai entendues n'en avaient pas.

Ce n'est pas une musique grand-public, Justin Bieber n'a rien à craindre pour ses parts de marché. Mais je peux comprendre l'intérêt que certains lui ont porté. À découvrir.

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Et dans un tout autre ordre d'idée, une composition de Prince chantée par Sinead O'Connor:

I went to the doctor n'guess what he told me
Guess what he told me
He said girl u better try and have fun
No matter what u do
But he's a fool
`Cause nothing compares
Nothing compares 2 u
All the flowers that u planted, mumma
In the back yard
All died when u went away
I know that living with u baby was sometimes hard
But I'm willing to give it another try
Nothing compares
Nothing compares 2 u


À bientôt.