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vendredi 10 février 2017

PLAN C (AH! AH!)









La température était plutôt clémente, en ce premier dimanche de février. À peu près zéro Celsius. Une belle petite neige et peu de vent. À Québec, à ce moment de l'année, c'est habituellement plus froid. Ça m'a donné le goût d'entreprendre quelque chose de plus ambitieux: 33 kms en gros vélo. J'ai trois semaines d'utilisation de ce nouveau fat bike au compteur, et je n'avais jamais essayé d'aller aussi loin avec lui. Les moyennes ne sont pas élevées et il faut y mettre le temps.

Le trajet prévu incluait la traversée du Pont de Québec. Le "vieux pont", pour les intimes. Celui qui est tombé deux fois, pendant sa construction. Heureusement, ces dernières années, il s'est montré plus rassurant. Parce qu'en plein hiver, vous n'avez pas vraiment envie de piquer une tête dans le fleuve Saint-Laurent. Pas moi, en tout cas.




Le trottoir du pont est suffisamment libre de neige pour pouvoir traverser en hiver, la plupart du temps. J'ai l'impression que les vents d'est et d'ouest auquel le pont est très exposé se chargent de l'entretien. C'était le cas dimanche dernier: j'avançais sans difficulté, même si la chute de neige en cours laissait une petite accumulation sur le sol. Seuls les derniers mètres avant le tablier du pont, côté nord, se sont révélés trop laborieux.



Je prévoyais un retour par le traversier de Lévis, qui part à chaque demi-heure pour une courte traversée de dix minutes.




Passé le pont, une piste cyclable/trottoir permet d'aller vers Lévis et elle est utilisable même en hiver, grâce à un entretien qui venait d'être fait quand je suis passé ce jour-là. La progression était facile, la neige au sol n'était pas abondante. Sauf que...

Sauf qu'à un moment donné, elle n'était plus facile, cette progression. Pour tout dire, j'avais l'impression de pédaler dans la choucroute, comme si soudain la neige s'était épaissie considérablement, malgré que mes yeux me disaient le contraire. Mon plaisir disparaissait sans me demander mon avis.

J'ai fini par m'arrêter, pour vérifier la pression des pneus. Des fois que... Le pneu arrière, impeccable. Le pneu avant lui, par contre, s'est révélé être complètement dégonflé! Vous pouvez vous douter qu'un pneu de quatre pouces de largeur, dégonflé, ça n'avance pas très joyeusement. Là était mon problème. Par la suite, une vérification m'a permis de constater que la chambre à air s'était agrémentée d'un trou.




Me voilà donc en panne. Sans chambre à air de rechange, sans rustine. Et pour dire franchement, avec le froid, même si j'en avais eu, je n'aurais pas tellement eu envie de sortir mes outils. J'étais à neuf ou dix kilomètres de chez moi. Pousser ce gros vélo sur cette distance? Non merci.

Plan B: Demander de l'aide à quelqu'un qui ne m'en voudra pas trop de l'avoir fait, avec une voiture trop petite qui n'a jamais transporté un gros vélo, et surtout pas en hiver. Long et un peu compliqué.

J'étais un peu ennuyé par tout ça, jusqu'à ce que me vienne à l'esprit un Plan C. Que je n'ai jamais utilisé, je n'en ai jamais eu besoin, pas depuis qu'il existe. Trois ans pour être exact.

Je suis membre du club automobile CAA. Nous en avions pris l'habitude parce que nous étions propriétaires d'une vieille voiture qui avait ses sautes d'humeur à l'occasion. J'avais annulé par la suite mon abonnement jusqu'à ce que j'apprenne que le CAA offre maintenant à ses membres de les dépanner s'ils ont un problème avec leur vélo. Ça ne m'est pas souvent arrivé, au fil des ans, de ne pas pouvoir dépanner mon vélo sur la route lorsque survenait un pépin, mais quand ça arrive...

Je me suis donc présenté à un commerce tout près de là, pour téléphoner et mettre à l'épreuve la qualité de ce service. Pas de problème, m'a dit la dame, on vient vous chercher d'ici 45 minutes.

Ça en a pris vingt. On a promptement attaché le vélo sur la plateforme du camion, et le chauffeur m'a déposé chez moi avec le sourire.


Vous voulez dynamiser un vélo de montagne à roues de 26" qui ne roule pas hors-route?
 Une de vos options: Michelin Run'r 26 x 1.1

Quelques précisions sur ce service. Sur une période d'une année, l'abonnement de base le moins cher vous donne droit à quatre dépannages. J'espère que votre vélo n'en demandera pas tant... Et la précision suivante n'est pas un détail: vous avez droit à un raccompagnement gratuit sur cinq kilomètres. On vous charge un montant additionnel au kilomètre si vous dépassez cette limite. Dans mon cas personnel, il m'en a coûté 10$cad. Ceux qui sont abonnés "CAA plus" ont droit à 160 kms de transport sans frais additionnels. Donc, à vous de juger ce qui vous convient le mieux.

J'aurais toujours pu appeler un taxi comme certains d'entre vous l'ont déjà fait en pareille situation. Mais il aurait fallu spécifier que j'avais aussi un vélo à faire transporter, D'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un petit caniche de 8 kilos tout propre.



Alors finalement je suis bien content de la tournure des événements, malgré tout. Il y a encore d'autres solutions à ce genre de problème, mais il se pourrait bien que je renouvelle mon abonnement l'an prochain, et même que j'augmente le niveau de mon abonnement pour la période estivale, ce qui peut se faire sans payer le plein prix pour les douze mois de l'année puisqu'il commence en décembre, dans mon cas.

https://campagne.caaquebec.com/nonmembre/?gclid=Cj0KEQiA_eXEBRDP8fnIlJDXxsIBEiQAAGfyoWEgjbZzM61wjaMZ8hKzvoAnY4WuzSjCXQ5a4SeNUrQaAnfI8P8HAQ


Je n'ai pas encore enquêté sur la cause de la crevaison. Tout ce que je sais, c'est que la chambre à air est percée, et que ce n'est probablement pas une crevaison par pincement, parce que le pneu était suffisamment gonflé et qu'il n'y a pas eu le genre de choc qui occasionne ce genre de pépin. Mais je me suis dit la chose suivante: s'il y a un débris agressif sur le sol, vitre, métal ou autre, je risque davantage de passer dessus avec un pneu de 100 mm de large, qu'avec un pneu de 30 mm. Je ne sais pas encore si c'est ce qui a occasionné le problème, mais de toute façon la logique est là. Vous me direz, ces pneus sont faits pour rouler hors-route, pas sur la voie publique, mais bon, ce n'est quand même pas interdit...


Je ne saurais dire de quelle année date ces outils. Il font partie du patrimoine de mon commerce qui fête ses 101 ans cette année. Fabriqué en Angleterre, on ne voit plus ça souvent...


Commentaire d'un mélomane au sujet de la vidéo suivante:
Saw this live, in the sense of same tour with same lineup, but different venue. Peerless, wonderful shows, and the live energy and joy is just something hard to capture on video. Fantastic stuff.

C'est vrai, l'énergie, sur place, est palpable.

vendredi 23 mai 2014

RENAÎTRE DE SES CENDRES.




Certains coureurs cyclistes sont plus sympathiques que d'autres. Et il n'y a pas de podium pour ça. Dommage. On y trouverait des Rwandais.

Dans le film Rising From Ashes, on peut les voir se battre contre les circonstances que vous pouvez imaginer, si vous connaissez  l'histoire récente du Rwanda.

On peut voir ce film, entre autres, sur le site Netflix.








Mercredi prochain, le 28 mai, je donnerai une conférence dans le cadre d'une soirée organisée par l'organisme Accès Transports Viables de Québec. Voici le descriptif publié sur le site de cet organisme:

Date: Mercredi le 28 mai, à 18h
(durée appr.: 2h heures avec pause et échanges)

Lieu : Centre culture et environnement Frédéric-Back
(870 avenue de Salaberry, salle 322-324) 

Conférenciers :

  • Paul Trépanier, propriétaire de Bicycles Falardeau
       "L'évolution technique du vélo de 1975 à 2000"


    • Louis Bernier-Héroux, chargé de projets chez Accès transports viables
           "L'état du vélo aujourd'hui"



      C'est gratuit pour les membres d’Accès transports viables. Vous pourrez devenir membre sur place ou encore débourser 5$ pour assister à la soirée.



      Le sujet que j'aborde concerne l'aspect mécanique du vélo, plus spécifiquement l'évolution de l'objet vélo durant une période pleine de rebondissements qui ont fait évoluer les choses rapidement. La place qu'occupe Shimano maintenant dans le paysage du vélo découle directement des événements qui ont eu lieu durant ces années-là et vous comprendrez mieux pourquoi la compagnie a pris la part de marché qu'elle occupe maintenant.




      Je parle ici régulìèrement de vélos polyvalents, et en voici un. Un Falardeau Alu9 chaussé 700 x 28. Je l'ai gâté: le niveau de pièces va jusqu'à Deore XT, et le guidon, la fourche et la potence sont en fibre de carbone. Complet avec selle et pédales, il pèse 10.0 kg ou 10.4 kg selon la roue avant choisie.


      On peut l'équiper avec des pneus plus larges, si on le souhaite, mais les pneus de 28 mm qui sont en place permettent de rouler sur de la poussière de pierre ou dans les rangs de gravelle.



      Et pour ceux dont le budget est plus restreint, on peut mettre de l'aluminium à la place de la fibre de carbone, et des pièces Shimano de moins haut niveau. Tout en gardant le même cadre, qui est également disponible en bleu minuit. Ce cadre est prévu pour être équipé d'un guidon courbé si c'est ce que vous préférez.


      J'utilise de la guidoline de vélo de route sur mon guidon, mais on peut aussi opter pour différentes sortes de poignées, ce n'est pas le choix qui manque.


      *


      La sortie de dimanche dernier, le 18 mai, était un peu plus douce que la prochaine, dimanche le 25. Vous pouvez en voir le trajet et les détails sur la page suivante:   http://www.strava.com/activities/142783463
      Nous y avons cumulé un gain d'altitude de 445 mètres, ce qui n'exige pas de grandes compétences de grimpeur, surtout compte tenu du fait que nous ne faisons pas d'efforts pour larguer nos compagnons, contrairement à ce qu'on voit chez les cyclistes compétitifs. Nous nous arrêtons à intervalles réguliers pour nous regrouper et pour confirmer la direction à prendre lorsqu'une intersection nous offre plusieurs choix.

      Ce sera souvent le cas dimanche le 25, alors que nous explorerons la région située au sud-ouest de Sainte-Marie-de-Beauce, qui est magnifique. Pas à la façon d'une carte postale, mais simplement, une belle campagne accueillante et changeante, avec une circulation automobile presqu'inexistante. Aucun besoin de piste cyclable dans ces coins-là  Le rendez-vous est à l'église de Saint-Elzéar, qui est le premier village au sud-ouest de Sainte-Marie, à 10:30 heures. Nous prendrons la direction Saint-Séverin à partir de là.

      Puisqu'il n'est pas très agréable de rouler sur de la gravelle lorsqu'il pleut, la randonnée sera annulée si le pourcentage de précipitations prévu est de 60% ou plus. J'utilise la page suivante comme référence:
      http://www.meteomedia.com/meteo/canada/quebec/saint-joseph-de-beauce
      Je publierai un avis ici, sur ce blogue, samedi soir, pour confirmer ou annuler la sortie. En cas de doute, vous pourrez jeter un coup d'oeil.

      Les consignes de base:

      Apportez ce qu'il faut pour réparer les crevaisons.

      Apportez de la nourriture, même si une halte est possible à Saint-Anselme. Il s'agit d'une sortie d'approximativement quatre heures.

      Pas de pneus 700 x 23, ils ne sont pas adaptés. Tout le reste peut faire.



      Vu dans le cimetière du Rang 2, dans Bellechasse.


      Dans le site du journal britannique The Guardian, on trouvait récemment un article qui encourage les cyclistes à ne pas jeter à la poubelle leur chambre à air après une crevaison. Nous sommes tous plus ou moins familiers avec l'opération qui consiste à coller une rustine pour boucher un trou ayant causé la dite crevaison. Personnellement, j'ai très peu collé de rustines depuis vingt ans. J'aime mieux quitter la maison avec une chambre à air de rechange. Il faut être conscient que les rustines donnent des résultats inégaux, parfois très bons et très durables, parfois temporaires. Ça peut même parfois être une perte de temps.

      http://www.theguardian.com/lifeandstyle/2014/may/20/how-to-mend-a-bike-puncture


      On donne dans cet article un conseil sur l'installation de la chambre à air réparée  : Ensure you don't nick the inner tube with your tyre lever. En fait, on devrait plutôt suggérer de ne pas utiliser les leviers démonte-pneu pour remettre la chambre à air en place. Vous trouvez que vos doigts ne sont pas assez forts? Servez-vous plutôt d'une de vos paumes pour finaliser le tout, en vous assurant qu'il ne reste pas d'air dans la chambre à air à ce moment-là.

      Certains pneus sont plus difficiles que d'autres, mais si vous avez de la difficulté, c'est peut-être seulement par manque d'habitude. Comme je le dis souvent, ce sont les 300 premiers qui sont les plus difficiles, après, ça va tout seul...

      *


      Les pesées de la semaine:

      Un Kona Dew hybride, 12.9 kg, peu d'accessoires. Lorsque j'utilise l'expression ''peu d'accessoires'', je fais référence à des accessoires légers et sans grande conséquence sur le poids du vélo. Par exemple, un porte-bouteille est souvent près de 40 grammes. Sur ce vélo-ci, les accessoires totalisent approx. 0.26 kg.
      Un porte-bagage typique, comme un Bor Yueh, tourne dans les 660 grammes, ce qui est plus conséquent.

      Trois Falardeau route/course. Aucun de ces trois vélos n'est dispendieux, par les standards actuels de ce genre de machines. Bien sûr, ce serait facile de descendre sous les 9, voire les 8 kgs, car ce sont des cadres légers dans les trois cas. Suffirait d'alourdir la facture.

      Un carbone monocoque de grande taille avec peu d'accessoires, montage Tiagra, 9.215 kg
      Un alu-carbone de grande taille avec peu d'accessoires, montage varié, 9.985 kg.
      Un Alu9 version course, sans accessoires, guidon droit et montage abordable, 9.6 kg

      Un Norco route/course. 7.9 kg sans accessoire. Pourquoi ce vélo est-il plus léger que les précédents? Très simple, c'est un montage Dura Ace avec une facture conséquente. Il pèse un kilo de moins que mon carbone personnel, et coûtait probablement plus du double. La marque Norco ne jouit pas d'un grand prestige auprès des amateurs de cyclosport, mais propose néanmoins un produit compétitif, à prix égal. Il faut comprendre que dans ce genre de cadres, il y a moins d'écart de qualité qu'avant entre les différentes compagnies et que la fabrication de ces cadres est habituellement sous-contractée, confiée à un nombre limité de compagnies spécialisées qui, habituellement, ne font pas la promotion de leur propre marque auprès des consommateurs. Et certains cadres plus prestigieux sont parfois à réserver pour des gens qui sont plus forts que vous et moi, à cause de leur rigidité presque cadavérique... En fait, les marques de prestige ont toutes une chose en commun: elles ont déboursé des sommes considérables pour commanditer des coureurs de premier plan. Ça ne marche pas à tous coups, mais c'est incontournable si on veut y parvenir.

      *

      Daniel Lanois (elg, voc) et non pas Lavoie. Avec Brian Blade (dms), ça devrait suffire à vous convaincre de peser sur ''play''.

      dimanche 8 juillet 2012

      JOURNAL D'UN DÉGONFLÉ.





      Ce vélo, un Falardeau Alu9 course, est un projet disponible qui n'a pas été commandé par un client. J'espère en faire de plus en plus, de ces vélos déjà bâtis qui sont offerts en prêt-à-rouler. Celui-ci est 100% neuf, équipé d'un pédalier, deux dérailleurs et deux freins Shimano 105 de génération 9-vitesses. Les autres pièces sont toutes de Shimano et le prix de vente est de 1200$ + taxes. Le cadre pèse à peu près 1.4 kg. et les jantes pèsent 410 grammes chacune. Tige de selle, potence et fourche en fibre de carbone.

      .

      Parlez à un cycliste assidu et il aura probablement une opinion là-dessus: chacun a sa, ou ses, marque(s) préférée(s) de pneus.

      J'ai souri en lisant le blogue de Denis, l'autre jour, en date du 3 juillet 2012: http://monveloboulot.blogspot.ca/ . Il y raconte sa déception avec un pneu Continental Ultra Sport. J'ai souri parce qu'à peu près au même moment, un Continental Grand Prix qui était sur mon Bike Friday a décidé de prendre une retraite quant à moi un peu prématurée.

      Je n'avais pas choisi ce pneu: le B. F. en était équipé d'origine. Et ce n'est pas un cas de pneu agressé par de quelconques débris: l'usure est très égale tout le tour et la semelle est réduite à sa plus simple expression.

      Je n'ai jamais aimé les Continental: peu importe les modèles que j'ai essayés, leur résistance semblait déficiente. Votre expérience est peut-être différente de la mienne. J'ai déjà parlé à des cyclistes qui me disaient les aimer, et même en sortir un kilométrage élevé. Quoiqu'ils admettaient que, en fin de carrière, les crevaisons se succédaient. Ce qui est plutôt normal pour n'importe quel pneu.

      Ce qui me fait dire que, vraiment, la meilleure chose à faire si vous achetez un pneu de vélo, c'est de garder la marque/modèle à laquelle vous êtes habitués si elle vous satisfait. Après tout, qu'importe mon opinion si la vôtre est positive? En fait, pour chaque marque de pneu, vous trouverez des adeptes qui en parlent en bien. C'est parfois plus anecdotique que scientifique, mais c'est le résultat qui compte...

      Sur le B.F. j'ai remplacé le Continental par un Schwalbe. Il n'y a pas beaucoup de choix dans les pneus 20'' étroits, mais ce modèle me semble intéressant par le compromis entre l'épaisseur de la semelle et la légèreté. On verra.

      Sur les vélos en 26'', j'aime bien les pneus CST. Ils offrent un rapport qualité-prix excellent et le choix de modèles est attrayant. En bas de 30$, on trouve aussi des Schwalbe qui sont avantageux.

      En 700 x 23, je roule sur les pneus Cadence Pulsion. Cadence est la marque-maison de Marinoni qui les fait fabriquer à Taiwan. Le rapport poids-qualité-prix est bon et il y a un choix de couleurs disponibles pour ceux qui ne veulent pas de pneus noirs.

      En 700 x 28, j'aime les Michelin Dynamic, mais la plupart de mes clients leur préfèrent les Schwalbe Delta Cruiser à cause de la plus grande robustesse et la durabilité. Mais je n'ai pas eu d'ennuis avec les Dynamic et j'aime la légèreté et la souplesse de ces pneus. En plus ils sont moins chers.

      Pour les cyclotouristes au long cours, je suggère les Schwalbe Marathon Plus Smartguard. Le coût du kilomètre est raisonnable malgré son coût d'achat, à cause de la durabilité extrême. Et la résistance aux crevaisons est exemplaire. Mais à 800 grammes pour un 700 x 32, on ne peut pas dire que c'est un poids plume!

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      J'ai essayé l'odomètre Cat Eye Adventure qui est en spécial et dont je vous parlais récemment. C'est un compteur sans fil qui, en plus des fonctions habituelles, donne l'altitude, la pente et la température.

      Je suis allé dans les côtes qui vont du bord du fleuve Saint-Laurent jusqu'au Chemin Saint-Louis dans Sillery. Côtes du Verger, Gignac et de l'Église. Cette falaise représente une élévation d'à peu près 70 mètres. C'est peu, si on le fait une fois seulement, mais j'ai tourné là-dedans pendant 2 heures et
      13 minutes et on peut comprendre pourquoi cette falaise a été utilisée pendant des courses du Pro Tour (principalement les côtes Gilmour et de la Montagne, plus à l'est).

      Caractéristique intéressante: le calcul d'élévation cumulative, qui vous donne le nombre de mètres grimpés, sans soustraire lors des descentes. Ça permet de mesurer l'effort consenti, en plus de me permettre de conclure que, à raison de 70 mètres par montée environ, j'ai monté ces côtes 8 fois puisque le cumulatif était de 581 mètres pendant ces deux heures et quelques.

      Le thermomètre intégré est précis à un degré près, après vérification. Étant donné la grande variété de températures que je rencontre au fil des saisons à Québec, j'aime bien avoir cette donnée à portée de la main.

      Le pourcentage de pente est aussi une donnée intéressante, quoiqu'il faut comprendre que cette donnée arrive sur l'affichage avec un peu de retard. Elle réagit un peu comme un coeur dont les pulsations augmentent un peu après le début d'un effort intense plutôt que de monter instantanément lorsqu'un cycliste accélère. Donc, ce n'est pas quand on est dans le plus pentu de la côte qu'on voit le chiffre le plus élevé, mais bien juste un peu après. Dans la Côte du Verger, j'ai vu jusqu'à 19%. 

      Il sera également intéressant de rouler dans de simples faux-plats, pour voir l'effet d'une élévation de un, deux ou trois pour cent sur la vitesse de croisière.

      En conclusion, est-ce qu'on peut s'en passer? Bien sûr. Et est-ce qu'on peut y prendre goût? Absolument, et très vite.

      .

      Je vous recommendais, dans un message du mois dernier, de vous positionner dans le premier tiers du peloton si vous avez l'occasion de rouler dans ce genre de contexte, pour des raisons de sécurité. 

      Pendant le Tour de France qui a cours en ce moment, on a pu voir Fabian Cancellara, v.i.p. à cause de son maillot jaune, rouler systématiquement près du devant du peloton tout au long des étapes de cette première semaine. Pas seulement pour des raisons de stratégie, mais bien aussi pour éviter de subir les aléas d'une chute collective. Et il y en a beaucoup, de ces chutes, d'autant plus que le peloton est nerveux à cause de l'importance des enjeux pendant ce qui est le Tour le plus prestigieux de tous. Le Canadien Ryder Hesjedal, vainqueur récent du Giro d'Italia, est d'ailleurs hors de combat à la suite d'un de ces nombreux carambolages.

      Pendant ce temps, Lance Armstrong, septuple vainqueur de la Grande Boucle, a été formellement accusé de dopage aux USA. S'il est trouvé coupable, il sera intéressant de voir la réaction du commentateur bien connu Phil Liggett, qui avait promis de démissionner si jamais monsieur Armstrong était trouvé coupable  de dopage tellement il était convaincu de son innocence. L'enjeu n'est pas sans conséquence pour monsieur Liggett qui touche un salaire confortable pour son travail de commentateur. À suivre. 

      .


      Je me suis éloigné de la musique classique ces dernières semaines. Je suppose que l'énergie de l'été me donne le goût d'écouter des choses moins sérieuses...

      La pièce que vous pouvez entendre ici est en spectacle. La version du disque est sonorement un peu plus parfaite, mais comme dirait ma mère: ''J'entends ce que je veux entendre...''