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vendredi 8 novembre 2013

COLIN FERME.







Colin ferme sa boutique. Il a vendu la maison où elle se trouvait, et la quitte définitivement le 15 novembre. Vous savez quoi? Je suis content pour lui. J'ai regardé des images de l'endroit où il part vivre, sur le bord de la mer, au Nouveau-Brunswick, et j'avoue que je pourrais m'habituer à ça. 

Il était de plus en plus dégoûté de la direction que prend l'industrie du vélo. Ou plutôt non, il l'était autant qu'avant, ça suffit. Les améliorations qui n'en sont pas. En tout cas, à mon avis, pas toujours, pas toutes. Le climat de poudre aux yeux véhiculé par un marketing qui ne donne rien d'utile au consommateur, si ce n'est de lui donner l'air d'un coureur professionel. C'est d'autant plus ridicule que la plupart des pros vivent dans le mensonge, ceux qui gagnent, en tout cas. Beaux modèles!

Remarquez, il n'est pas tout seul à avoir cette réaction. Grant Peterson de Rivendell, pour ne nommer que lui, s'objecte aux aberrations modernes et produit des machines iconoclastes qui ne m'attirent pas personnellement, même si j'aime bien écouter son argumentation. En fait, je suis d'accord avec certaines choses, d'autres pas. Comme vous, peut-être?

Par exemple, je suis d'accord sur le fait qu'on attribue à un empattement court des vertus qu'il n'a pas. Le fait d'ajouter un centimètre ne transformera pas votre vélo en patate. Bien sûr, l'empattement extrêmement long d'un tandem illustre bien la perte de capacité d'accélération, mais les chiffres ne sont pas du tout les mêmes, rendu là. 

Et le fait de donner un dégagement dans les fourches avant et arrière qui permettrait d'installer des pneus de 25 (au moins) ou 28 mm ne nuirait pas de façon significative à mes éblouissantes performances. Pas que je désire personnellement en installer, mais pourquoi pas donner la chance aux gens de le faire? Surtout quand on voit l'état dans lequel sont les routes en Amérique du Nord, et en particulier au Québec...

En fait, c'est avec un autre vélo que j'utilise des pneus de 28 mm de section. Son cadre est moins dispendieux et moins vulnérable que ces cadres en fibre de carbone que Grant et Colin aiment détester. Moi, je les aime bien, mais seulement sur l'asphalte. Et si vous pensez que c'est parce que Colin est un cycliste pépère qui ne se sert de son vélo que pour un usage tranquille, détrompez-vous. Il a parfois brillé dans des courses, non seulement grâce à son physique, mais aussi avec sa capacité à lire la course.



À l'opposé de ces modernités fibreuses, les vélos monovitesses à pignon fixe se moquent de la tendance que les grosses compagnies veulent imposer aux cyclistes. Peu adaptés à une ville côteuse comme Québec, on les voit beaucoup dans des villes plus plates. Mais Colin n'en a cure: "les dérailleurs existent, c'est pour qu'on s'en serve!" Sinon son attitude rejoint celle de Sheldon Brown qui disait: "Seven is heaven, eigth is great, nine is fine, but ten is too much!" Et que dire de onze, maintenant? Absurde si vous voulez mon avis: les compromis techniques que ça impose ne valent pas le coup. Et le coût. 

Car le coût, c'est une autre chose qui irrite Colin. "La beauté du vélo, c'est justement que ça ne coûte pas cher comme une automobile." Et la volonté des compagnies de transmission et de vélos de route ou de montagne, c'est de normaliser des vélos de plus en plus chers: "Ne sous-estimez jamais ce que les clients sont prêts à payer!"

Sauf que... Internet a bouleversé le marché en quelques années seulement. Ici au Canada, on l'a bien vu cette année. La compagnie française Mavic a laissé tomber son distributeur canadien (OGC) et Shimano en a fait autant avec tous ses distributeurs canadiens sauf un: Cycles Lambert. J'ai l'impression que Shimano aurait bien aimé pouvoir faire toute la distribution canadienne, mais là, la marche était un peu trop haute pour que ça se fasse sans une période de transition. Le lien avec Internet? Les pièces de haut-de-gamme sont de plus en plus achetées à rabais et à distance chez des fournisseurs zéro-service (ou presque). Donc, c'est de plus en plus difficile pour les détaillants traditionnels de vendre de telles pièces avec une marge de profit raisonnable. Les fabriquants ont donc tout intérêt à éliminer les intermédiaires (les grossistes) pour éviter de leur consentir un pourcentage sur chaque produit vendu, puisque ce produit est vendu moins cher qu'avant. 

Heureusement pour moi, le noyau dur de mon chiffre d'affaire n'est pas basé sur les pièces les plus chères du catalogue. L'impact de cette évolution est donc limité, dans mon cas.

Ce sera dommage d'être privé des services de Colin. Pas parce que j'avais souvent recours à lui, mais il faisait des choses que peu de gens font, et s'ils les font, ce n'est pas aussi agréable d'avoir affaire à eux. Je devrai me consoler en pensant qu'il se rapproche probablement de la vie qu'il veut mener.




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Rob Ford est maintenant une vedette internationale. Félicitations, Rob. Mais vous n'avez peut-être pas eu connaissance des opinions qu'il a déjà exprimées au sujet des cyclistes. Elles sont dans le ton du personnage. J'avoue que je n'ai pas écouté la vidéo suivante au complet, ce n'était pas nécessaire. 





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Pourquoi assembler soi-même des roues de vélo? La question mérite d'être posée, et vous trouverez la réponse de Sheldon Brown dans la page web suivante:

http://www.sheldonbrown.com/wheelbuild.html

Vous y trouverez également la recette du regretté Sheldon. J'utilise plutôt celle de Jobst Brandt ("The Bicycle Wheel" éditions Avocet), mais pas parce qu'elle est meilleure, car je ne les ai pas comparées.

Une des raisons qu'il donne pour justifier cet effort est la suivante:

"Learning to build wheels is an important milestone in the education of an apprentice mechanic. A "mechanic" who has not mastered this basic skill cannot be considered to be a fully-qualified, professional, and will always feel inferior to those who can list wheelbuilding among their skills."




Harry Manx, en 2009.

samedi 9 février 2013

JUST WANNA SEE HIS FACE...





Conversation avec Colin, hier. Colin est cet artisan du vélo dont je vous ai déjà parlé et qui aime la discrétion: c'est pourquoi je l'ai rebaptisé Colin.

''Quelle industrie débile!'' m'a-t-il dit, en parlant de l'industrie du vélo. ''Maintenant je suis capable d'en rire...'' Il faisait allusion à ces innovations qu'il décrit comme étant des régressions du point de vue de l'ingénierie, avec force explications.

Il y a plusieurs choses dans la liste de ce que Colin n'aime pas, et vous aimez peut-être certaines de ces choses. Il me mentionnait entre autres les freins à disque hydrauliques pour les vélos de route: ils imposent de renforcer les jambes des fourches et les rendre plus raides, donc moins confortables et moins souples. Plus rigides? Pas toujours désirable: on veut quelque chose de plus rigide lorsque ça ne l'est pas déjà assez, ce qui n'est pas le cas pour la plupart d'entre nous, en ce qui concerne les fourches.

Personnellement, je ne veux pas de freins à disque, hydraulique ou pas, étant donné le type d'usage que je fais en vélo. Mes besoins, côté freinage, sont relativement modestes, et je préfère investir le budget disponible dans des systèmes plus abordables et plus légers. Plus simples, aussi.

Le marketing exige une fuite en avant et justifie plus ou moins adroitement (ou pas du tout...) des changements qui créent l'obsolence de ce qui existe déjà. C'est sûrement une des raisons qui explique en partie l'engouement pour les vélos à pignon fixe. Une espèce de réaction face à la pression exercée par les forces du marketing.  En fait, il n'y a pas plus obsolète qu'une transmission monovitesse à pignon fixe.

Dans son livre Bicycle Diaries, David Byrne raconte que son expérience avec un vélo moderne et de plus haute gamme a été peu concluante: la machine était capricieuse et s'est révélée d'un entretien trop exigeant à son goût. Il ne rentre pas dans les détails, et ce serait intéressant de voir exactement ce qui s'est passé dans son cas. Dans mon cas, si vous regardez mes vélos personnels, vous verrez des machines dont les cadres sont résolument modernes, mais dont les transmissions ne correspondent pas aux dernières élucubrations des futurologues de chez ShimaSramgnolo. Ce ne sont pas des pignons fixes, mais ce sont des élaborations iconoclastes qui invitent l'observateur curieux à s'attarder un peu, à réfléchir.

Simplicité, économie, efficacité, légèreté, fonctionnalité, facilité d'entretien et de réparation, disponibilité des pièces, ce sont tous ces critères qui doivent être pris en compte au moment de bâtir le vélo. En offrant du prêt-à-rouler, les compagnies n'ont même pas le choix. Elles doivent suivre les tendances qui sont, en 2013, plutôt extrémistes (sauf exception). Ou bien vous avez dix ou onze pignons, sur le moyeu arrière, ou bien vous n'en avez qu'un.

Heureusement, la réalité est un peu plus souple que ça. Ne vous fiez pas à certains vendeurs qui vous diront que ''ça ne se fait plus''. C'est ce que vous entendrez parfois si vous cherchez des cassettes à sept ou huit vitesses. Il se fabrique encore des roues libres à cinq ou six vitesses!

Ne croyez pas tout ce qu'on vous dit dans les magasins. Les vendeurs ne disent pas tous la même chose. Évitez les vendeurs dogmatiques, et ceux dont le champ d'expérience est limité. Certains n'apprécient qu'une seule sorte de vélo, et voudraient tous nous voir sur ce type de vélo. D'autres vous relègueront aux vélos pépères, en se disant que vous êtes trop pantouflard pour apprécier autre chose. Laissez-vous guider par votre intuition, n'achetez pas trop vite, et ne vous conformez pas à des modes ou à des images.

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J'étais curieux en partant en vacances pour un mois, de voir comment ma forme physique réagirait à mon jeûne de vélo. J'avais l'intention de nager assidûment, et j'y suis parvenu sans problème. Et je n'ai pas eu besoin d'attendre d'être revenu à Québec pour mesurer le résultat.

Un jour, vers la fin du mois, j'ai eu à courir pour ne pas arriver en retard avant la fermeture d'un bureau où j'avais affaire. À peu près 800 mètres. Ce qui n'est pas beaucoup lorsqu'on est en bonne santé. Mais essayez de courir cette distance de façon ininterrompue si vous avez un style de vie sédentaire, et on en reparlera....

Mon corps a très bien réagi. Je n'avais pas envie d'arrêter de courir avant d'être rendu à destination et non, je ne suis pas arrivé en retard au bureau.

Après deux semaines d'acclimatation, j'avais pris un rythme de croisière stable: une heure de natation à vitesse modérée, presque chaque jour. Efficace. 

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''Life'', l'autobiographie de Keith Richards. Très différent de ''How Music Works'' de David Byrne dont je vous parlais il y a quelques semaines. Et encore plus impudique.

Richards est ce guitariste de la légendaire formation The Rolling Stones. Je me promettais cette lecture depuis que j'ai su que ce serait publié, en 2010, car je savais que ça pouvait être bon. Mais c'est mieux que ça: tout y passe. Comment accorder les guitares, comment il vit ses relations avec les femmes, la cocaïne, l'héroine et le reste. La route, les autres musiciens, le grand déballage, celui qu'on fait quand il y en a plus de fait que ce qui reste à faire: il aura 70 ans cette année.

L'importance de dire les choses. Pour les partager, pour donner des pistes, pour raconter cette expérience unique, pour mettre les choses au clair de son propre point de vue. Quand on connait déjà des bribes du vécu de Richards, c'est encore plus intéressant, mais ce n'est pas du tout un pré-requis. Même pas besoin d'aimer le rock'n roll, il suffit de s'intéresser à notre époque.

C'est aussi un portrait de l'Angleterre, des USA et de tous ces endroits où les Stones ont travaillé. Plus de six cent pages, et elles défilent à toute allure, j'en aurais pris plus. Un bémol: la traduction en français a été faite par deux rigolos qui s'évertuent à utiliser un français ''cool'' qui, à mes yeux, est ridicule, en plus d'être souvent absolument incompréhensible. Même si j'étais français, je ne pense pas que je comprendrais toutes ces expressions.

''Exile on Main Street'' est un des albums des Stones préférés de Keith Richards. C'est un album que j'avais écouté beaucoup, à l'époque: il a été publié en 1972. Une de mes pièces préférées de cet album double, où on entend Jagger chanter:
''I don't wanna talk 'bout Jesus... Just wanna see his face, just wanna see his face.''




samedi 9 juin 2012

DUCON LAJOIE



Connaissez-vous les bicyclettes Ducon Lajoie?


Colin est un propriétaire de boutique de vélos qui sort de l'ordinaire. En général, ces entrepreneurs cherchent à se faire connaître davantage, pour augmenter leur chiffre d'affaire. Rien d'étonnant là-dedans.

Lui trouve qu'il a déjà bien assez de travail comme ça. Comme il le dit lui-même, les journées n'ont que 36 heures... D'ailleurs, Colin, ce n'est pas son vrai nom. Il ne souhaite pas voir ici, ni le nom de son commerce, ni l'adresse de celui-ci.

Et il ne veut pas d'employé, ce qui justement lui permettrait d'augmenter le chiffre d'affaire. Il préfère sa situation actuelle qui lui permet de contrôler parfaitement la qualité du travail exécuté dans son atelier.

Il ne se fait pas prier pour honnir les décisions liées au marketing dans le monde du vélo. Il a un langage très articulé et vous expliquera exactement pourquoi telle soi-disant amélioration dans le monde du vélo est en fait une aberration. Vous ne serez pas surpris si je vous dis qu'il préfère les cadres en acier.

Il a toujours quelque chose d'intéressant à me montrer. Une création personnelle, un vélo original, une pièce d'époque. En passant dans sa boutique, hier, j'ai pris quelques photos, dont celle ci-dessus, sur laquelle on voit des décalques qui inventent une marque fictive, apposées sur un vélo de sa confection. Je vous montrerai d'autres photos dans les semaines à venir.

Je préfère quand même mes vélos aux siens. Normal, c'est parce que je savais ce que je voulais que je me suis mis à en construire. Et mes goûts ne sont pas les mêmes que les siens, ce qui ne m'empêche pas d'avoir du respect pour sa démarche.

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J'aime bien les instruments de mesure, en général. Ils permettent d'aiguiser l'observation et la réflexion.

J'aime les thermomètres numériques, les balances, les verniers numériques, les gallons à mesurer, les odomètres de vélo. Je vous ai d'ailleurs déjà parlé de l'odomètre de vélo Cat-Eye Adventure, que je trouvais attirant mais dont le prix de détail suggéré de 200$cad me rebutait. Je ne suis pas le seul. Ils se sont mal vendus, et c'est pourquoi ils sont soldés, j'imagine.

Je peux vous l'offrir à 79$cad (+taxes). Qu'a-t-il de spécial? En plus des fonctions habituelles, et d'autres un peu moins habituelles, il y a la température et l'altitude. Et le pourcentage de pente. Pour moi qui aime aller rouler dans les Appalaches, par des températures qui varient beaucoup, c'est intéressant. Ou comme diraient les Vietnamiens, lorsqu'ils parlent en anglais: ''Comfortable!''. Ils veulent dire ''convenient'' (pratique).

L'objet est beau et moderne. Et rassurant: la compagnie offre un des meilleurs services après-vente que je connaisse. Ce qui n'est pas un détail quand on voit autant de fonctions dans un si petit objet. Pour ceux que ça intéresse, il s'agit du Cat-Eye CC-AT200W.

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Il y a aussi plusieurs autres spéciaux disponibles depuis cette semaine. Les grossistes savent que nous amorçons le dernier droit de la haute saison dans les magasins de vélos, et en profitent pour se délester de leurs surplus. Faites-moi signe si vous êtes intéressés par l'achat d'un des items suivants:

-Casques.
-Pneus 700 x 23.
-Moyeux arrière Tiagra.
-Pédales automatiques Wellgo.
-Selles.
-Tige de selle 27.2 mm.
-Guidolines et poignées variées.
-Porte-bagages.
-Pompes portatives ou non.
-Multi-outils.

Les rabais sont substantiels: détails sur demande.

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Comme vous pouvez le voir dans la photo ci-dessus, je fabrique aussi des vélos de montagne. Il me reste une quantité limitée de cadres Bianchi Mutt dans les tailles 19'' et 21''. J'ai aussi des cadres Falardeau dans les tailles 16'' et 18''. Comme d'habitude, les prix varient selon les pièces qui habillent le cadre, et celui que vous voyez ici se vend autour de 750$ + taxes.

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Je vous ai déjà parlé de ces compagnies qui fabriquent de façon plus ou moins anonymes des pièces que j'appelle semi-génériques (voir message du 1 septembre 2011). Un exemple d'une de ces compagnies: Neco. Elle fabrique des jeux de direction, qu'on voit au Canada depuis quelques années, et aussi différents roulements, des plateaux et des pédales. Une usine à Taiwan et deux en Chine. Au total, 30 millions d'items par année...

En fait, une grosse partie de leur production est vendue sous différents noms, fabriquée pour des clients souvent occidentaux. La compagnie existe depuis 1986.

J'ai acheté quelques-uns de leurs jeux de direction, des modèles à roulement cartouche de bonne qualité.

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Mad Dog frappe encore. Patrick O'Grady a écrit ceci dans le magazine Bicycle Retailer and Industry News du 1er mai 2012:

''The first time I heard a professional shop mechanic growl, ''I hate disc brakes'', I felt a deep sense of relief. I was not alone. Someone else in the industry hates the damned things, too. I'm profoundly suspicious of any component that can't be adjusted with a hammer, a crescent wrench and some foul language.''

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Certaines personnes ont associé Jimi Hendrix à un rock de décibels peu subtil. C'était bien mal le connaître. Il restera toujours une référence, et a influencé beaucoup de musiciens. Pas seulement des guitaristes. Little Wing.