vendredi 18 mars 2016

IL N'Y A RIEN À EXPLIQUER.




En février dernier, en forêt au nord de Québec.


Pour la durabilité de la selle, un revêtement de cuir est généralement préférable aux finis synthétiques. Ma selle préférée, depuis longtemps retirée du catalogue, remonte aux années '90. Il s'agit de la Vetta SL. J'en avais acheté trois en tout, et il m'en reste encore une.

Il y a probablement des exceptions, puisque les revêtements synthétiques existent dans une variété de matériaux qui ne se valent pas tous. Et pour ce qui est de la selle 100% cuir, sans rembourrage, comme les fameuses selles Brooks, on peut s'attendre à une grande durabilité. Surtout si on en prend soin tel que recommandé par le manufacturier. Pour cela vous pouvez en référer à ce qui suit:
http://www.brooksengland.com/getting-in-touch/faqs/saddle_maintenance/

Pour ceux d'entre nous qui ne souhaitent pas investir lourdement dans une selle, voici deux suggestions:

  1. Selle Royal Lookin Sport. Encore cette semaine, un client m'a dit que c'est la selle qu'il a le plus aimé jusqu'à maintenant. Ça ne me surprend pas, c'est un bon compromis général. Peut-être un peu trop molle pour les cyclistes pesants ou tout simplement ceux qui préfèrent les selles les plus fermes. À 144 mm de largeur, elle offre plus de soutien que les selles les plus étroites, et ce n'est pas une mauvaise chose à mon avis. À 295 grammes, on trouve plus léger, mais bon... c'est quand même pas une patate. Prix de détail suggéré 60$.
  2. Les nouvelles selles Eclypse Elite SL ou Flow Lite sont disponibles (enfin) en quatre versions d'une largeur de 135 ou 145 mm. Plus fermes que la Lookin Sport, ce ne sont quand même pas des selles dures et sans pitié. Pour la durabilité, je ne sais pas, mais regardez-les si votre budget est serré. Détail suggéré: 28$ à 32$.
Évidemment, vous trouverez des selles moins chères que celles-là, d'autant plus que si on faisait un recensement de tous les modèles de selle qui sont produites en ce moment sur la terre, vous seriez peut-être surpris du nombre... J'ai choisi ces modèles parce que ce sont toutes des selles à vocation sportive non-compétitive. Pour les athlètes, on regardera plutôt du côté de Fizik, Selle Italia, Selle San Marco, etc. 




L'Islande? En tout cas, pour la tranquillité sur les routes, ça ressemble à ce que j'aime.




Patrick Brady, l'éditeur de Red Kite Prayer, relate une conversation avec Brian Baylis, fabriquant artisanal de cadres de vélos aux USA. C'est la vieille école du cadre acier fait patiemment un par un.

"Baylis m'a déjà dit qu'il ne construisait pas pour la gloire, pour l'argent ou pour la performance. Même pas pour le client. J'étais estomaqué et après une courte pause il a expliqué: Je fabrique pour la prochaine génération, ou l'autre après. Je construis des héritages."

Donc, attendez-vous à une restauration plus ou moins complète, après une, deux ou trois décennies. Mais les meilleurs cadres acier le valent bien car ils peuvent vraiment être agréables à rouler. Ce ne sont par contre pas mon premier choix pour ceux qui roulent en contexte sportif, à moins d'être le plus fort du groupe. L'écart de poids, au niveau du cadre, peut aller du simple au double et on le sentira forcément quand vient le temps de grimper.

Les cadres modernes en fibre de carbone se situent typiquement entre 900 et 1300 grammes, alors que les cadres en acier dépassent volontiers les 2 kilos. Quoique les jeux de tubes et la technique de fabrication font varier ce chiffre et si vous le voulez vraiment, il existe des choix qui peuvent faire descendre le poids autour de 1500 grammes. Mais je me rappelle avoir parlé avec un sportif qui me disait que son cadre léger en acier Columbus Foco avait vieilli (ramolli) beaucoup trop vite à son goût.



Vous vous rappelez, Drew Ofthe Drew, je vous avais fait écouter une ou deux pièces d'eux? Le groupe avec deux batteurs, la basse qui tue et une p'tite Sainte-Nitouche à la guitare (qui tue)? Les voilà qui rappliquent et il n'y a rien à expliquer. Do We.



vendredi 4 mars 2016

ENTRE VOUS ET MOI...






À la Base de plein air La Découverte, février 2016.

Entre vous et moi, il circule parfois des rumeurs à l'effet que les magazines spécialisés ménagent un peu trop les compagnies de vélos et leurs produits dans leur contenu éditorial. Comme dans: on ne mord pas la main qui nous nourrit... Après tout, la pub', c'est beaucoup eux qui l'achètent.

D'où ma surprise lorsque j'ai vu l'autre jour ces commentaires du magazine (très) spécialisé Bicycle Retailer and Industry News qui émettait de sérieuses réserves sur le comportement des Trois Grands. L'industrie automobile américaine a GM, Ford et Chrysler, l'industrie américaine du vélo a Trek, Specialized et Giant. Même s'il faut spécifier qu'en fait Giant est taiwanais, quoique la compagnie fait de la conception aux USA.

En fait, ces grosses corporations font ce que les grosses corporations ont l'habitude de faire, rien de très surprenant là-dedans. Et une de ces choses consiste à transformer les magasins indépendants en magasins... dépendants. C'est-à-dire, des concessionnaires qui ne vendent qu'une seule marque, justement à l'image de ce qui se passe dans le monde de l'automobile.

Giant a d'ailleurs perdu un procès aux USA, récemment. La compagnie avait vendu une quantité considérable de produits à un détaillant, pour ensuite ouvrir un de ces concept stores tout près. Cette indélicatesse leur a coûté cher. Il y là tous les ingrédients pour donner lieu à une guerre de prix et le résultat n'aurait pas été à l'avantage du détaillant qui a finalement gagné le procès. En Amérique du Nord, les détaillants sont chatouilleux sur ce point, et les fournisseurs le savent parfaitement bien.

Donc, le magazine BRAIN a récemment (1er février 2016) commenté l'évolution de la situation en ce qui concerne la position des Trois Grands. Avec un ton que j'ai rarement vu durant toutes ces années où j'ai lu divers magazines spécialisés. Mais, à bien y regarder, les compagnies de vélo, et surtout les Trois Grands, ne font pas de publicité dans les pages de BRAIN, d'où une plus grande liberté éditoriale.




Je vous suggère quelques lignes tirées de ce numéro, traduites par mon moi-même:

"La plupart des détaillants voient la décision de Trek de vendre directement aux consommateurs par le biais d'Internet - avec les détaillants qui servent de point de cueillette - comme le signe avant-coureur d'une évolution défavorable de leur situation. Le poids grandissant des Trois Grands -Trek, Specialized et Giant - dans le but de contrôler le marché, ainsi que le trop grand nombre de détaillants, est une crainte partagée par les détaillants indépendants et les distributeurs. Même si personne n'ose le dire, leurs stratégies combinées font montre d'un comportement purement oligopolistique. Et tout contre-argument à l'effet que les détaillants indépendants peuvent choisir parmi des douzaines de marques de vélos est fallacieux. Aussi, la pression continue sur les distributeurs annonce des changements majeurs au cours des trois à cinq prochaines années, avec des conséquences imprévisibles pour les détaillants."


Et si le contre-argument dont il est question ici vous échappe, laissez-moi vous l'expliquer.

Du point de vue du consommateur, en réalité, un vélo proposé par les Trois Grands ne sera probablement pas meilleur à tous coups que celui proposé par une marque alternative de second plan, qui aura d'ailleurs souvent moins investi dans les commandites de tout poil. Mais du point de vue du détaillant, qui voudrait vendre des Fuji, des Raleigh ou des KHS s'il peut offrir une marque à grande visibilité comme Trek, Specialized ou Giant? Il en vendrait plus, et ce sera donc plus profitable. Quels compromis le détaillant est-il prêt à faire pour avoir accès à une de ces trois marques à profil haut? Ne plus vendre aucune autre marque, par exemple? Et/ou quoi d'autre encore?

Quant à moi, au cas où vous ne le sauriez pas déjà, j'ai mis tout ce beau monde à la porte. Depuis plusieurs années, j'ai arrêté de vendre toute autre marque que la mienne (Falardeau). Je respire mieux, et je suis bien plus fier de ce que j'offre, en plus de le connaître mieux.

Donc comme dirait George Carlin: "I have no stake in it." (Ce n'est pas un enjeu pour moi.)




De tous les Salons du Vélo que j'ai visités, celui de Taipei (2 au 5 mars 2016) est celui que j'ai le plus aimé, sans l'ombre d'un doute. C'est le plus gros, le plus imprévisible

Plus gros à cause du nombre de manufacturiers qui produisent à proximité.

Plus imprévisible parce qu'on y trouve beaucoup de sous-contractants qui produisent des prototypes pour les offrir aux différentes compagnies de vélos, quitte à faire des concepts qui ne sera pas capables d'intéresser un éventuel acheteur. Parfois les couleurs sont le reflet d'une culture asiatique très différente de la nôtre.

On y trouve de tout, du vélo pour enfant à trois sous jusqu'au modèle carbone/électronique dernier cri. Certains employés dans les stands ne parlent même pas anglais, mais on peut y être très bien reçus, surtout si on peut faire montre d'un peu de respect pour l'étiquette locale. On tend sa carte d'affaire avec les deux mains, et ils préfèrent parler avec le patron plutôt qu'un simple employé. C'est-à-dire, celui qui a l'argent dans les poches et qui a le dernier mot dans la façon dont il est investi.






Les dimanches de Stefan Rusconi sont presqu'aussi intéressants que les miens: "Sunday"

vendredi 26 février 2016

CE SERAIT PLUS SAGE DE RESTER TRANQUILLE.





J'avais fait part ici d'un projet de faire du vélo dans les Appalaches en plein hiver. Mais ce projet n'a pas décollé. Le transport du vélo sur la voiture ne m'inspire rien de bon, en plein hiver. Et ceux qui ont un vélo pour nous accompagner en été n'en ont pas nécessairement un pour l'hiver.

Et dans la foulée de ce plan A, un plan B a émergé. À l'opposé de ce plan A, il y a la possiblité de simplement se réunir entre amis pour prendre de longues marches le dimanche. Avantage: tous mes amis ont des pieds et des bottes. Sans exception.

Le vélo pourra attendre. Et pas tant que ça, d'ailleurs, puisque le couvert de neige n'est pas particulièrement épais et pourrait tirer sa révérence promptement dans quelques petites semaines. J'ai hâte, mais en même temps je n'ai vraiment pas à me plaindre des dimanches que je passe par les temps qui courent. Au contraire, et je fais mes déplacements quotidiens en vélo de toutes manières.


J'ai eu une correspondance récemment avec un lecteur et j'ai pensé que vous aimeriez jeter un coup d'oeil:

C'est un vélo de montagne que j'ai acheté en 1998, pour me promener l'hiver. Il manquait cruellement d'entretien, et depuis le congé de Noël, je m'amuse à le remettre en état.  Les premières pièces changées ont été le pédalier, l'ancien étant très, mais très rouillé, la cassette et la chaîne.  On parle ici d'un vieux Gary Fisher monté 7 vitesses, STX, Acera et Gripshift, freins cantilevier. Donc nouvelle cassette SunRace 7 vitesses 12-28, chaîne KMC x8.93, pédalier 22-32-42 série Acera.

Aussi nouvelles selle et grosses pédales plateforme pour accommoder mes bottes.

Ensuite nouveaux câbles 4mm et gaines de vitesses. Persistaient quand même ces étranges changements de vitesse à tout hasard pendant les randonnées, sans que la manette Gripshift « clique », sans aucune action volontaire de ma part.  Je décide de remplacer le Gripshift qui collait (malgré un nettoyage et lubrification) par une manette Altus SL-M310, facilement maniable avec ma grosse mitaine qui m'enlève toute dextérité. Problème réglé.

Ensuite ce problème de changement de plateau vers le 22.  La chaîne ne s'y rendait que si j'accotais ma botte sur la chaîne. Il s'est avéré que l'axe du jeu de pédalier était trop court pour le nouveau pédalier, donc changement de jeu  de pédalier.  J'en profite pour briser ma clé 32 mm au passage, les cuvettes s'étant bien installées dans la rouille depuis l'installation d'origine.

J'installe le démonteur de cuvette dans l'étau,  je manie le cadre de sorte à asseoir la cuvette sur l'outil, et une serre assure que la cuvette ne glisse et ne se sépare pas du démonteur, le tout bien fixé et bien solide je tourne le cadre.

Très fort.

Très très fort. 

Je crois qu'au même moment la nouvelle sortait à l'effet qu'on avait découvert les ondes gravitationnelles.  En vérité, elles émanaient de mon atelier.

C'est un de mes moments préférés, vous savez, quand la mécanique cède. 

Nouveau jeu de pédalier en place et autre problème de réglé.

Me voici donc devant un vélo d'hiver qui va tellement mieux.  Je reste surpris de la qualité des pièces des séries Acera/Alivio.  Jadis quand j'étais mécanicien vélo, il me semble que les Falcon et Tourney se retrouvaient que sur « les objets en forme de vélo » vendus en grandes surfaces, et que leur fonctionnement laissait trop souvent à désirer.

Et je m'amuse tellement à  remettre mon vélo en ordre.  Il y a quelque chose de très zen à réparer son propre vélo. 

J'ai dû tasser les mannettes de frein sur le guidon pour accommoder la nouvelle manette de vitesse et ajuster le tout à mes mitaines, ce qui me pousse à regarder du côté des freins, des Acera-X cantilevier avec des patins Kool Stop.

Je suis en train de me laisser tenter par des Avid Shorty 4, question de remplacer les Acera par quelque chose de (un peu plus) récent que les Acera-X, et pas rouillé.  Aussi j'ai vu que la gaine du frein avant semblait un tantinet écrapoutillée contre la butée sous le guidon d'où l'idée de déplacer la butée sur la fourche.

Donc pour résumer un courriel déjà assez long je prendrais l'arrêt de gaine que vous avez en stock, un jeu de câbles/gaine de freins de vélo de montagne qu'une qualité que vous jugerez appropriée pour l'usage en hiver, des Shorty 4 pour l'avant et l'arrière, à moins que vous n'ayez quelque chose d'autre à conseiller.

Et un peu plus tard:

L'été dernier l'amie d'Émilie ma fille se présente à la maison avec son objet en forme de vélo, et elle « arrête » péniblement devant la maison un peu comme le ferait M. Caillou, Fred de son prénom.  J'ai bien vu qu'il manquait le câble de frein arrière (!), le câble avant était pincé, et son v-brake était devenu, avec le temps, un /-brake.  La pauvre ne pouvait immobiliser convenablement son vélo.  J'ai tout de suite réparé.  Les critères de glisse de câble, de bon freinage, d'ajustements des manettes s'appliquent aussi aux vélos des enfants. C'est important qu'ils aient une impression positive du vélo, et que l'activité demeure plaisante et sécuritaire.  Les vélos des amis d'Émilie seront dorénavant réparés, au besoin, avec des gaines Jagwire.

Les outils ne sont pas censés se briser et quand ils se brisent, disons-le, c'est une mort. Une mort au combat. Une mort subite dans le cas de ma clé 32 mm. On reste toujours surpris quand ca arrive. Et un peu triste. Surtout si c'est un outil de longue date.  On s'habitue à la forme, la tenue en main, son poids, sa finition, comme vous le disiez si bien.  Je ne veux  le remplacer que par un autre Park HCW7.  Oui je sais c'est pour un jeu de direction pas pour enlever un jeu de pédalier. Mon erreur, j'avoue.  

Une comparaison entre le taxi, le vélo personnel et le Bixi/Vélib, façon New York City. Ne vous fiez pas au titre qu'on peut voir sur la photo ci-dessous.




Ce vélo est à vendre. Il s'agit d'un Falardeau Scandium équipé de pneus 26 x 1.5. On le voit ici sur un terrain qui lui convient très bien, près du Lac des Roches au nord de la Ville de Québec.

C'est un vélo polyvalent, aussi à l'aise en ville que dans une campagne civilisée comme celle sur la photo. La fourche avant est rigide, ce qui allège et dynamise l'ensemble. L'ensemble des pièces est de Shimano, niveau Alivio, Deore LX et Deore XT. Moyeux Ritchey. On peut changer les pneus d'origine pour mettre tout ce qui vous tente comme largeur, de 1.25 à 2.2 pouces.

La seule chose qui laisse un peu à désirer, quant à son état, c'est la Selle Italia que je changerais à peu de frais si vous le souhaitez, d'autant plus que c'est un modèle que j'aime et que je garderais volontiers pour mon usage personnel. Il s'agit de la XO TA, en version synthétique et dont la durée de vie est plus limitée que la version cuir qui est aussi plus ferme, si mon souvenir est bon. C'est que j'ai un projet de vélo.

Le projet est simple: ressusciter un tandem qui était en dormance depuis quelques années. Il s'agit d'un vélo de marque Radical produit par Cycles Lambert durant les années '90. Je l'avais acheté d'occasion et je l'aimais beaucoup, jusqu'à ce que la section de cadre voisinant la boîte de pédalier avant finisse par fissurer à cause du stress occasionné par le serrage de l'excentrique (je suppose). Si vous voulez fouiller la question, je vous invite à lire ceci:

http://bicyclesfalardeau.blogspot.ca/2010/07/les-cadres-tandem-en-aluminium.html

Un ange descendu du ciel m'a suggéré une réparation simple qui permettrait d'annuler cette fissure qui empêche de régler correctement la tension de la chaîne qui connecte les deux cockpits. Ce n'est pas un détail, car sinon la chaîne saute et le capitaine pédale dans le vide.

Ça tombe bien, car j'ai des personnes de la bonne taille qui se sont montré intéressées à l'idée de faire l'expérience du tandem. Il ne nous reste qu'à choisir une chanson qu'on apprendrait pour chanter ensemble tout en bouffant du kilomètre.

Je désespérais un peu de le voir poiroter dans l'entrepôt. Je n'ai jamais pu me résoudre à l'idée de transférer les pièces sur un cadre régulier (un simple, en anglais single). Entre autres raisons, parce que de tous les tandems que j'ai possédés (cinq au total), c'est mon préféré. Le plus léger, les meilleurs freins. Il est tellement dynamique qu'il est vraiment agréable même lorsque je suis seul dessus (pour le transférer de son endroit d'entreposage jusque chez moi, par exemple).

Ce n'est pas un tandem de génération actuelle, une techno-machine qui vaudrait le prix d'une voiture d'occasion, mais quand même. Et c'est toujours intéressant de faire découvrir les joies du tandem à quelqu'un qui n'y a jamais goûté. Certains d'entre eux n'ont jamais été aussi vite sur un vélo. Pas besoin d'aller vite sur un vélo, pour avoir du plaisir. Mais ça aide.

Et c'est sur ce vélo sans selles que je mettrais la Selle Italia XO TA. Elle a ce trou dans le milieu qui est si précieux sur un tandem. En effet, sur ce type de vélo, on ne se lève pratiquement jamais sur les pédales, on reste toujours assis. Le trou diminue la pression à l'entrejambe, ce qui est bienvenu lorsque les kilomètres s'accumulent.


Hier matin, mon voisin a entendu la branche se rompre, à cinq heures du matin, sous l'effet conjugué du verglas et du vent. Certains diraient que c'est plus sage de rester tranquille, mais je suis allé travailler en vélo, comme d'habitude.



Avis aux intéressés: ceux qui veulent commander un vélo neuf ont jusqu'au 7 mars 2016 pour profiter des prix de 2015. Après ça, vous subirez le contre-coup de ces majorations qui sont probablement dûes au dollar canadien dont le tonus laisse à désirer.


Masi, à Québec bientôt:

jeudi 11 février 2016

ABUS.




La rivière Chaudière, en route vers Breakyville, février 2016.


George Iny, de l'Association pour la Protection des Automobilistes, parlait cette semaine à la radio de Radio-Canada au sujet de l'achat d'une voiture d'occasion. Il recommande l'achat d'un exemplaire offert à un prix élevé, sur la base du fait qu'on devrait alors obtenir une voiture en meilleur état, ce qui devrait vous éviter de coûteuses réparations.

Il faut être en mesure d'évaluer l'état, bien sûr, pour être certain du fait que la voiture est réellement en très bonne condition. Plutôt que simplement surévaluée par le vendeur. Et, évidemment, on pourra essayer de négocier le prix à partir de là.

On pourrait transposer cette approche dans le monde du vélo, en théorie. Lorsque je prépare un vélo d'occasion, je n'hésite pas à changer quelques pièces, et même parfois beaucoup de pièces, pour faire en sorte que le client ne reviendra pas après deux semaines en se plaignant d'un mauvais fonctionnement quelconque. C'est également plus motivant pour l'acheteur d'avoir devant lui une machine sans irritant au niveau de l'entretien.

De toute façon je manque de vélos d'occasion, la demande est plus forte que mon offre. Alors pourquoi lésiner? Pour le vendre plus facilement à cause d'un prix de vente plus bas? J'aime mieux en faire une machine fiable, que je n'hésite pas à proposer, quitte à le vendre un peu moins vite que s'il coûtait X% moins cher.


Le petit panneau solaire que vous voyez à côté de la mitaine de cuir sert à charger la pile du clignotant avant.


Ça devient différent si vous achetez d'un particulier. Là, on voit de tout. Du vendeur qui propose n'importe quoi à un prix déraisonnable, jusqu'à celui qui sous-estime la valeur de revente qu'il est capable d'obtenir rapidement.

La plupart des acheteurs de vélos d'occasion sont comme la plupart des acheteurs de voitures d'occasion: ils ne sont pas à même d'évaluer sérieusement l'état du véhicule proposé. Dans le cas des voitures, c'est simple: un garagiste à qui l'on fait confiance pourra examiner la machine et vous conseiller sur la pertinence de l'achat quant au prix et à l'état. Dans le cas des vélos, on peut faire la même chose, mais peu de cyclistes le font. Ça devient souvent un coup de dés qu'on espère ne pas regretter. Il est très facile de faire un mauvais achat, mais, il faut le dire, il y a des aubaines qu'il faut s'empresser d'acquérir, quitte à mettre quelques dollars pour procéder à des corrections d'entretien.

Un exemple d'un achat à éviter: un vélo de bas-de-gamme offert à un prix qui serait attrayant si c'était un milieu-de-gamme. Certains vendeurs n'hésiteront pas à dire que tel vélo vaut, par exemple, 800$ alors qu'il n'en vaut peut-être pas même 300$. Payer 100$, ce n'est pas cher? C'est trop cher si le même vélo, neuf, en vaut 150$. Surtout si vous n'êtes pas capable d'identifier un déficit d'entretien qui est malheureusement une chose extrêmement fréquente.

Et ce n'est pas parce que j'ai des vélos d'occasion à vous vendre que j'écris tout ça. J'en ai seulement un, et il sera probablement vendu d'ici un mois, peu importe ce que j'écris ici, ou pas.



La restauration du CCM Tour du Canada est complétée. Certains d'entre vous ont déjà vu la photo que j'ai montrée ici, en juillet dernier.
Jetez un coupd'oeil sur le message en question:    http://bicyclesfalardeau.blogspot.ca/2015/07/restauration.html

Mais d'abord, un petit rappel sur ce vélo et sa valeur. Beaucoup de Canadiens connaissent la marque CCM, mais ne sont familiers qu'avec les modèles de grande diffusion. Il faut savoir qu'en marge de ces vélos de basse gamme, CCM proposait des vélos de très bonne qualité, dont les cadres étaient souvent faits de tubes d'acier Reynolds 531. Pour en avoir possédé un moi-même, un vélo de piste, un vrai, je peux vous confirmer que ces machines pouvaient satisfaire un athlète exigeant. Rien à voir avec les Targa de l'époque, ou les vélos produits par Procycle ces dernières années.

Voici le vélo avant les travaux, cliquez sur les photos pour en voir les détails:





Le vélo a été démonté, le cadre repeint, j'ai changé la guidoline, le jeu de pédalier et les cocottes des leviers de freins et quelques autres choses aussi.

Mon peintre a réussi à reproduire fidèlement le bleu original du cadre. Malheureusement, nous n'avons pas encore les décalques pour compléter l'aspect visuel, mais le vélo est maintenant prêt à reprendre la route, à un petit détail près: il neige pendant que j'écris ces lignes. Mais, ça viendra.

Voici maintenant des photos prises après la restauration. Notez que je n'ai pas modifié électroniquement les couleurs de ces photos. Il s'agit du même appareil photo, au naturel, on peut donc comparer la couleur originale avec la nouvelle.




Outdoor Gear Canada est un distributeur canadien bien connu dans le milieu. Leur catalogue offre vélos et pièces. Je fais affaire avec eux depuis les années '90. Ils m'ont envoyé une lettre la semaine dernière pour me dire qu'ils avaient décidé de fermer mon compte.

Je n'achetais plus assez à leur goût. C'est vrai, depuis que Mavic leur a administré la même médecine il n'y a pas très longtemps, j'avais beaucoup diminué mes achats, qui n'ont jamais été si considérables chez eux de toute manière. Ils se limitaient surtout aux antivols Kryptonite et aux casques Bell. Le reste de leur catalogue est axé sur des marques qui ne sont pas toutes avantageuses pour mes clients. J'aime mieux ce que je trouve chez Cycles Lambert, Marinoni et Damco, pour ne nommer qu'eux.

Ce qui m'a amené à réfléchir à la marque d'antivols qui allait remplacer Kryptonite lorsque j'aurai épuisé mon inventaire actuel. Je ne peux la remplacer par une marque dont le seul avantage serait la facilité d'approvisionnement (pour moi). Je n'ai pas envie de proposer un produit que je n'utiliserais pas moi-même. J'ai commencé à faire une petite enquête.

Je ne comprends pas grand-chose à ce qui se dit dans la vidéo suivante, mais ce n'est pas grave. Les images valent mille mots. Et on trouve certains de ces modèles ici dans les magasins du Québec. Mes préjugés avant de voir la vidéo:

Master Lock: plus de notoriété que de qualité.

BBB: imprévisible du côté des antivols. J'aime plusieurs de leurs autres produits, mais il reste à voir si les voleurs aiment leur U.

Abus: les prix demandés par Abus sont élevés, et comment être sûr que c'est justifié? Vous en saurez un peu plus après avoir vu ces images. J'étais particulièrement curieux de voir la résistance du modèle qu'on voit à la minute 6:30, parce que je ne suis pas familier avec cette nouvelle génération d'antivols.




Au cas où le bassiste Marcus Miller aurait échappé à votre radar.




vendredi 5 février 2016

LE PLAISIR ET LA LIBERTÉ.






Si vous aviez besoin d'une nouvelle preuve que Falardeau est à l'avant-garde dans le monde du vélo, malgré le fait que l'entreprise fête cette année son centième anniversaire de naissance, la voici. En effet, Bicycles Falardeau a été la première entreprise à passer une commande chez Cycles Lambert après la refonte de son site internet. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Cycles Lambert est un des plus gros distributeurs de vélos, pièces et accessoires de vélo du Canada, d'une Mare à l'Autre. Vous pouvez visiter ce nouveau site au:
https://www.cycleslambert.com/default.aspx
Vous pouvez admirer sur la photo ci-dessus une (petite) partie de l'équipe de Cycles Lambert, dont la maison-mère est située à Lévis, tout près de chez Bicycles Falardeau dont la maison-mère (et presque toutes les autres maisons) est située au centre-ville de Québec. La boîte qu'on voit sur la photo est maintenant à côté de moi alors que j'écris ceci.




J'ai reçu un courriel la semaine dernière:


Bonjour Monsieur Trépanier,


Je voulais vous demander si vous aviez de l’inventaire sur vos vélos carbone de course ? Ultegra ou même Dura Ace, il faudrait bien que j’essaie ce dernier un de ces jours !    Un alu qui aurait le même confort et feeling sur des distances de 100km et + pourrait aussi être intéressant. Je crois que l’alu est de retour en force non ?  Je me cherche quelque chose de « nerveux » et plaisant à piloter.

Passez une belle fin de semaine. Au plaisir d’en discuter.

Bien à vous.


Et voici ma réponse:


Il me reste des cadres en alu de différentes tailles. Un peu moins doux que les cadres en carbone, un peu plus viril, mais pas trop, car ce sont des triple butted de 1.37 kg, donc raisonnablement sophistiqués et pas beaucoup  plus pesant qu'un carbone. Et beaucoup moins cher.

Combien mesurez-vous? J'ai probablement votre taille en stock.

Je serais prudent avant de dire que l'alu fait un retour en force. La fibre de carbone a un pouvoir de fascination sur le public en général, et ça ne semble pas près de s'estomper. En plus d'un avantage de légèreté, sauf exceptions. Mais lorsque le budget est davantage mis sur le cadre, le niveau de pièces en pâti et pour le même prix, au final, ça vaudrait la peine de voir si le cadre alu ne serait pas plus léger une fois habillé avec des pièces qui seraient forcément supérieures, à prix égal.

Nerveux et plaisant à piloter, l'alu? Oui, mais ce ne seront pas les mêmes sensations. Il y a trop de différences sur le fondamental: la matière. À prix égal, je préfèrerais la fibre de carbone, mais voilà, ce n'est pas le même prix. Mais l'alu donne quand même des sensations agréables, à mon avis. Quoique là, ça dépend beaucoup de quel cadre on parle. Les cadres en alu sont-ils tous pareils? Et les cadres carbone, eux? Poser la question, c'est y répondre.

Finalement, il faut voir combien de kilomètres annuels seront faits avec cette machine. À mon humble avis, on peut difficilement justifier de payer 3000$ pour un vélo qui fera 1000 kms dans l'année. Personnellement, avec le peu de kms que j'ai fait ces deux dernières années, je me vois mal investir dans un carbone monocoque à l'avenir, si je n'avais plus le mien. Je préfère un vélo polyvalent chaussé 700 x 28 qui me permet de tout faire, ou presque. Un alu 700 x 23 avec des pièces moyenne-gamme et un pédalier léger me contenterait, à condition d'avoir des jantes légères. De toutes façons, mes amis-es sont souvent plus forts que moi, peu importe le vélo. Normal, ce sont des (relatives) jeunesses.




Entre Saint-Antoine-de-Tilly et Saint-Nicolas, le long de la route 132. Janvier 2016.

La réponse du client:

Merci beaucoup Monsieur Trépanier.

Je mesure maintenant 178cm (je dis maintenant, car je crois avoir rapetissé de 2 cm depuis mon quarantenaire!)
Je fais osciller la balance entre 75 et 80 kgs selon où j’en suis dans ma saison vinicole.
Lorsque possible, je préfère les positionnements plus « agressifs » avec un plus grand delta entre la hauteur de selle et du guidon.

Il est vrai que je n’ai pas pensé à mon budget. Je ne veux pas mettre trop d'écus car selon moi, il n’est pas nécessaire de payer cher pour avoir du plaisir à rouler, peu importe comment on roule. Et je ne suis certainement pas un champion du monde.

J’ai déjà absorbé du capital dans un Look 566 2011 en Ultegra 10vit et un Felt DA3 de triathlon en Red 10vit.  Je vais essayer le Evo single speed.  Ma femme dirait que je suis à un autre vélo d’une procédure de divorce ! J

Si vous aviez un vélo en alu, relativement léger, racé, avec de bonnes composantes et au meilleur prix possible,  je serais intéressé.  Je n’ai jamais essayé le Dura Ace, mon budget ne me le permettant pas. Je ne crois pas que je verrais une différence bien honnêtement. Qu’en pensez-vous ? 

Il m’importe aussi qu’il soit « exotique » et c’est pour cela que je pense à Falardeau. J’aime bien être différent.
Je crois bien vendre le 566 par la suite.

Je roule environ 3,000 à 4,000 kms par année, mais une partie sur mes rouleaux.

Je roule pour aller au boulot mais aussi pour m’entraîner à des cyclo-sportives, triathlons (toutes distances).

J’ai en tête d’y mettre les roues EIS S9 en carbone (profil 40mm) et garderai les roues d'origine pour les rouleaux et les débuts/fins de saisons quand la route est moins « propre ».

C’est un mode de vie et je suis à la recherche d’un vélo qui le fera transparaître. Il doit donc me ressembler un peu j’imagine…

J’aimerais pouvoir démontrer, en toute humilité, à bien des cyclistes qu’il n’est pas nécessaire de mettre des milliers de dollars sur une bécane. Ce sont les jambes et le cœur du moteur qui comptent selon moi.  Mais avant tout, le plaisir et la liberté que rouler procurent. J’ai l’impression que Falardeau rime un peu avec tout cela.



Ma dernière réponse:


J'ai un cadre en alu de la bonne grandeur pour une personne de 1.78 m. Une possibilité serait de ne changer que cadre du Look pour conserver les pièces, qui sont probablement très correctes.

Avantage: le coût diminue beaucoup, et on voit une différence considérable dans le vélo car le changement de cadre provoque un changement important dans les sensations.

Désavantage: la revente d'un cadre est moins facile que la revente d'un vélo complet, même si le coût en est moindre.

Petite parenthèse sur les pièces Shimano Dura-Ace, le haut de la gamme. L'élément que j'aime le plus, ce sont les leviers freins/vitesses. L'action de ces leviers est remarquable au niveau des sensations. Le reste, à mes yeux, se démarque moins, quoique certains lecteurs sont plus familiers que moi. En tout cas, Ultegra est et restera un bon rapport qualité-prix.

Reste à voir lequel des deux cadres vous préférez, et ça, c'est impossible à dire sans les essayer tous les deux. Je n'ai pas essayé ce cadre Look et ce que je peux en dire est purement spéculatif, mais je le dis quand même. Il est possible que ce cadre Look soit typé très course, pour combler les attentes d'une clientèle aux qualités athlétiques confirmées. Donc prête à faire des compromis sur le confort, dans le but d'avoir une machine plus agressive, répondant à toutes les sollicitations lorsque la soupe devient chaude. Mais j'insiste, je dis ça sans l'avoir essayé. Et si je le dis, c'est que je sais qu'il y a eu de tels cadres chez Look dans le passé. Pas surprenant, la culture de l'entreprise chez Look est très axée sur le sport. Et pour moi, ce n'est pas un défaut, c'est plutôt une caractéristique. On aime ou on n'aime pas.

Le cadre Falardeau Alu9 n'est pas de ce genre. Je l'aime assez pour m'en acheter un pour mon usage personnel, mais faut voir quelles sont les attentes. Et il faut comprendre que le cadre de l'Alu9 coûte à peu près quatre fois moins cher que le cadre du Look 566, alors un cycliste habitué aux sensations du Look pourrait être déçu. Le prix ne fait pas foi de tout, mais...

En fait, j'ai ma petite idée sur ce qui serait l'ajout idéal à une écurie comme la vôtre. Gardons un peu de suspense, je vous le montrerai quand on se rencontrera.







La semaine dernière, je vous parlais de mes outils préférés. Évidemment, ce choix varie d'un mécano à l'autre. Un ami m'a fait part de la vidéo ci-dessus, qui montre d'autres outils très valables. Ces pros aiment des outils visiblement de haute gamme, et je peux comprendre. Un acier de meilleure qualité produit des outils plus durables, et ce n'est pas un détail car lorsqu'on s'en sert tous les jours, le vieillissement peut apparaître rapidement.

Dans un autre ordre d'idée, vendredi prochain le 12 février, c'est la Journée Internationale Vélo-Boulot d'Hiver à Québec. Rendez-vous à 7:45 heures AM. Si vous ne pouvez pas être là, inscrivez-vous quand même au winterbiketoworkday.org

Détails sur velurbaniste.com/winterbiketoworkday



Je n'écoute pas beaucoup de musique classique ces temps-ci. J'aime bien lorsque les compositeurs sont encore vivants, et aussi quand la modernité est présente d'une façon ou d'une autre. Mais quand j'ai entendu Prokofiev l'autre jour, j'ai reconnu là un esprit qui me rejoint plus.

J'hésitais entre deux exemples de sa musique. Qu'à cela ne tienne, je vous mets les deux. Le second est plus long, et contient des changements d'ambiance marqués.





vendredi 29 janvier 2016

MES OUTILS PRÉFÉRÉS.





Un Falardeau Alu9 en version cyclotouriste. Tout est neuf, sauf la selle et les pédales.



Chaque mécanicien de vélo (ou de toute autre chose) a ses outils préférés, sûrement. J'ai pensé vous montrer les miens.

Il y a plusieurs raisons d'aimer particulièrement un outil. Il peut nous faire sauver du temps, ou nous permettre de faire quelque chose qu'on ne peut faire sans lui,  il peut être agréable à utiliser, il peut même être agréable à regarder ou à toucher à cause du métal utilisé ou de la finition de l'objet.



1- Un étau. Comment s'en passer si on travaille souvent sur des vélos? Il me manquerait, pas de doute. Il fait pratiquement figure d'assistant. Ça permet de stabiliser toutes sortes d'objets, y compris d'autres outils comme les extracteurs de roue libre vissée. On s'en sert pour ajuster des roulements de moyeux, pour retirer les pédales d'un pédalier qui n'est pas sur le vélo et bien d'autres choses. J'y installe habituellement mon gabarit de dévoilage Park TS-2.2.

2- La presse à cuvettes de direction. Je pourrais m'en passer en utilisant une longue tige filetée, avec deux écrous et un jeu de rondelles adéquates. Mais je pose des dizaines de fourche à chaque année, et ça vaut vraiment la peine de se procurer cet outil. En prime j'aime voir les cuvettes rentrer dans le cadre progressivement à mesure que je tourne l'outil pour lui faire faire son travail. Accessoirement, cet outil a deux compagnons précieux: le guide de coupe pour la colonne de la fourche (comme le Park SG-6) et le poinçon à écrou étoilé (comme le Park TNS-15). Ces trois outils combinés vous permettront de travailler comme un pro, mais à vous de décider si vos besoins justifient cette dépense.

3- Clés à rochet. J'aurais dû connaître ces clés avant. Elles permettent de sauver du temps. Le gars ou la fille qui a inventé ça mérite une médaille. Ou une pile de cash.

4- Les longues clés hexagonales (Allen, comme les Park PH). On peut s'en passer mais... à ce prix-là ça ne vaut tout simplement pas la peine. Il y a des usages où d'autres clés hexagonales conviennent mieux, mais j'utilise les miennes souvent. La 4 mm, ainsi que la 5 et la 6. J'aime aussi beaucoup la clé hexagonale 5 mm au manche orange que vous voyez sur la photo, elle me permet de serrer au maximum lorsque c'est nécessaire. Mention spéciale pour les E-Force T-Tool de la marque EVO qui semble intéressants, quoique je ne les ai pas essayés personnellement. Toutes les clés hexagonales que je décris dans ce paragraphe sont des outils abordables dont il ne vaut pas la peine de se priver si on travaille souvent sur des vélos.

5- Pour dévoiler les roues, certains aiment les clés à rayons comme les Park SW. Moi je préfère la clé à rayon ronde à plusieurs dimensions, surtout à cause de sa tenue en main. Smart Tool fait une clé à rayon ronde de couleur noire dont les créneaux sont bien coupés et donc très précis, et c'est bon marché.

6- Le gabarit de dévoilage de roues Park TS-2.2. C'est un référence de l'industrie, un modèle très populaire dans les ateliers professionnels. Difficile de s'en passer quand on pris l'habitude de s'en servir. Mauvaise nouvelle: les mécanos amateurs hésiteront devant la facture.





Quelque part en Beauce, dans les Appalaches.


J'ai reçu le courriel suivant dimanche dernier, d'un ami qui roule régulièrement avec moi, mais qui n'est pas encore habitué de rouler à vélo en plein hiver.

Lorsque je suis sorti pour aller chercher du café ce matin, j'étais frigorifié à la simple marche de chez moi au dépanneur...

Je suis très frileux...parfois. Surtout en pleine lune. Donc je ne viendrai pas rouler avec vous en ce beau dimanche.


Voici ma réponse:


Ah là, pour la lune, je ne peux rien y faire. Sinon voici mes trucs pour ces sorties récréatives qui durent au moins trois heures ces dimanches-ci.

  • ​Ce n'est pas un hasard si elles commencent habituellement à midi. Il fait froid à 8:00 heures? On s'en fout, ce sera différent à midi et à 14 heures. Hier, il faisait moins 7 degrés Celsius à 10 heures et moins 4 à l'heure du départ. Et à 8:00 heures, tu peux être sûr qu'il faisait plus froid que moins 7.
  • Ne jamais se fier aux chiffres de météo officielle. L'autre matin, la radio me disait qu'il faisait moins 7 pendant que mon thermomètre extérieur me donnait moins 1.6 degrés. L'écart habituel le plus typique est d'à peu près trois degrés. D'après moi, il y a deux raisons à ça. La station météo officielle pour la Ville de Québec est à l'aéroport, qui est situé dans la banlieue nord de la ville, à une altitude autre que celle du centre-ville où je me trouve. Aussi, si je prends l'information à 8:30 heures, on me donne la température qu'il y avait à 8:00 heures. Donc, autre temps, autre lieu, cette information est inexacte et peut contribuer à me démotiver.
  • Je ne m'occupe pas du facteur éolien. Parce que je ne sors pas avec la peau à découvert. Et parce que je n'ai pas toujours le vent de face. Les méchantes langues disent que ça a été inventé par des médias en mal de sensationnel.
  • La température que nous avons eu hier, finalement, était à peu près la même que celle que nous avons eu ensemble, une semaine auparavant. Et que tu avais trouvé très tolérable, si mon souvenir est bon. 
  • Tu es frileux? Il y a des vêtements pour ça. Et de la nourriture. Étais-tu habillé adéquatement quand tu es allé chercher le café? Si ta mère t'avait vu sortir habillé comme ça, aurait-elle insisté pour que tu t'habilles plus? Avec raison? Je sais que tu n'as plus l'âge pour que ta mère te dise quoi faire, quoique parfois... 
  • Mon expérience me dit qu'il ne faut pas prendre ces décisions sur une base émotionnelle et subjective. Je regarde le thermomètre, je m'habille en conséquence et je sors. C'est tout. Comme dirait Nike: Juste fais-le.
  • J'ai ma limite aussi, il faut la connaître. Pas de sorties récréatives en bas de moins onze ou douze, même si j'en ai fait des longues à moins dix, sans en souffrir, au contraire. Pour l'utilitaire sur courte distance, je préfère encore être à vélo à moins douze. Plus froid, je marche. 
  • Danny De Longchamps, ex-coureur pro, me disait que l'été, il mettait l'accent sur le sel, et l'hiver il insistait sur le sucre. Et j'ai remarqué que le soir, à la fin de ma journée de travail, je suis plus frileux puisque je n'ai pas encore soupé. Avant les longues sorties récréatives, hiver comme été, je mange un solide repas, généreux à tous points de vue (sauf en gras). Ce n'est pas un problème, de toutes façons on ne part pas sur les chapeaux de roue et on ne roule pas à un rythme de coureurs. Chacun trouve ses marques, ce qui fonctionne pour lui. 
À dimanche!

Paul.


C'est un hiver doux à Québec. Cette photo a été prise le 24 décembre 2015 alors que le mercure bien au-dessus de 0 degrés provoquait une brume à certains endroits. Nous sommes en-dessous de 0 degrés la plupart du temps, mais rien d'extrême, surtout quand on compare aux deux derniers hivers. Ça paraît beaucoup sur la facture de chauffage, croyez-moi.



Le cadre est maintenant bleu et noir. La selle aussi, la tige de selle et même le garde-boue arrière. Un porte-bouteille bleu, l'autre noir. On pourrait penser que tout ça a été longuement planifié, ou que ça a coûté cher, mias non, c'est plutôt l'inverse. Et le résultat me plaît bien, je sais pas pour vous.



Publié sur bicycleretailerandindustrynews.com cette semaine, avis aux intéressés:


   St. LAURENT, Quebec - Guru Cycles' assets, including its trademarks and manufacturing equipment, will be auctioned next month. The company told its dealers in December that it was hoping to reorganize after incurring unmanageable debts stemming from a factory move early last year. Owner Ted Matthews told BRAIN this week that attempts to line up an investor were unsuccessful. Guru's remaining staff was let go this week. The company has sold off most of its remaining inventory. Assets that will be auctioned include Guru model name trademarks (but not the Guru name, which is owned by Dorel), and factory and office equipment including a paint booth.


Un classique, revisité par un chanteur parmi les mieux cotés, Kurt Elling.