mercredi 19 octobre 2011

LES VIEUX CADRES MOCHES.





À 31 kms au nord de la ville de Québec, on trouve ce que vous voyez sur la photo ci-dessus. C'est à Saint-Adolphe, au pied du Chemin Saint-Edmond, qu'on peut admirer un chantier quasi-pharaonique. Il vise à transformer la route qui mène au Lac Saint-Jean en autoroute.

Christian Savard, de l'organisme Vivre en Ville, a plaidé, cette semaine à la radio,en faveur d'une réorientation des investissements routiers du Québec: réparations plutôt que constructions. Ceux qui ne vivent pas au Québec ne se rendent pas compte du niveau de détérioration du réseau routier.

Le défi est de taille: une population relativement peu nombreuse dans un territoire considérable, combinés aux effets du gel et du dégel que l'on subit à chaque année. Je ne sais si c'est vrai, mais quelqu'un me disait cette semaine qu'il y a moins d'excès de vitesse à Montréal à cause de l'état des rues et boulevards...

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Suggestion de parcours cycliste: justement, ce Chemin Saint-Edmond qui grimpe du Boulevard Talbot vers l'est. La montée n'est pas longue, mais suffisante pour pimenter votre journée, surtout si vous faites l'aller-retour depuis Québec. À l'extrémité nord de la 1ère Avenue à Stoneham, on fait quelques centaines de mètres sur le boul. Talbot avant de tourner à droite. Toutes ces routes sont asphaltées. Malheureusement, en haut, la route ne permet pas d'explorer davantage car elle se termine en cul-de-sac.

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La semaine dernière, je me suis permis de qualifier les vieux cadres CCM des années '70 de "moches". Je me suis dit que ça méritait une explication, d'autant plus que pour beaucoup de néophytes cyclistes, les qualités et les défauts d'un cadre de vélo ont quelque chose d'un peu ésotérique.

Il s'agissait de cadres de cyclotourisme de bas de gamme, destinés à être utilisés avec des roues et des pneus de 27" x 1 1/4". Le prix de ces vélos complets se situait autour de 120$. Ils n'étaient donc pas destinés à un public exigeant, mais étaient quand même plus robustes que les machines moins chères. Question solidité, leur talon d'Achille était ces roues d'acier dont les jantes étaient peu ambitieuses.

Ces cadres en acier étaient faits à partir de tubes épais et lourds. À l'époque, on n'avait rien trouvé de mieux pour obtenir un minimum de rigidité, et puisque la clientèle visée ne connaissait pas mieux, pourquoi chercher plus loin?

De plus la géométrie était orientée vers la stabilité de la conduite. Ça permet de rouler en ligne droite plus facilement, surtout si vous avez trop bu. Ces vélos n'avaient pas la volatilité des machines modernes les plus légères. Ils étaient plutôt faits pour... pour quoi en fait? On peut se le demander: à peine assez efficaces pour faire du cyclotourisme, pas assez rapides pour faire un usage vraiment sportif, pas assez robustes pour sortir de l'asphalte souvent. En fait, je pense qu'ils étaient surtout faits pour économiser.

À l'époque, il fallait payer un peu plus cher pour avoir mieux. Les vélos français n'étaient pas plus robustes, mais ils étaient un peu moins lourdauds et plus vivants.
Et si vous le pouviez, un vélo italien (Wander, Garlatti etc.) était la machine à se procurer. Ils manquaient de rigidité, mais étaient indéniablement supérieurs. Peu de gens investissaient davantage, habituellement des coureurs.

Les vélos japonais sont apparus au Québec autour de 1975. De ce côté-là, les prix variaient et on en avait pour son argent. Le modèle Professional chez Orion/Empire était le meilleur achat si on pouvait se le permettre. On n'en voit pratiquement plus de nos jours, mais il y a encore des Wander et des Garlatti en circulation sur les routes du Québec.

Si je vous dis tout ça, c'est en partie pour vous guider dans vos achats si vous êtes à la recherche d'une telle machine. Je rencontre souvent des jeunes qui n'ont pas connu l'époque en question, et qui investissent sur le premier vélo venu, soit pour le laisser tel quel, soit pour en faire un vélo à pignon fixe. Souvent, ils ne valent pas la peine qu'on investisse plus que le minimum possible pour les garder sur la route, car ils sont moches et ne souffiraient pas la comparaison avec une machine qu'on peut se procurer pour le même petit prix avec un peu de patience.

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Dans les années '50 et '60, un pianiste s'est imposé comme référence dans le jazz. Bill Evans s'est surtout fait connaître par sa présence sur l'album mythique de Miles Davis: Kind of Blue. Puis, son parcours avec différents trios l'a établi comme instrumentiste de premier plan. Ici, en 1965, une pièce associée à Miles Davis, Nardis.

vendredi 14 octobre 2011

OOOOOPS!


À gauche, le Pont de Québec, à droite, le Pont Pierre-Laporte. Au centre, le tandem Bike Friday.


Ça a commencé avec des écouteurs (donc, rien à voir avec les vélos) de marque Sennheiser qui, heureusement, ne m'appartiennent pas. Modèle 2011, sans fil, belle sonorité. Rien à redire, quand ils fonctionnent. Et malheureusement, ils ne fonctionnent pas toujours. Ils ont été achetés pour être utilisés avec une télévision qui n'acceptent pas les écouteurs traditionnels avec fil.

Les postes sont souvent impossibles à syntoniser, alors on n'entend pas. Retournez-les au service après-vente, ils reviennent avec la mention "non défectueux". Et on nous explique les particularités d'utilisation qu'il faudra retenir sinon... La propriétaire de ce détestable objet m'a rappelé pour me dire qu'après quinze minutes, ça a cessé de fonctionner, et qu'elle était incapable de le remettre en fonction.

La compagnie américaine SRAM m'a servi quelque chose du même cru, hier. Le pédalier SRAM Force s'enlève avec un système "one-key release", i.e. une clé hexagonale 8 mm retire la manivelle gauche. En théorie.

En pratique, la vis ne voulait pas bouger. Que se passe-t-il? L'importateur SRAM m'a suggéré un lubrifiant de type "loose nut". Pas de problème, il avait raison.

Sauf que, l'anneau de retenue s'est mis à tourner lui aussi, probablement à cause du lubrifiant. Cette fois-ci, on me suggère de serrer l'anneau en question. Bien sûr, c'est évident, j'y avais déjà pensé. Mais non, aucun de mes fournisseurs ne vend cette clé que je n'ai pas: hexagonale 16 mm, rien de moins!

Va chez Canadian Tire, qu'on me dit. Non, C.T. ne l'a pas, Réno Dépot non plus. Pourquoi l'auraient-t-ils? Ils n'en vendraient pas, ou si peu.

Comme c'est parfois le cas, ça s'est terminé au système D. Un écrou M10 Shimano, avec des pans de 15 mm tout juste assez gros pour stabiliser l'anneau pendant que, à travers l'écrou, ma clé de 8 se faufilait pour faire son travail.

Au moins, je ne travaille pas avec Research In Demotion...

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N'allez pas croire que je ne jure que par les vieux CCM. J'ai récemment déconseillé à un client de transformer en pignon fixe un tel cadre. Ils sont moches, pourquoi mettre deux ou trois cents dollars là-dessus? Je lui ai suggéré, s'il y tenait, de mettre le moins d'argent possible sur ce projet.

Pour le même petit prix, on trouve bien mieux, avec un peu de patience. Mais mon client a insisté et en bon mercenaire, j'ai pris sa commande.

Oooops! Écoutez bien celle-là: il voulait un beau petit pédalier monovitesse. Ok, mais quand est venu le moment de mettre un jeu de pédalier pour recevoir ce pédalier, je me suis aperçu que le tube vertical du cadre descendait tellement bas à l'intérieur de la boîte de pédalier qu'il m'empêchait de mettre un jeu de pédalier cartouche comme on le fait habituellement.

Évidemment, le plan b est d'installer un jeu de pédalier cônes/cuvettes "comme dans l'temps". J'ai tout ça ici. Re-oooops, l'axe le plus court est trop long. Pas de problème, on va en commander un? Non. Mes fournisseurs ne gardent rien ayant une dimension suffisamment courte. Pas surprenant, ils n'en vendraient pas, ou si peu...

On aurait pu prendre ce vélo CCM, le laisser tel quel, enlever les dérailleurs si le client veut l'utiliser en monovitesse. Minimum de coût, minimum de complications. Et ce coût serait plus adapté à la valeur de la machine. René Falardeau avait inventé ce dicton: "Yé né d'même, laisse-lé d'même". Traduction pour les Européens: "Il a été construit comme cela, laisse-le comme cela".

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Cette pièce de Ravel m'a surpris, par moment, et m'a donné le goût de la réécouter quelques fois pour l'apprivoiser.

vendredi 7 octobre 2011

LE PRIX DE L'ESSENCE.


Lac Sept-Îles, comté de Portneuf, à six heures du matin.


On m'a déjà demandé si la hausse du prix de l'essence amenait plus de gens à se déplacer en vélo. Je n'ai jamais eu cette impression. Les fluctuation du chiffre d'affaires d'un magasin de vélos dépend d'abord et avant tout de la température.

Un article récent de Matt Wiebe dans Bicycle Retailer and Industry News confirme mes impressions.

"Je pense que l'industrie a appris une leçon en 2008, mais il y a une réaction émotionnelle au prix de l'essence. La croyance est que cette hausse amène les gens à se tourner vers le vélo, mais nous n'avons pas vu ça se produire, a dit Chris Speyer, de la compagnie Raleigh.

En 2008, la tempête parfaite (n.d.t. "the perfect storm") de prix élevé de l'essence et de volonté accrue pour des changements de style de vie dans le but de faire face au réchauffement de la planète, l'obésité et à la santé en général laissait croire à une nouvelle ère pour la vente de vélos.

En prévision de quoi les fournisseurs de vélos ont importé d'énormes quantités de vélos, mais les clients ne se sont jamais présentés...

...L'économie est encore difficile pour beaucoup de gens, et les Américains ne se tournent pas vers les vélos pour sauver de l'argent. Il y a plusieurs alternatives pour économiser."


C'est ce dernier paragraphe qui est important ici. Le Nord-Américain qui n'a pas déjà intégré le vélo comme mode de vie ne le fera pas plus parce que l'essence augmente de 20 ou 30%. Il perçoit l'utilisation quotidienne de l'automobile comme quelque chose d'essentiel, sans alternative satisfaisante. L'autobus manque d'attrait et le vélo requiert des efforts physiques perçus comme un obstacle trop grand. Ces efforts physiques sont associés à la jeunesse et aux athlètes qu'on voit à la télé.

Et c'est justement ce que j'aime dans mon commerce.Mes clients ont tous une chose fondamentale en commun: ils n'ont pas peur de faire des efforts, et ça change tout. Certains roulent peu, certains roulent plus, mais l'obstacle est franchi et la volonté est en place d'en faire au moins un minimum. Ça implique une ouverture d'esprit qui fait une grosse différence dans l'attitude générale de l'individu. Très différent de ce que je vois lorsque je me rends au dépanneur du coin.

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Malheureusement, la sortie prévue pour demain n'aura pas lieu. Mais communiquez avec moi si ça vous intéresse, car je pourrais très bien planifier ça pour une autre journée d'octobre.

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Même s'il a sa carrière bien à lui, Youssou N'Dour est connu entre autres choses pour sa collaboration avec Peter Gabriel. Sa musique est parfois un hybride entre musiques occidentales et africaines, et ce serait dommage de s'en formaliser.

lundi 3 octobre 2011

PAS POUR LES DÉBUTANTS.


En parfaite sécurité sur les pistes cyclables? Pas toujours.


Je suggère à ceux qui aimeraient venir rouler avec nous, sur un parcours de gravelle, de surveiller ce blogue vendredi prochain. Il se pourrait très bien que nous fassions une sortie samedi, dans Bellechasse. Le parcours que j'ai en tête nous amènerait de Saint-Charles à Saint-Lazare par de charmantes petites routes plutôt confidentielles. Très peu de voitures et pas de stress. Le rendez-vous sera affiché ici.

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Récemment, un palmarès des dix villes du monde dont le traffic est le pire donnait non seulement une, mais deux villes de l'Inde comme étant les endroits les plus pénibles pour la circulation: Bangalore (sixième) et New Delhi (septième). Évidemment, la surpopulation est en cause ici, mais aussi, un certain... disons, un certain talent pour le chaos chez les Indiens. Une des raisons pour cela tient au fait que l'examen de conduite pour les automobilistes est plutôt détendu. Jugez par vous-mêmes.



Et encore, les images du traffic de Bombay (Mumbai) que vous voyez sur ce vidéo ne rendent pas vraiment justice à l'intensité de ce que vous trouverez dans les villes indiennes, et même la campagne. Comme par exemple cette publicité pour l'émission "Ice Road Truckers" dans le nord de l'Inde. Durant l'émission on y voyait des accrochages qui sont finalement inévitables compte tenu de l'attitude des conducteurs, combinée aux conditions de route.



Au Vietnam j'ai été témoin d'un accident très évitable par les parties concernées. Et là aussi règne un certain chaos, mais il me semble quand même moins irrationnel que ce que je sais de l'Inde. Et c'est au Vietnam, dans la ville de Danang à neuf heures du matin, que j'ai vécu la situation de traffic la plus intense de toute ma vie de cycliste. Nous étions tous sur deux roues, avec ou sans moteurs, cordés les uns sur les autres, à vitesse réduite pour des raisons évidentes. Pas de place pour les hésitations ou la confusion. Pas pour les débutants...

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Un des bons moyens pour reconnaître la qualité d'une jante est de monter une roue avec cette jante. La bonne jante est plus facilement et plus rapidement droite dès le début du tensionnage des rayons. Je l'ai vu encore ces derniers jours en travaillant sur des jantes Mavic (A319) et Ambrosion (Evoution). C'est une chose que le consommateur moyen ne sait pas, mais c'est un bonheur que de travailler avec cette qualité de matériel.

J'ai d'ailleurs fait une petite provision de ces A319, et aussi de A119, car elles sont présentement retirées du catalogue Mavic pour faire place à de nouvelles séries pour 2012. Ça va me permettre d'augmenter la qualité de certains vélos Falardeau sans en augmenter le prix.

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Je remettais à plus tard la diffusion sur ce blogue d'une vidéo montrant le pianiste Keith Jarrett, car je n'en trouvais pas qui me plaisait. J'en ai finalement trouvé deux, dont celui-ci qui est une interprétation d'une composition de Oliver Nelson.
Jarrett s'est d'abord fait connaître en côtoyant Miles Davis, puis aussi par son fameux album "Koln Concert" qui a contribué à la notoriété de l'étiquette de disque allemande ECM.

Excusez-le: il a la vilaine habitude de marmonner en jouant. Mais ne toussez pas, car ça l'irrite beaucoup si un membre de l'auditoire a le malheur de se faire entendre pendant le concert...

Avec lui, Gary Peacock et l'extraordinaire Jack DeJohnette à la batterie.

mardi 27 septembre 2011

EN PÉNITENCE PENDANT DES MOIS.




Entre Sainte-Marie de Beauce et Saints-Anges, août 2011.


Conversation avec un client, hier, qui m'a montré son vélo d'hiver en me demandant mon opinion: stop, ou, encore?

Le vélo a un déficit d'entretien évident. Transmission rouillée, freins cantileviers qui ne tournent plus sur les pivots du cadres, roulements pathétiques, etc. Et ça tombe mal, car quand le vélo était neuf, c'était un vélo moche.

Si ça avait été un bon vélo au départ, il n'y aurait qu'une seule façon de travailler sur ce vélo et en faire une machine rentable. Le propriétaire doit faire le travail lui-même pour éviter les frais de main-d'oeuvre. D'autant plus que, lorsqu'un tel vélo passe au bistouri, on ne sait jamais quand les travaux seront bloqués en cours de route par un problème majeur et inattendu.

Alors là, vu que ce n'est pas un bon vélo au départ, ça ne vaut tout simplement pas la peine d'investir dessus. Car pour le même montant, on peut se procurer un vélo d'occasion, de préférence agréable, et le préparer correctement pour l'hiver. Quitte à utiliser un ou deux éléments encore bons sur l'épave rouillée.

Ou, investir plus, dans une machine plus agréable, neuve, avec entretien fait au fur et à mesure des besoins. Plutôt qu'un entretien déficient, du genre: "J'm'en occuperai au mois d'octobre". Je trouve l'hiver québecois trop long pour être en pénitence pendant des mois.

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Autre conversation, la semaine dernière, avec un cycliste qui travaille à temps partiel chez un gros détaillant de vélos de la région de Québec. Il me confiait son intérêt pour les vélos avec entraînement par courroie, par opposition au classique système à chaîne.

Il me racontait avoir parlé avec un fournisseur canadien, fabriquant de vélos bien connu, pour lui suggérer de mettre en marché un vélo équipé de la sorte. Le représentant de la compagnie lui a donné une réponse polie et plutôt évasive. Du genre qu'on donne quand on sait très bien que son patron ne bougera pas mais qu'on ne veut pas froisser son client.

Indépendamment de ce que l'on peut penser d'un tel système, il y a un état de fait qu'il ne faut pas perdre de vue, et qui s'applique à plusieurs innovations (qui n'en sont pas toujours) susceptibles d'être proposées. Mettez-vous dans la peau du propriétaire de magasin qui gère un certain nombre de vendeurs dans son équipe. Combien d'entre eux sont familiers avec ce système, sont capables d'en parler avec compétence et enthousiasme devant des clients souvent perplexes? Un? Deux? Zéro?

Il ne faudra donc pas s'étonner si ce même propriétaire de magasin n'a pas envie d'investir de sa poche (ou de la poche de sa banque) 5000$, 10000$ ou 20000$ (ou plus) pour offrir des vélos qui pourraient très bien ne pas trouver leur place dans l'oeil de la clientèle. Dans un tel contexte, le fabriquant canadien sera très prudent avant d'engager lourdement des ressources dans un tel projet dont il peut, après tout, très bien se passer.

Tout ce qui est technique est source de compromis. Prenez cette innovation, faites la liste des avantages qui lui sont rattachés, mais n'oubliez surtout pas de faire la liste des désavantages inévitables. Et posez-vous la question suivante: cette invention qui est loin d'être récente, pourquoi ne s'est-elle pas imposée déjà, si elle est si valable?

Car entre 1880 et 1920, il s'est déposé beaucoup de demandes de brevet pour des éléments de vélo qui n'ont jamais connu le succès espéré par leurs inventeurs. Pour toutes sortes de raisons, bonnes ou mauvaises. Peut-être que dans vingt ans, nous roulerons tous avec des cadres en bambou, avec des pédaliers ovales et des transmissions par courroie. On verra.

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Si vous aimez la musique classique, Espace Musique (95.3 FM à Québec) propose souvent de bonnes émissions les soirs de semaine. Hier soir, le pianiste québecois André Laplante interprétait Ravel et Liszt. Ce qui m'a inspiré la suggestion suivante.

mercredi 21 septembre 2011

PÉDALIER DÉTESTABLE.



On trouve de tout, même une limace...


Je recommence à avoir un peu moins de pression au travail, la fraîche température de septembre a refroidi les ardeurs des moins motivés. Et ceux qui avaient à investir dans leur vélo pour 2011 l'ont pour la plupart déjà fait.

Je peux donc commencer à travailler sans que ce soit une commande ferme de la part d'un client. La première chose que j'ai fait a été de rénover un vieux Mikado, circa 1983, pour en faire un vélo de neige. Je vous passe le détail des nombreuses pièces neuves qu'il a reçues, mais il est presque prêt et sera disponible au prix de 165$. Ce prix inclut une paire de garde-boue neuve.

Il était équipé d'un de ces détestables pédaliers "half-step" qui ont été commis durant ces années-là. 45/52. Donc, peu de différence entre les deux plateaux. L'argument de vente: on utilise d'avantage le dérailleur avant puisque les nuances sont plus subtiles qu'avec le traditionnel (à l'époque) 40/52.

Mais le résultat, c'est que beaucoup de cyclistes se sont plaints d'un petit plateau qui ne l'était pas assez, petit. Maintenant, les vélos de cyclotourisme sont pratiquement tous équipés de trois plateaux.

J'ai corrigé la chose en installant à la place un pédalier double 38/48.

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Mes vélos personnels ne sont pas toujours très propres. Manque de temps, et aussi parce qu'ils roulent tous à la pluie, certains plus que d'autres. En fait, c'est surtout lorsque j'ai un pneu ou une pièce quelconque à remplacer que je les nettoie.

Mais je sais très bien que c'est souhaitable de le faire. Pas seulement pour l'esthétique et pour favoriser le bon fonctionnement, mais aussi parce que c'est le meilleur moment pour observer si quelque chose cloche. J'en ai eu un autre exemple cette semaine.

Je travaillais sur mon tandem qui souffrait depuis quelques temps d'un craquement un peu sinistre dans la transmission. J'en ai profité pour nettoyer le pédalier avant, et, tant qu'à y être, j'ai nettoyé celui du passager. C'est là que j'ai vu ce qui n'allait pas: les vis de plateaux étaient desserrées, provoquant une friction de plus en plus importante des plateaux avec la manivelle. L'essai routier qui s'ensuivit confirma que c'était bien la source du problème.

Profitez d'un nettoyage pour observer tout ce qui pourrait laisser à désirer sur votre machine. Ça peut être un câble endommagé, une petite déchirure d'un pneu, un réflecteur désorienté, un desserrage quelconque. Personnellement, j'aime bien le nettoyeur Finish Line "Super Bike Wash".

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Ooooops! Au Lac Sergent, en juillet 2011, après une tempête de vent.



Avec le temps frais, vient le besoin de se recouvrir la tête. Surtout si votre crâne est dégarni. J'aime beaucoup porter la casquette traditionnelle des coureurs cyclistes, d'autant plus qu'elles se glissent très bien sous les casques modernes. Le problème, c'est qu'elles se font rares, car elles ne sont plus très populaires.

J'ai réussi à trouver un fournisseur qui en a mis dans son catalogue, et j'en ai fait venir. Noires, avec du blanc et du rouge, logo Giro, elles se détaillent 17$ (+taxes).

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J'ai récemment parlé avec quelqu'un qui a travaillé en Asie dans le domaine diplomatique. Nous avons parlé de Singapour, un des axes principaux du commerce international. Singapour, Saigon, Hong-Kong, Taiwan, Shanghai, la Corée du Sud et le Japon, voilà une route commerciale extrêmement achalandée.

Singapour se démarque par des règles générales très strictes. Ne vous avisez pas de jeter des détritus sur le trottoir ou dans la rue: l'amende est salée et on ne badine pas avec ça. Possession de drogue? Pas besoin d'un kilo pour le regretter. Le commerce est également très règlementé.

Par contre, mon interlocutrice me disait que les choses qui sortent du pays par bateau ou en avion sont un peu moins contrôlées. Premièrement, il y en a énormément et ça prendrait beaucoup de ressources pour tout faire. Et logiquement, ce sont les autres pays qui hériteront du problème...

En fait, Singapour a une telle réputation pour le commerce que certains fraudeurs internationaux s'annoncent comme étant de Singapour pour se donner de la crédibilité et berner leurs victimes. L'Indonésie tout proche n'a pas une aussi bonne réputation...

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J'ai enlevé le premier vidéo que j'avais mis ici. Le cadre amputé que l'on voit toujours lorsque j'importe un vidéo sur ce blogue ne permettait pas de voir des éléments visuels important dans l'humour de la chanson Angry Birds de Natalie Dawn et son duo Pomplamoose. Allez le voir sur youtube.com, ça vaut le détour.

En lieu et place, Antoine Gratton, en l'honneur du film Le Divan du Monde que je regardais hier soir. Les musiques d'Antoine Gratton sont un peu comme des vélos, elles prennent leur sens par le momentum et sont portées par celui-ci.

mercredi 14 septembre 2011

SURCHAUFFE.




Ce porte-bagage est une copie d'un modèle Axiom (Norco) qui s'est brisé dès la première semaine d'un voyage en Amérique du Sud. Un artisan local l'a reproduit avec de l'acier. Comme vous pouvez le voir, il est encore en service.



Ici dans la ville de Québec, les médias en ont parlé beaucoup récemment. Les petits autobus électriques qui faisaient un circuit, un court circuit (...) dans la vieille ville surchauffaient et finissaient par prendre feu. Au troisième, l'administration a décidé de mettre ces véhicules au frais, le temps qu'on règle le problème.

Le constructeur se défend du mieux qu'il peut, arguant que ces autobus sont en service dans d'autres villes et qu'il n'y a pas de problèmes de cet ordre.

J'ai une suggestion pour les ingénieurs qui s'ingénient à trouver l'origine du problème. Faites le circuit en question, qui inclut une montée typique de la basse-ville à la haute-ville de Québec, en vélo. Pas seulement une fois, mais à répétition, comme l'Écolo Bus. Combien de fois aurez-vous besoin de le faire pour comprendre? Je peux me tromper, je ne suis pas ingénieur, mais je pense que les coureurs qui ont participé au Grand Prix Cycliste de Québec vendredi dernier savent exactement ce que je veux dire...

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Quand j'ai commencé à travailler dans le domaine du vélo à Québec, durant les années '80, ça m'a frappé: les grandes personnes (1.83m et plus) n'achetaient pas beaucoup de vélos. C'était probablement différent aux USA, car on trouve là-bas plus de ces grandes personnes, mais ici ça a pris du temps avant de voir les choses changer. Maintenant, ils sont très présents en vélos sur nos routes. Tant mieux pour eux d'ailleurs, car ils sont souvent puissants et rapides.

Et quand j'ai commencé à vendre des vêtements aux cyclistes, j'ai constaté également que ces grandes personnes sont souvent réticentes à s'habiller avec des couleurs voyantes. C'est pourtant recommandé, pour des raisons de sécurité. Ils aiment les casques noirs, les vêtements foncés, comme s'ils n'aimaient pas attirer l'attention. Des exceptions, il y en a, bien sûr. Simple observation non-scientifique que je partage avec vous.

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Je mijote une ou deux sorties de groupe dans les Appalaches beauceronnes dans les prochaines semaines. Je vous tiendrai au courant des détails lorsqu'ils seront établis. Il s'agira de sorties d'un jour (samedi ou dimanche), dans des chemins d'asphalte et de gravelle. Les pneus de 700 x 23 ne seront donc pas adaptés à ces sorties.

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Lundi dernier, lors de la présentation de la nouvelle saison de Midi-Jazz à CKRL-MF 89,1, Denys Lelièvre parlait de cette tendance au lyrisme de la nouvelle génération de musiciens de jazz. Il pensait justement, entre autres, à des gens comme Brad Mehldau que je vous avait déjà fait entendre il n'y a pas si longtemps. "Don't be sad".