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vendredi 3 février 2017

TENDANCES 2018.





Circa 1951.


Dans un article récent de Bicycle Retailer and Industry News, on nous donne des nouvelles de Taichung (Taiwan) Bike Week. Les tendances y sont discernables. Cette Taichung Bike Week est destiné principalement aux concepteurs de vélos, communément appelés gérants de production, pour les aider à planifier leur prochaine cuvée. Elle a lieu à chaque automne, moment crucial pour ces concepteurs. Il faut comprendre que, à l'automne 2016, ce sont les vélos 2018 qui sont en gestation. Les vélos 2017 ont déjà été présentés aux détaillants.

Un producteur de roues remercie Shimano et SRAM de nous avoir épargné le passage aux cassettes à 12 vitesses pour les vélos de route.

WTB veut développer un nouveau standard de pneu de route surdimensionné et d'autres compagnies de pneus veulent suivre le mouvement.

SRAM va proposer des transmissions pour vélo de montagne 1 x 12 à un prix moins élevé l'an prochain. Mais Shimano ne cherche pas à descendre en gamme pour les transmissions mono-plateau dans ce genre de vélos.

Les fabricants proposent encore des pneus de 27.5" pour ces vélos de montagne, et cherche encore la largeur idéale. Il y a un glissement vers une taille qui serait inférieure au 2.8" qui sera répandue sur l'année-modèle 2017.

Après l'hiver dernier, 2015-2016, les distributeurs américains avaient surévalué largement la demande pour le vélo à pneu surdimensionné (fat bike) et ils étaient pratiquement invisibles à Taichung, cette semaine-là.

Dans les prochaines années, les freins à disque sur vélos de route seront la nouvelle normalité, pendant que les freins sur jante seront réservés aux vélos super-légers spécialisés pour les ascensions ou pour les vélos de contre-la-montre.




Un peu de réalité alternative...


À la fin des années '20, la compagnie Whippet a fabriqué plusieurs milliers d'automobiles. Un résident de Saint-Raymond-de-Portneuf en avait acheté une, et l'appréciait tellement qu'il en vantait les mérites à qui voulait bien l'entendre. Tant et si bien qu'on l'a qualifié de whippetiste, terme signifiant que non seulement il aimait la marque, mais il refusait de concéder un quelconque mérite aux autres marques.



Après trois semaines d'utilisation du gros vélo (aka fat bike), et après 40 ans de vélo quotidien sur/dans la neige, mes impressions se définissent petit à petit. Tout d'abord, mon vélo habituel (équipé de pneus de cyclocross de 30 mm de largeur) et le gros vélo ont ceci en commun:

  1. Les deux vélos font l'affaire, malgré leur allure très différente.
  2. Je passe quelques jours avec un des deux vélos, n'importe lequel, puis je passe à l'autre et je dis: Wow! Quelle merveille! Les deux sont merveilleux, chacun à leur manière.
  3. Les deux, dans mon cas, ont un cadre en aluminium, ce qui est souhaitable pour contrer la rouille de cette partie du vélo.
Au fil des années, j'ai roulé l'hiver avec les tailles de pneus suivantes:
  • 26 x 1 1/4 (rarement)
  • 26 x 1 3/8 (jusque vers 1988)
  • 26 x 2.0 (entre 1.9 et 2.1, mais je me suis vite lassé)
  • 27 x 1 1/4 (Michelin World Tour et un autre Michelin dont je ne me rappelle plus le nom)
  • 700 x 29 (cyclocross)
  • 700 x 30 (cyclocross)
  • 700 x 32 (CST Cultivator)
Et le gros vélo ajoute maintenant à cette liste le 26 x 4.0.

J'ai souvent fait des distances supérieures à 30 kms en plein hiver, à, et autour de, Québec. Jusqu'à 70 kms, en fait. Je ne voudrais pas avoir à faire de telles distances avec des pneus de 4 pouces, car le vélo est plus lent, c'est flagrant. 

Par contre, les gros pneus changent ma relation avec l'espace en gommant certains obstacles auparavant infranchissables, et en me permettant des parcours hors-route plus associés aux sports d'hiver ou à la marche. Ils sont particulièrement ludiques et acceptent des défis que même un vélo de montagne traditionnel ne peut relever. Ce que je reproche à ce dernier? Ses gros pneus ne sont pas assez gros, et pas assez petits. 

Si je parle autant de pneus, c'est qu'ils sont aussi importants dans la conception d'un vélo qu'un batteur l'est dans un groupe de musiciens. C'est la clé qui détermine la vocation du vélo et certaines dimensions du cadre.

Mais si votre budget est très limité, le gros vélo n'est pas une option. Alors qu'on peut trouver assez facilement des vélos hybrides d'occasion et les modifier (pneus, garde-boue, éclairage) pour en faire un bon vélo d'hiver, particulièrement pour un usage utilitaire. À 200 ou 300$cad, c'est faisable.  Presqu'impossible avec les gros vélos. Dans quelques années, quand le marché se sera développé, la situation sera différente, mais pas maintenant. Notez que n'importe quel vélo qui aura fait quelques hivers, dans nos conditions québécoises, aura perdu beaucoup d'intérêt et de valeur, à moins d'avoir subi un entretien rigoureux comme peu de gens en donnent. 

Je ne me qualifierais donc pas de whippetiste. Les deux vélos ont leur place dans mon écurie. Reste à voir comment mes besoins évolueront.




L'Allemagne n'a pas l'habitude de lésiner en matière d'autoroute. Si on y roule aussi vite qu'on le fait, c'est qu'on y investit énormément en matière d'entretien, de surveillance et de sécurité. Mais là, le pays envisage une autre sorte d'autoroute, d'un genre qui pourrait se révéler intéressant pour certains d'entre vous.
https://reporterre.net/L-Allemagne-construit-la-plus-grande-autoroute-cyclable-du-monde




jeudi 8 janvier 2015

SLOW DOWN!







Tout d'abord, permettez-moi de vous offrir mes Meilleurs Vœux pour l'année 2015. De la qualité, et de la quantité.

*

On ne voit pas ça à Québec. Vous roulez sur le boulevard et soudain, la pancarte avec le feu clignotant jaune est bien visible au-dessus des têtes et ça dit quelque chose comme:



 SLOW DOWN WHEN FLASHING
15 MPH
SCHOOL ZONE


Et là, justement, il clignote, le feu. On dirait qu'un martien, dans un vieux film, a envoyé un rayon verdâtre et mystérieux sur la population terrestre qui débilite toutes leurs machines. Pas au point d'arrêter les voitures, mais presque.

En temps normal ici, sur plusieurs boulevards, la vitesse limite est de 45 mph (approx. 72 km/h). Plusieurs voitures la dépasse impunément, mais là, il y a un consensus, et tout le monde, vraiment tout le monde, ralenti jusqu'à 15 mph. Ou 20 mph gros maximum.

Je ne sais pas ce qui se passerait à Québec si, pour les zones scolaires, on installait de tels feux. Pas en bordure du trottoir, mais bien au-dessus des têtes en plein milieu de la partie supérieure du champ de vision des automobilistes. Parce qu'en ce moment, typiquement, ces zones font passer la vitesse maximum de 50 à 30 km/h aux heures critiques. Et allez voir ce qui s'y passe, à ce moment-là. Vous n'aurez aucune difficulté à en trouver qui roulent au-dessus de 50.





Voici un article publié récemment dans le journal de Québec Le Soleil:


http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/201412/28/01-4831401-six-verdicts-pour-quebec.php


Manque de pistes cyclables utilitaires, cohabitation auto-vélo parfois houleuse, la capitale n'est pas toujours bien perçue dans le milieu cycliste. Or, ce n'est pas faute de cyclistes! Selon l'étude «L'état du vélo au Québec» de Vélo Québec, pas moins de 58 % des adultes de la capitale font du vélo. La pratique du vélo à Québec est même supérieure à la moyenne québécoise (54 %). Non seulement les gens de Québec roulent à vélo, mais ils roulent beaucoup. Les cyclistes d'ici parcourent en moyenne 1000 km par année, bien plus que les 624 pédalés par le Québécois moyen.
D'où vient le problème? Les cyclistes de Québec enfourchent davantage leur vélo la fin de semaine, préférant massivement l'auto pour aller travailler. Selon le Plan de mobilité durable, à peine 1 % des déplacements s'effectuent à vélo - un taux «marginal», précise le plan. En fait, il s'agit d'une part modale médiocre à l'échelle nationale, selon les données du centre de recherche Cycling in Cities de l'Université de la Colombie-Britannique. Saskatoon et Toronto font deux fois mieux. Montréal et Vancouver sont sur ce plan trois et quatre fois supérieures à Québec. À l'autre bout du pays, la capitale britanno-colombienne, Victoria, frôle les 11 % de part modale - un taux 11 fois plus élevé qu'à Québec!
Verdict : Québec est une ville de cyclistes... surtout intéressés par le loisir.





Je peux vous le confirmer: beaucoup de mes clients roulent surtout la fin de semaine. Bien sûr, le vélo utilitaire, celui qui vous amène au travail ou qui vous fait faire des commissions, est populaire. Mais souvent, le client vient me voir le lundi ou le mardi, et n'est pas pressé de récupérer son vélo... avant le vendredi ou le samedi matin.

Il y a de quoi avoir le vertige, parfois. Puis, le mardi soir, on regarde tout ce qu'on a réussi à faire depuis le lundi matin et on se dit qu'on va probablement y arriver, si on continue comme ça. Je pense surtout aux réparations quand je dis ça, mais je ne peux pas rester longtemps sans m'occuper de la fabrication des vélos neufs, car ces derniers demandent chacun un plus gros investissement de temps. Parce qu'on ne parle pas ici du simple assemblage d'un vélo qui arrive au magasin dans une boîte, et dont il ne reste à faire que l'assemblage final. Il s'agit plutôt d'un cadre sur lequel il faut poser la fourche, avant d'installer les roues, le freinage et la transmission, puis la périphérie et les accessoires quand il y en a. Heureusement, je n'ai pas à faire la soudure et la peinture du cadre...

Si je n'avais pas l'impression de rendre service avec tout ça, je ne sais pas ce que ça me prendrait!

*

On m'a prêté le film suivant, la semaine dernière. Un groupe-phare de son époque, avec des tas d'images de l'époque et des points de vue que je n'avais jamais entendus. À voir, assurément.




Et pour rester dans le ton, d'autres citations de l'excellent Chronicles, volume one de Bob Dylan dont je vous parlais dans mon dernier message du 25 décembre.

Il y est question, entre autres personnages, du Canadien Daniel Lanois et de sa relation avec Dylan quand il avait réalisé un album publié en 1989, Oh Mercy.

Lanois was a Yankee man, came from north of Toronto, snowshoe country, abstract thinking. Northerners think abstract. When it's cold, you don't fret because you know it's going to be warm again... and when it's warm, you don't worry about that either because you know it'll be cold eventually. It's not like in the hot places where the weather is always the same and you don't expect anything to change. Lanois's thinking was fine with me. I think abstract, too.

Lanois is technically minded and he's a musician, usually plays on every record he produces. He's got ideas about over-dubbing and tape manipulation theories that he's developed with the English Producer Brian Eno on how to make a record, and he's got strong convictions. But I'm pretty independent, too, and I don't like to be told to do something if I don't understand it. This was the problem we were going to have to work through. One thing about Lanois that I liked is that he didn't want to float on the surface. He didn't even want to swim. He wanted to jump in and go deep. He wanted to marry a mermaid. All that was fine with me.

En fait, c'est à Hull, Québec, que Lanois est né. Il a réalisé des albums de U2 et de Peter Gabriel, entre autres.

Un jour, en Louisiane, Dylan rencontre un autre personnage plutôt coloré, aux opinions bien arrêtées. Cette conversation a probablement eu lieu en 1988.

''You a praying man?'' he said.
''Uh-uh.''
''Good, gonna have to be when the Chinese take over.''
He said it without looking at me. He had an odd way of talking, made me feel like I wasn't in his place at all, like he had just strolled into my place. ''You know, the Chinese were here at the beginning. They were the Indians. You know, the red man. The Comanche, the Sioux, the Arapaho, the Cheyenne, all them people, they were all Chinese. Came over here about the same time when Christ was healing the sick. All the squaws and chiefs came from China, walked across from Asia, came down through Alaska and discovered this place. They became Indians a lot later.''...
...''Trouble was that they split up into parties and tribes and started wearing feathers and forgot they were Chinese.'' Et il continue en disant que si les Européens ont eu le dessus si facilement sur ces Indiens qui n'en étaient pas, c'est qu'ils étaient divisés en tribus et n'ont pas su s'allier pour faire front commun.

Et le bonhomme, qui s'appelle Sun Pie, continue plus loin en disant: ''There's no equality down here. Some of us are special. Some of us aren't. Some down here are tougher and smarter than others, some are weaker and less wise. Can't help it. Can't help how you're born. Some down here make better doctors and some are better victims. Some down here are better thinkers. some down here make better mechanics and better rulers. No one 'round here is a better carpenter than me, but I couldn't be a good lawyer. Can't read law. We're not even equal in our own races, some are at the top and some are at the bottom.''








R.I.P. Wolinski, Cabu et tous les autres. Votre insolence et votre pertinence ont éclairé ma jeunesse. Vous méritiez beaucoup mieux que ça. Beaucoup.


 

vendredi 7 mars 2014

LA NEIGE, PENDANT DES MOIS.




L'hiver qui tient bon en cette journée de fin février 2014.


La semaine dernière, je vous avais dit que j'en oubliais probablement, et je ne m'étais pas trompé. Au moins un: le cadre Guru en Columbus Nemo (acier) que j'ai utilisé en 1998/1999 quand mon dernier Colnago a cédé à cause d'un défaut de fabrication. Ce qui amène donc le compte des vélos que j'ai possédés à quarante-cinq. Et je ne compte pas là-dedans les vélos que j'ai achetés pour ma famille, même si à l'occasion j'ai pu en utiliser un ou deux.

J'aimais bien ce Guru, mais il ne survivrait pas à la comparaison avec ceux qui mérite le podium de mes vélos préférés, à vie. Le jeu de tubes Nemo est ce qu'il est, et vaut ce qu'il vaut. Ce n'est pas la faute de Guru qui, comme son nom l'indique, est une compagnie montréalaise.

Les podiums comportent habituellement trois marches, mais je me sens obligé d'en ajouter une, pour faire une place à mon actuel vélo de neige, un Falardeau Alu8. Ce dernier est indispensable, compte tenu de la place qu'occupe l'hiver à Québec, même s'il ne sera jamais le vélo le plus rapide de mon écurie. Mais il est imbattable pour ce qu'il a été conçu: la neige, pendant des mois.

D'ailleurs ça ferait un drôle de podium, parce que je serais également obligé de mettre deux cadres sur la même marche. Même style, même poids, même plaisir, même performance.

Il s'agit du Giant TCR et du Falardeau carbone monocoque. Le premier s'est acheté son prestige sur les routes du Tour de France (entre autres), le deuxième se contente de faire le travail, sans prétention autre que de contenter son propriétaire. Puisque je ne peux ni ne veux pas ressembler à un quelconque commandité, le Falardeau fait parfaitement mon bonheur.

Attendez un instant. À bien y penser, je vais ressembler à un commandité, en 2014, puisque je vais porter ma propre commandite, sous la forme du nouvel ensemble Bicycles Falardeau:



J'en ai encore deux disponibles au magasin, au coût de 148$ + taxes. Ça inclut le maillot et le cuissard. J'ai choisi la couleur en fonction de la sécurité, évidemment.

Mais pour revenir à ces deux cadres Giant et Falardeau, laissez-moi simplement terminer en disant que ces deux machines avaient tout ce que mes autres cadres préférés (de route) avaient, avec la légèreté en plus. Par exemple, le Colnago titane que j'ai eu était tout aussi agréable, sauf que lorsque l'on veut un titane proche de la barre des 1000 grammes, il faut s'attendre à débourser des montants que je n'ai jamais été prêt à payer. Dommage, car le titane m'a laissé des bons souvenirs. Et malgré les années qui passent, le titane n'a pas réussi à se démocratiser. Tout au plus, a-t-on vu des titanes chinois se pointer le bout du nez, mais sans réussir à se bâtir une crédibilité auprès d'une clientèle inquiète de leur durabilité.

Les cyclosportifs acier que j'ai possédés m'ont eux aussi laissé de bons souvenirs, mais sur un vélo destiné à la vitesse, je ne serais personnellement pas prêt à doubler le poids de mon cadre actuel. Surtout que j'ai la vilaine habitude de rouler avec des gens plus forts que moi...

Les cyclosportifs aluminium que j'ai eus m'ont plu beaucoup, eux aussi. Je n'ai jamais possédé de ces cadres alu franchement tape-cul qui ont donné une si mauvaise réputation à l'aluminium. Je parle ici entre autres des premiers Cannondale, braves pionniers qui n'avaient pour argument que le gain de légèreté. Et la rigidité accrue, si telle est votre tasse de thé. Tout au plus, mon Trek 1990 m'a inquiété à quelques reprises avec des claquements d'outre-tombe lorsque je traversais une voie ferrée. Un Falardeau en Columbus Altec2, lui, m'a laissé un souvenir qui était diamétralement opposé à cette réputation de sécheur des alus: il était d'une douceur exemplaire sur les mauvaises surfaces. Toutes catégories confondues, c'était un des cadres les plus confortables que j'ai eus. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de faire un bref essai sur un Colnago en Altec2  qui était très différent du Falardeau Altec2: trop rigide, trop sec, on n'aurait jamais cru que les deux cadres avaient un jeu de tube en commun. Ce Colnago était de grande taille, et je dois dire que le jeune homme qui en était propriétaire en était très satisfait. Son besoin de rigidité était sûrement beaucoup plus grand que le mien car il était grand et semblait puissant.



À Sainte-Pétronille, Ile d'Orléans, février 2014.


Espérons que d'autres gouvernements, à commencer par les nôtres, pourront être influencés par cette initiative française:

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/plan-velo-comment-le-gouvernement-veut-vous-mettre-en-selle_1497544.html



Pour 40 rayons, 26 pouces. En spécial à 98$cad la paire.


Yudi Wang travaille chez Tien Hsin Industries. Vous ne connaissez pas TH Ind.? Lisez quand même:

''En 1993, nous avons décidé de faire notre propre marque. Cet été-là, j'ai choisi le nom: Full Speed Ahead.'' Jusque là, TH faisait des millions de petites pièces bon marché comme des jeux de direction de moins de 10$. Maintenant FSA joue dans la cour des grands.

Le magazine Bicycle Retailer and Industry News lui a récemment demandé quels sont les défis auxquels fait face l'industrie du vélo. ''Je suis un peu inquiète que cette industrie pourrait devenir un exemple où seules les grosses compagnies peuvent survivre... ...Les compagnies de taille moyenne apportent la créativité et des opportunités pour les gens qui ont un grande passion pour ce sport et cette industrie, plus que les grosses compagnies. Cette contribution, je crois, aide à rendre tout plus intéressant et stimulant.''

J'aimerais quand même savoir à qui elle pense lorsqu'elle parle des grosses compagnies. Spontanément, lorsqu'il est question des plus gros chiffres d'affaires, je pense à Shimano et à Giant, et malgré toutes les réserves que j'ai au sujet de ces compagnies. je ne pense pas qu'on puisse dire qu'elles sont dépourvues d'intérêt envers le sport qui les fait vivre. Mais c'est vrai qu'il se passe constamment beaucoup de choses du côté des petites compagnies qui ont été fondées par des cyclistes qui ont une vision de ce qu'ils souhaitent concrétiser.


*

La pièce-titre du nouvel album du chanteur Gregory Porter, ''Liquid Spirit''. J'avoue avoir hésité: la pièce ''No Love Dying'' du même album est également intéressante.