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vendredi 1 avril 2016

TOUT A DÉJÀ ÉTÉ FAIT.




Nous avons eu droit à une ou deux bonnes bordées de neige, ces dernières semaines, à Québec.
 Mais rien ne l'arrête.




Je ne saurai jamais si je l'aimerais, pour ça il faudrait que je l'essaie. En tout cas, il ne manque pas d'originalité. Je n'ai pas roulé avec de telles transmissions à courroie, je n'ai pas d'opinion sur ça. Pour le reste, ce n'est pas un vélo qu'on peut faire réparer n'importe où. Pourquoi vous le montrer, en fait? Peut-être pour stimuler votre imagination, et montrer comment on peut faire reculer les limites du possible. Mais certainement pas parce que j'essaierai d'en vendre.

''Il n'y a pas d'innovation, en matière de vélo, tout a déjà été fait."

''C'est juste un vélo, on ne peut pas voir la différence (en roulant)."



Mais des deux vélos que j'ai vus de lui, concrètement, je préférerais celui que vous pouvez voir dans l'article ci-dessous. Même si c'est très théorique, ça ne correspond pas vraiment au genre de machine à laquelle j'aspire maintenant. D'autant plus que pour vraiment faire honneur à une telle machine, ça prend un plus gros moteur que le mien.

On est habitué d'associer les cadres en acier avec des vélos plus lourds, mais ce qui suit contredit cette notion de façon extrême.

http://www.roadbikereview.com/reviews/nahbs-2016-english-cycles-9-9-lbs-stainless-steel-road-bike



Je peux croire que pour les jeunes de 20 ou 30 ans, ça demande un effort pour arriver à imaginer un monde où tous les vélos, tous les vélos ont seulement une ou trois vitesses. Pourtant c'est dans ce monde-là que j'ai grandi. J'avais 10 ans en 1964.

Les monovitesses à frein rétropédalage étaient la norme. Avec un trois-vitesses Sturmey-Archer, on se gâtait. En théorie. Parce qu'en réalité, ces vélos avaient généralement des freins pathétiques, surtout dans la pluie, et que l'étagement des vitesses avait probablement été conçu par un ingénieur qui ne pédalait jamais...

Quand un de mes amis s'est fait offrir en cadeau un 10-vitesses français de marque Sauvage-Lejeune, ça a fait sensation dans son entourage. Dix! Une telle profusion donnait l'impression que c'était peut-être trop. On imaginait mal utiliser tout ça. Et ces mécanismes semblaient tout droit sortis d'un atelier de science-fiction. Et ça a pris plusieurs années avant que ce type de transmission arrête d'être marginal.

Je suis né au meilleur moment possible pour être un témoin de la modernisation du vélo. Parce que si on regarde les 40 ou 50 années qui ont précédé ma naissance, l'évolution se faisait à pas de tortue. Alors qu'à partir des années '70, les choses se sont mises à changer à un rythme de plus en plus rapide. À cause de l'Amérique et du Japon, surtout, pour leurs innovations. Taiwan et la Chine, dans un deuxième temps, pour leur capacité industrielle.

L'Europe roulait volontiers avec des vélos traditionnels, surtout en ce qui concerne le vélo grand-public. Tout au plus, la période de l'après-deuxième guerre mondiale a amené des vélos sportifs un peu moins lourdauds, aux transmissions un peu plus complexes. En bonne partie à cause des Italiens.

Mais c'est surtout grâce à une poignée de Californiens, puis à certains industriels japonais, qu'on a vu s'élargir l'offre. Ce qui a suivi ressemble de plus en plus à une fuite en avant que plusieurs trouvent excessive, et c'est un peu logique de voir l'intérêt porté à cette machine simplissime qu'est le vélo à pignon fixe.

Je vous laisse choisir votre camp. Personnellement, je me situe quelque part entre les deux, en évitant de laisser le marketing ou les modes choisir à ma place.



En passant, je viens de mettre la main sur un Mikado Cyclotoureur triple d'occasion. Circa 1985, petite taille, bien conservé. Je vais le rafraîchir dans les semaines à venir et faire un heureux. Compte tenu de la taille, ce sera peut-être plutôt une heureuse. Ces photos ont été prises avant les travaux. Je vais lui mettre deux pneus neufs, etc.


Notez la variation d'épaisseur apparente sur le tube oblique.


Pédalier à trois plateaux, de type "Half Step". On aime ou on n'aime pas.


Les cadres Mikado étaient soudés à Saint-Augustin, en banlieue de Québec. Les cadres Poliquin, qui ont pris le relais après l'arrêt de la production de Mikado, étaient soudés à Taiwan.


Je n'ai jamais possédé un de ces dérailleurs européens Sachs (prononcer "Sax"). On ne les a d'ailleurs pas vus beaucoup ici, au Québec.



En spécial cette semaine:

Pneus Schwalbe Marathon Endurance Greenguard 700 x 35 Rég. 54.99$ Spécial un pour 48$ deux pour 78$

*

Une bonne partie du répertoire de Elina Duni est d'origine est-européenne. Elle est d'origine albanaise et vit maintenant en Suisse.



vendredi 8 mai 2015

QUATERNAIRES.







Comté de Lotbinière, avril 2015. Un moyeu Shimano Deore XT, avec une jante Ritchey OCR Aero, 32 rayons Ritchey croisés de 3.





Suite de ma conversation avec un client la semaine dernière. Ses questions sont en italique.


Est-ce facile / faisable de changer le corps de cassette sur mon moyeu arrière 40h?
Si oui, le remplacer par quoi?


Je serais surpris qu'on puisse interchanger un corps de cassette d'une marque avec une autre. Je ne l'ai jamais essayé, mais j'en doute beaucoup. En l'occurence, je mettrais un corps de cassette Shimano. Si c'était possible, et ça ne l'est probablement pas.

Et les corps de cassette vendus séparément ont tendance à être un peu chers si on les compare au prix du moyeu complet correspondant.


Pour mes explorations appalachiennes, j'utilise les cartes qui sont maintenant publiées par la compagnie canadienne Mapart et qu'on trouve facilement dans plusieurs points de vente, dont la Librairie La Liberté à Sainte-Foy. Leur avantage est d'indiquer tous les rangs, avec leurs noms. Cela, combiné avec le fait que sur place, à chaque intersection, on trouve le nom de chaque rang ce qui fait qu'on ne peut pas s'y perdre, malgré la profusion de ce réseau routier dont voici un exemple:




Dans la région beauceronne, les segments mesurent souvent trois ou quatre kilomètres. Ce qui fait que, lorsqu'on se planifie un itinéraire, il est facile de manquer un changement de direction si on n'est pas sur ses gardes. On peut utiliser les pancartes jaunes qui indiquent les intersections pour identifier l'arrivée d'un de ces changements de direction. En fait, la région est quadrillée de routes secondaires et même tertiaires. On pourrait même dire quaternaires, tant elles semblent sortir... d'une autre époque!

La semaine dernière, nous nous sommes retrouvés dans un chemin de plus en plus étroit, jusqu'à trouver de généreuses plaques de neige qui fondaient lentement en rendant boueux ce qui n'était pas enneigé. Dans les plus petits chemins, le vent est moins présent, et le sol reçoit moins de soleil à cause de la forêt. Ce qui explique la présence de neige en ce début de mai qui a été précédé, il faut le dire, d'un mois d'avril plus froid que d'habitude.



La vidéo suivante ne gagnera pas de prix à Cannes ou aux Oscars. Le montage gagnerait à être condensé, sans parler du reste. En fait, je l'offre ici davantage pour les plus passionnés ou les plus intéressés d'entre vous. 

N'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un document valable, qui nous montre le quotidien d'employés beaucerons de l'usine d'assemblage Procycle à Saint-Georges-de-Beauce, en 1985. Entre autres choses, on peut voir à 5:20 min. un homme qui procède à ce qui, d'après moi, consiste à aligner les cadres après le travail de soudure. 

À partir de la fin des années '70, Procycle fabriquait sous licence les vélos Peugeot pour le marché nord-américain. Ce contrat a duré plusieurs années, jusqu'à ce que Peugeot décide que la fabrication de vélos nuisait à l'image de leur marque automobile. Elle semble avoir changé d'idée depuis. Après tout, BMW, Mercedes-Benz et Porsche ont toutes leur marque de vélos et à ce que je sache leur prestige n'en souffre pas trop. Il faut dire que ces dernières se sont concentrées sur des vélos de haut-de-gamme à diffusion limitée alors que Peugeot a traditionnellement fait des vélos abordables qui occupaient une part de marché appréciable à l'époque où Procycle les fabriquait. 

Procycle a longtemps été un fournisseur majeur chez la chaîne de détaillants Canadian Tire. Cette dernière a longtemps été le plus gros détaillant de vélos au Canada (et l'est encore peut-être), en plus de tous les autres objets proposés dans ses grandes surfaces. La perte d'un tel client a sûrement été une déception pour Procycle.



À l'époque où ces images ont été tournées, Procycle soudait encore des cadres sur place, entre autres grâce à un procédé robotisé qui faisait du bon travail avec les tubes épais de basse gamme. Pour ce qui est des tubes minces de haut-de-gamme, c'était une autre histoire...

Maintenant, et après s'être battu pendant plusieurs années pour éviter cela, les cadres des vélos offerts par Procycle sont produits en Asie. Avec Raleigh, dont l'usine de Waterloo au Québec soudait des cadres, Procycle a fait des pressions auprès des politiciens d'Ottawa pour maintenir des règles anti-dumping alors qu'en réalité, il n'y avait pas vraiment de dumping. Les Chinois sont tout simplement capables de produire pour moins cher que les Canadiens. Il y a dumping lorsqu'il y a des ventes sans profit. Et ces règles anti-dumping faisaient en sorte que toutes les autres compagnies canadiennes (ou autres) vendant des vélos au Canada étaient obligées de refiler aux consommateurs ce pourcentage qui leur était imposé par Ottawa. Cette bataille un peu insensée s'est terminée il y a quelques années. Maintenant, si vous voulez un cadre soudé ou assemblé au Canada, il faut se tourner vers des produits de haut-de-gamme comme Marinoni ou Guru, ou des cadreurs locaux artisanaux. 



Et le dernier chapitre dans l'évolution des choses, c'est qu'en Chine les salaires sont de moins en moins bas et Kent International a ouvert une usine de production en Caroline du Sud, non pas pour fabriquer des vélos de 4000$, mais bien pour offrir à Wal Mart et autres grandes surfaces la possibilité d'acheter local. Si ça vous intéresse:
http://www.bicycleretailer.com/industry-news/2014/10/15/kent-international-opens-south-carolina-factory#.VUudCo5_NBc



Tout neuf: un Falardeau carbone monocoque habillé Shimano 105 (série 5800).



Je donnerai, le mercredi 20 mai 2015, une conférence intitulée "Comment acheter un vélo d'occasion". L'événement qui se tient dans le cadre du Mois du Vélo à Québec aura probablement lieu sur le Campus de l'Université Laval. Je vous donnerai les derniers détails la semaine prochaine.




J'ai aimé la première moitié de cette chanson. Et encore plus la seconde. L'Albanaise Elina Duni.

vendredi 16 mai 2014

L'AVENIR DU VÉLO RÉCRÉATIF.




Rang 2, au sud de Sainte-Marguerite en Beauce. 11 mai 2014. La présence de neige que vous voyez en haut à droite est dûe au printemps tardif et à l'altitude de plus de 500 mètres.


Est-ce l'avenir du vélo récréatif? Pas à lui tout seul. Par contre, on peut noter que c'est une tendance qui commence    à    faire   parler    d'elle,     entre     autre    chez    nos    voisins     américains  Par exemple:  http://g-tedproductions.blogspot.it/  Le vélo est une bête à plusieurs têtes, et ce n'est qu'une d'entre elles.

Ils appellent ça du "gravel riding". Moi j'appelle ça du fouillage de rangs. Les Européens appelleraient ça comment? Du vélo-tous-chemins?  Parmi les adeptes, on trouve des gens connus comme Greg Lemond, Andrew Hampsten, Michael Barry et Bob Roll. Que savent-ils que vous ne savez pas?

Dimanche dernier, j'étais accompagné de deux cyclistes qui n'étaient pas encore familiers avec cette activité. Leur réaction? Ils en redemandent, évidemment!

Et ils n'ont encore qu'effleuré le sujet. Près de Québec, existe un immense réseau de routes campagnardes compris entre le fleuve Saint-Laurent, la frontière américaine, et des villes et villages qui vont de Saint-Pamphile à Disraëli. On peut y improviser des parcours dont je suis loin de m'être lassé même si j'explore le coin depuis plus de vingt ans. Suffit d'apporter une carte appropriée.

À l'exception de certains longs sentiers de vélo de montagne, c'est l'activité cycliste la plus agréable et satisfaisante que vous puissiez faire dans la grande région de Québec (à moins d'affectionner les descentes en station de ski ou quelqu'autre forme d'acrobatie). J'aime bien rouler sur mon vélo carbonisé aussi. Si seulement le traffic automobile était plus clairsemé... En tout cas, moi, en 38 ans de vélo assidu, je n'ai rien trouvé de mieux près de chez moi, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Les cyclistes de Montréal peuvent aller dans les Cantons de l'Est: on y trouve l'équivalent, avec certaines différences mais c'est finalement très proche car on parle des mêmes montagnes: les Appalaches. Tout au plus vous constaterez que la Beauce est plus rustique et moins civilisée que les Cantons. On y trouve aussi moins d'anglophones.



Alors, pourquoi donc n'y voit-on pas plus de cyclistes? Dimanche, sur notre parcours, nous n'en avons vu aucun. Pas un seul, à part notre petit groupe. Beau paradoxe: la meilleure formule, et personne pour en profiter. Plusieurs raisons expliquent cela.

-Il n'y a pas encore de buzz autour de ça. Pratiquement personne ne fait une promotion active et systématique de cette activité.

-C'est à dix minutes du centre-ville... de Sainte-Marie de Beauce. Pas de Québec. Il y aurait  bien sûr plus de cyclistes dans ces parcours si une grande ville était à un jet de pierre, mais ce n'est pas le cas. On peut s'y rendre en vélo. Je le sais, c'est ce que j'ai fait pendant des années. Mais si on habite Québec et qu'on ne veut pas y passer la journée entière, il faut s'y rendre en voiture. Ce qui ne semble pas rebuter bien des cyclistes qui commencent leur journée de cette façon de toute manière. On peut aussi en faire une destination-vacances, certains l'ont fait et s'en sont félicité.

-Beaucoup de cyclistes regardent la gravelle avec crainte. Peur de crever, peur de déraper ou que sais-je encore. Pour ce qui est des crevaisons, désolé mais, on n'en fait pas plus, on en fait moins. Il n'y a pas de vitre cassée et les cailloux ne sont pas coincés entre le pneu et la route comme ils le sont sur l'asphalte. Pour ce qui est de déraper, ça ne m'est tout simplement jamais arrivé, il suffit de respecter le gros bon sens, et, en cas de doute, ralentir. Éviter les ornières, qui sont rares, dans les descentes, et éviter la vitesse lorsqu'il y a des courbes dans ces descentes. Certains aussi ont des réticences face à l'état de ces routes, mais je peux vous dire que lorsqu'on est habitué aux routes asphaltées du Québec, la transition à la gravelle est très facile car ces routes ne sont finalement pas si différentes que ce à quoi l'asphalte nous habitue. Tout au plus, certains segments requièrent plus de retenue, mais ça ne dure jamais longtemps et ça fait partie du charme de l'endroit.



Et pourquoi donc est-ce que je peux prétendre que c'est la meilleure formule? Pour plusieurs raisons:

Non seulement c'est une campagne magnifique, moins austère que la campagne laurentienne plus au nord, mais le fait de ne pas rouler en peloton serré permet de s'en mettre plein la vue. En plus, forêts, champs, érablières, rivières et petits lacs se succèdent pour faire un environnement très changeant.

Vous pouvez choisir les secteurs plus plats de la Vallée du Saint-Laurent, immédiatement au sud du fleuve du même nom. C'est ce que nous ferons dimanche prochain (voir plus bas). On y trouve une sensation d'espace très agréable et les parcours moins côteux favorisent les cyclistes moins affûtés. Ceux qui recherchent un défi sportif plus exigeant iront davantage au coeur des Appalaches, comme par exemple à partir de Saint-Lazare ou Saint-Sylvestre. On y trouve des pourcentages de pentes très variés, pouvant parfois atteindre les 15 ou même 20% dans certains cas. Dans de tels secteurs, pas besoin d'essayer d'aller vite pour aller chercher un entraînement de qualité, il suffit d'y circuler pour en sortir plus fort. Ceux qui viennent avec moi peuvent en témoigner.

Il y a tellement peu d'automobilistes sur ces routes de gravelle que, souvent, je les salue quand j'en croise (approx. une voiture aux 10 minutes). Je n'ai pas de difficulté à comprendre pourquoi les résidents préfèrent y vivre, c'est tellement paisible. Particulièrement les routes de gravelle, par opposition aux routes numérotées (277, 279, etc.)

Ce sont des sorties cyclotouristes, d'une journée dans notre cas. Mais avec une saveur plutôt sportive lorsque le terrain est aussi côteux qu'il l'était dimanche dernier. Jugez par vous-même en allant jeter un coup d'oeil sur le lien suivant:   http://www.strava.com/activities/140041350

La sortie prévue pour le dimanche 18 mai prochain est beaucoup plus douce à ce point de vue. Elle est planifiée pour permettre à des cyclistes moins aguerris de faire connaissance avec la région, sans l'aide d'une piste cyclable.

C'est une autre approche du cyclotourisme. Lorsque j'ai commencé à en faire, j'ai pratiquement transposé une attitude d'automobiliste sur l'activité vélo. Point A à Point B, priorité sur la destination. Mais avec l'expérience, je me suis rendu compte qu'en vélo, le parcours est souvent plus important que la destination. En fait, le parcours est la destination.  La dimension exploration se superpose à l'activité vélo. Ça peut laisser certaines personnes indifférentes, mais personnellement je pense que ça met du piquant.





J'ai un cadre route/course en spécial. Il s'agit d'un cadre Falardeau Alu/carbone dont le triangle arrière (haubans + bases) est en fibre de carbone au complet. La couleur est rouge Ferrari (triangle principal) et noir fibre de carbone (triangle arrière). Il est disponible au prix de 180$ (+ taxes) ou, si vous préférez, 300$ avec fourche carbone et jeu de direction FSA. Il est en spécial à cause de discrètes imperfections cosmétiques. C'est le dernier qui me reste.

Hauteur centre-top 50 cm
Hauteur centre-centre 45 cm
Longueur horizontale centre-centre 51.5 cm

C'est donc un cadre de petite taille, et ce sont typiquement des femmes qui m'ont acheté ces cadres.
Je peux vous l'expédier facilement n'importe où au Canada ou même ailleurs.
Si vous le faites monter, je peux vous l'habiller en Shimano 105 pour 1680$ + taxes. Ou autres gruppos qui impliquent un montant plus ou moins élevé selon le modèle choisi.



Le fleuve Saint-Laurent et Lévis, mai 2014.

Les pesées de la semaine.

Un vélo de montagne de la fin des années '90, parmi les premières années de fabrication de vélos Falardeau. Bâti sur un cadre acier Nishiki trois-tubes-chromoly avec plusieurs pièces STX-RC et des pneus semi-lisses. Peu d'accessoires, 12.62 kg. La géométrie de ces cadres était très correcte, et lorsqu'on montait dans la gamme avec un cadre plus sophistiqué, le résultat était très satisfaisant. Norco distribuait la marque au Canada et c'était peut-être eux qui s'occupait de la conception des cadres Nishiki durant cette période (à confirmer). Les premiers vélos Falardeau étaient bâtis sur des cadres Norco ou Nishiki. Certains avaient les décalques d'origine, d'autres pas. On parle ici de 1997, 1998 et 1999 surtout, car après cela les cadres que je concevais moi-même ont pris de plus en plus de place dans ma production de vélos, jusqu'à composer la grande majorité des vélos vendus.

Lorsqu'une étiquette d'identification de cadre indique ''Chromoly Main Frame'', ou ''Three Tubes Chromoly'' ou quelque chose du genre, cela signifie généralement que l'arrière est en acier haute-tension, de plus basse gamme.


Orbea Onyx route/course (carbone, Centaur), 9.25 kg sans accessoire.

Un DeVinci Tosca cyclocross (alu, Tiagra/105 etc.), 11.3 kg sans accessoire.

À 9.29 kg, un Falardeau alu-carbone comme le cadre que j'annonce en spécial plus haut. Celui-ci est de taille moyenne et le poids inclut une pompe et autres petits accessoires. Montage Ultegra.

À 8.91 kg, mon Falardeau carbone monocoque personnel. Montage guidon droit et pièces Shimano très variées et atypiques. Accessoires comme le précédent. Si je voulais enlever des grammes, je changerais le pédalier, mais ça ne me dérange pas vraiment compte tenu de ce que j'en fais. Je pourrais en rebâtir un presqu'identique pour à peu près 2000$cad.

Complet, avec selle et pédales Shimano M-520, un Falardeau Alu9 en 700 x 28. Il pèse 10.05 kg avec une roue de course avant (et une chambre à air 23 mm), ou 10.415 kg avec une roue de tourisme (jante Mavic A319)

Un Falardeau fixie à cadre chromoly, 11.5 kg sans accessoire.

Un Falardeau Alu9 hybride avec (chose rare) fourche à suspension. 13.58 kg avec garde-boue arrière. À titre de comparaison, le mien pèse approx. 3 kg de moins... Faut dire que la fourche n'est pas la seule chose lourde choisie par le propriétaire de ce vélo: les pneus, la jante avant, la selle sont tous des éléments qui participent à cette lourdeur.




Lu cette semaine sur le site de Météo Média:
http://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/un-printemps-moche-est-il-synonyme-dun-ete-gache/27377/

À l’heure actuelle, le faux-départ qu’a connu le printemps ne signifie pas nécessairement que l’été sera à son image. « Oui, notre printemps a été moche en mars et avril, mais ce qui se passe en mai est plus représentatif du patron météo qui pourrait se répéter durant l'été (ou du moins le début de l'été). Une tendance plus normale se dessine jusqu’à maintenant. Nous pouvons donc espérer avoir un été décent », conclut Didier Robert-Lacroix. 


Je m'implique tout au long du Mois du Vélo (organisé par Accès Transports Viables), à chaque dimanche, en invitant les cyclistes à se familiariser avec les routes les plus tranquilles de la région Chaudière-Appalaches, près de la Ville de Québec. Le rendez-vous de dimanche le  18 mai est à l'église de Saint-Henri-de-Lévis, à 10:30h. Le parcours de ce dimanche est le moins côteux des quatre prévus. Bienvenue à ceux qui sont moins en forme en ce début de saison, d'autant plus que c'est facile d'écourter la boucle si on le souhaite. Et ne vous inquiétez pas, nous ne roulons pas à tombeau ouvert.

Puisqu'il n'est pas très agréable de rouler sur de la gravelle lorsqu'il pleut, la randonnée sera annulée si le pourcentage de précipitations prévu est de 60% ou plus. J'utilise la page suivante comme référence:
http://www.meteomedia.com/meteo/canada/quebec/saint-joseph-de-beauce
Je publierai un avis ici, sur ce blogue, samedi soir, pour confirmer ou annuler la sortie. En cas de doute, vous pourrez jeter un coup d'oeil.

Les consignes de base:

Apportez ce qu'il faut pour réparer les crevaisons.

Apportez de la nourriture, même si une halte est possible à Saint-Anselme. Il s'agit d'une sortie d'approximativement quatre heures.

Pas de pneus 700 x 23, ils ne sont pas adaptés. Tout le reste peut faire.


Rang 2, votre humble serviteur est au centre.


Sublime Elina Duni. Pas surprenant que Manfred Eicher l'ait fait signer.





lundi 22 octobre 2012

JE SUIS COUPABLE.


Aluminium brossé.


Si Lance Armstrong tarde à sortir de son placard, laissez-moi sortir du mien. Je suis coupable.

J'ai participé à peu de courses de vélo dans ma vie. J'en ai gagné une, et de façon tout à fait malhonnête. Ne le dites pas à l'UCI. Ou à Nike.

Tout avait pourtant bien commencé. Nous étions six ou sept sur la ligne de départ, et l'humeur était plutôt bon-enfant. Même si un des compétiteurs était en train de se doper ouvertement en mangeant des guimauves. Scandaleux!

Le départ est donné, et à la première montée, le peloton éclate. Le plus fort d'entre nous décide de lever le pied pour accompagner notre mangeur de guimauve, histoire de ne pas le laisser seul pendant tout le parcours de 60 kms.

Mais nous nous sommes lassés à tour de rôle, car les guimauves n'avaient pas suffi à le regaillardir: il était décidément trop lent. Je me suis retrouvé en chasse-patate, seul quelque part sur la route avec le vent de dos. Ça serait moins drôle tantôt.

Arrivé à mi-parcours, le plus fort se reposait, confiant dans ses chances de remporter l'épreuve quand même. Je le rejoins, nous faisons un ou deux kms ensemble, probablement plutôt un seul: à la première montée, il me largue sans même essayer, et je ne suis pas surpris.

Je recommence mon solo, sauf que cette fois-ci, le vent de face est moins accomodant. Heureusement, l'environnement rural est agréable. Soudain, devant moi, un tracteur bifurque en tirant ce qu'on appelle un ''voyage de foin'' au Québec. Une énorme charge de foin pilée sur une remorque. Bravo, je me dis, je vais pouvoir faire un ou deux kms à l'abri du vent, bien installé à l'arrière de la remorque qui rend le vent imperceptible.

Je suis habitué à ces petits cadeaux du hasard: c'est bienvenu, mais ça ne dure jamais bien longtemps, car ces tracteurs se rendent à une autre ferme située un peu plus loin le long de la route. On en profite le temps qu'on peut. C'est dommage, car celui-ci roule autour de 32-33 kms/heure, ce que je ne pourrais pas faire longtemps avec un vent de face comme celui-là.

Après trois ou quatre kms, le tracteur continue toujours sa route et moi derrière. À ma grande surprise, sept ou huit kms plus loin, il est encore devant moi, toujours à la même vitesse. Dix, quinze, encore. Je vais finir par rattraper un des coureurs!

C'est ce qui finit par arriver. Le moins fort des hommes du devant est rattrapé, saute dans le train, mais il est trop fatigué par ses efforts pour pouvoir tenir le rythme. Je le vois disparaître au loin. Le tracteur continue.

Un deuxième, et celui-là tient le coup. Je lui fais une place à mes côtés et nous en rions. La fin commence à approcher, et je suis frais comme une rose, à 33 kms/heure dans le vent de face. Nous finirons par rattraper notre champion peu de temps avant la fin. En coureur expérimenté, il saute dans l'abri sans difficulté. Je me dis, bon, ça va se régler au sprint, et fort comme il est, je n'ai aucune chance.

Le sprint arrive, on lance le bal, et à ma grande surprise je me détache de mes deux compétiteurs sans trop d'effort, aidé par ma fraîcheur et mon vélo nettement plus léger que le leur. Le champion avait rattrapé et dépassé tout le monde, mais pas sans y laisser des forces.

La course n'avait rien de formel, et on a tous bien ri de cette tournure des événements absolument inattendue. Je pourrais vous dire que je me sens plus léger maintenant que j'ai avoué mon crime, mais il n'y avait aucun spectateur sur le bord de la route et personne n'était dupe de ce qui m'avait permis de gagner...

À ton tour maintenant, Lance. Tu verras, on se sent mieux après.

*

Il n'y a pas si longtemps, je parlais ici du commentateur Phil Liggett qui avait promis de démissionner si Lance Armstrong était reconnu coupable de dopage.

Non, il ne démissionnera pas. Il dit que c'est parce qu'il a un contrat jusqu'en 2016. Ah!...


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Pour ceux d'entre vous qui aimez réparer et ajuster votre propre vélo, le dérailleur avant (si votre levier est indexé) peut représenter un défi majeur. Vos connaissances et votre patience peuvent être mises à rude épreuve. Il faut absolument compte des paramètres suivants:

-La compatibilité du levier avec le dérailleur.
-La hauteur du dérailleur.
-Son alignement.
-La tension du câble.
-La compatibilité de la chaîne.
-La qualité, la longueur, et le trajet de la gaine du câble.

Si vous voulez approfondir la question, vous pouvez consulter le texte suivant:

http://blog.treefortbikes.com/index.php/posts/978



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Ma prochaine émission de radio aura lieu le vendredi 26 octobre 2012, de midi à 13:30 heures, à Ckrl-mf, 89,1 à Québec. On peut l'entendre aussi en baladodiffusion au:
http://www.ckrl.qc.ca/index.php/emissions/279-midi-jazz 
La précédente était en date du 12 octobre et vous pouvez la réécouter à cette même adresse. Veuillez noter que si vous écoutez ce ''podcast'', vous entendrez d'abord la dernière pièce de l'émission précédente, ainsi que la pause publicitaire entre les deux émissions.


*


Elina Duni est née en Albanie et elle chante en plusieurs langues. Ici, la chanson ''Lume, Lume''.