mardi 25 décembre 2012

JOYEUX NOËL!!!






                JOYEUX NOËL À TOUS!                        


Je poursuis ma lecture de ''How Music Works'', de David Byrne. Publié en 2012 aux éditions McSweeney's: ''McSweeney's and colophon are registered trademarks of McSweeney's, a privately held company with wildly fluctuating resources.'' (!)

Entre autres choses, le livre aborde une des questions les plus intéressantes qui soit, en l'occurence dans le domaine de la musique: qui fait quoi, comment, pourquoi, avec qui, quand et pour quelle raison?

Dans tous les domaines, cette multi-question fait la différence entre le gérant d'estrade et le curieux qui se renseigne pour mieux comprendre afin de porter un jugement éclairé, et peut-être s'en inspirer dans ses propres actions et décisions.







Il est brièvement question du compositeur français Darius Milhaud (1892-1974), qui se serait basé sur l'écoute de quelques disques de jazz (de son époque, évidemment), pour colorer quelques-unes de ses propres compositions.

Ici, je vous propose une écoute agrémentée par la présence de danseurs qui ont du talent pour l'acrobatie, ou peut-être ce sont des acrobates qui ont du talent pour la danse. Peu importe...

Le Boeuf sur le Toit, oeuvre créée en 1920, interprètée ici par l'Ensemble I Musici de Montréal, première partie. Notez que les musiciens et plusieurs danseurs sont habillés en blanc ce qui, comme le fait remarquer David Byrne dans son livre, contribue à donner de la présence à ceux qui sont sur scène. C'est un environnement où rien n'est anodin et où il y a place pour mille décisions. Parfois plus. Souvent plus.





Et deuxième partie:



mercredi 19 décembre 2012

QUELQUE PART DANS LE SUD-EST.





Rassurez-vous, une panne ne m'a pas forcé à coucher au Motel Beauport Inn. J'appréciais simplement le petit côté kitch années '60 de l'annonce de cette icône de l'Amérique du Nord qu'est le ''motor-hotel''. Devant une autre icône, du Québec celle-ci, le dépanneur (note pour les lecteurs non-Québecois: petit commerce vendant bière, cigarettes et nourriture, ouvert tôt et fermant tard).

Non, je ne suis pas à Beauport, et/ou dans un motel quelconque. Je suis plutôt en train de combiner affaires et plaisir quelque part dans le sud-est des USA.




Je n'ai pas touché un vélo depuis mon départ. J'en ai envisagé un ou deux, d'occasion, mais l'environnement en favorise plus ou moins l'usage. J'en aurais acheté un si j'avais été seul, mais mon jeune fils est avec moi et gérer sa conduite au guidon serait un défi en soi. Ici, la population est considérable et tous ceux qui le peuvent conduisent une automobile, donc elles sont très nombreuses. On m'a offert un Gary Fisher Tassajara à 85$ négociable, et si j'avais été seul, je l'aurais probablement acheté, pour le revendre ou le donner à la fin de mon séjour. J'ai plutôt acheté deux passes d'autobus.

En fait, ici, il y a beaucoup plus d'Haitiens et de Latinos que de flocons de neige, et je ne m'en plains pas du tout. Je n'ai pas peur de la neige, mais en même temps je ne m'en ennuie pas.  Par contre, si vous êtes au Québec, je vous déconseille de laisser votre vélo sur le trottoir pendant des mois, car il pourrait vous arriver ce qui est arrivé au propriétaire de ce vélo:





La roue arrière s'est tordue, et le cadre aussi, probablement après avoir été accroché (ooops!) par une machine qui déneigeait ce trottoir du quartier Saint-Roch à Québec. Ce n'est pas la première fois que ça arrive, et pas la dernière non plus...

*

En fait, j'ai plus la tête à lire qu'à écrire, d'autant plus que j'ai le temps de le faire. Comme j'en ai parlé plus tôt cette année, je me suis procuré le livre de David Byrne: ''How Music Works''. Cet artiste, bien connu pour avoir fondé le groupe Talking Heads, ainsi que de nombreuses collaborations avec, entre autres, Brian Eno, fait un survol de différents aspects de la réalité de la musique. J'en suis au premier quart, et déjà c'est très intéressant. Évidemment, ce livre est destiné à ceux et celles pour qui la musique est plus qu'un divertissement anodin, mais les implications de ce qu'on y discute couvrent touchent toutes sortes de choses qui font partie de la vie, bien au-delà de la musique elle-même. L'environnement social et physique, les vêtements, la technologie, la musique que nous écoutons en spectacle ou dans d'autres contextes est conditionnée par toutes sortes de facteurs qui font partie de la réflexion de David Byrne. J'en reparlerai peut-être encore ici.

Petit post-scriptum en date du 20 déc. 2012: le décompte des meilleurs albums de l'année:
http://www.cbc.ca/q/blog/qs-top-20-albums-of-2012/
publié par l'émission ''Q'' a donné le 12ème rang (sur 20) à l'album ''Love this Giant'' de David Byrne et Saint-Vincent. Vous pouvez les entendre parler à:
http://www.cbc.ca/q/popupaudio.html?clipIds=2277757687
Fin du P.S.

Parlant de vêtements et de musique, il semble que, par les temps qui courent, beaucoup de chanteuses sentent le besoin de se dévêtir beaucoup pour chanter en public. Pourtant, avec une bonne voix, il semble qu'on peut s'en passer. La chanteuse et actrice franco-camerounaise Sandra Nkaké, ''Like a Buffalo''.




vendredi 7 décembre 2012

ÉLOGE DU PRÉSENT.


 Au Lac des Roches (au nord de la Ville de Québec), le 24 novembre 2012.



Mes vacances approchent: je prends l'avion le mercredi 12 décembre. Je serai au magasin d'ici là, mais de manière un peu imprévisible, en priorisant les préparatifs de départ. Je serai absent jusqu'à la mi-janvier, partagé entre les affaires et le plaisir. J'espère pouvoir alimenter ce blogue occasionnellement pendant mon voyage.

*

Cette semaine, au magasin, cette conversation m'a laissé perplexe:

'' Le vendeur m'a dit que la selle ne s'ajustait pas, qu'elle était fixe.

-Vous voulez dire que le vélo hybride était neuf, et que la selle ne pouvait pas s'ajuster en hauteur?

-Oui, c'est ce que le vendeur m'a dit, et moi j'aimais ce vélo et je suis partie avec tel quel.''

Je n'en croyais pas mes oreilles. J'ai pris l'outil approprié et j'ai facilement desserré la vis pertinente. La tige de selle coulissait aisément et j'ai pu ajuster la hauteur sans difficulté... Je tairai le nom du magasin en question.

*

J'écoute beaucoup de musique en ce moment, dans le but de préparer les émissions de radio que je produis à chaque vendredi midi (midi-jazz, ckrlmf.qc.ca). Ça provoque chez moi une réflexion sur les choix que je fais. D'autant plus que nous sommes cinq à alterner à chaque midi de la semaine, et je vois ce que chacun choisit. Notez que je viens tout juste de faire ma dernière émission avant Noël en ce vendredi 7 décembre.

Le jazz n'est pas une musique nouvelle, elle existe depuis à peu près cent ans. Et j'en écoute depuis trente-cinq ans. Je l'ai donc vu évoluer, d'autant plus que j'ai travaillé comme disquaire dans les années '80, en plus d'aller à New-York régulièrement durant ces années-là, ce qui m'a amené à voir beaucoup de spectacles de jazz du plus haut niveau.

Durant les années '90, j'ai perdu contact avec l'actualité du jazz, sans arrêter d'en écouter. Je l'ai repris il y a à peu près quatre grâce à l'émission Midi-jazz, à laquelle on m'a récemment invité à participer en tant que responsable du vendredi.

Je pourrais faire jouer beaucoup de musique des années '70 et '80. Je la connais, et il me reste encore un bon nombre de vinyles en excellent état. Je le fais peu, même si j'en écoute encore. J'ai la passion du présent.

Le présent dépend du passé, et c'est pourquoi je suis très heureux de connaître celui-ci. Mais la musique d'aujourd'hui a un atout sur celle d'hier: elle la connaît et peut bâtir sur les bases jetées par Ellington, Parker, Coltrane et Miles. Et les collaborateurs de Manfred Eicher.

Le jazz a l'avantage d'être extrêmement perméable. Les influences viennent de toutes les époques, ou presque, et de tous les continents (sauf les deux pôles...). Aucune musique, à ma connaissance, ne s'est autant métissée. Celui qui dit ne pas aimer le jazz ne le connait pas. Il y a toujours un jazz, quelque part, que quelqu'un peut aimer. Je n'aime pas tous les jazz, mais j'apprécie sa diversité et son ouverture. Jazz s'écrit avec deux z, c'est encore mieux qu'avec un s.

Le jazz est plus intéressant que jamais. Plus qu'avant, et il l'était déjà. Pourquoi? Parce que les couches se superposent, les décennies se suivent et ne font qu'ajouter à un énorme corpus de musiques de styles et d'humeurs très variées. Et quand je dis très variées, je veux dire vraiment, très variées.

Les jeunes musiciens ont écouté ceux qui les ont précédés. On reconnaît dans leurs oeuvres les couleurs du passé, et c'est très bien ainsi. Ils nous redonnent une musique qui est la synthèse de tout ce qui est venu avant, avec une belle maîtrise de leurs instruments respectifs, tout en amenant avec eux une perspective d'aujourd'hui. Les musiques sont comme les vélos, la qualité n'a pas d'époque.



La Côte Gilmour?!?!

De la même façon, j'ai la passion du vélo présent. Le vélo du passé m'intéresse, et je le connais bien. Je l'ai utilisé, réparé, tutoyé, vendu, acheté, modifié, amélioré. Et je le trouve parfait pour tous ceux qui roulent à petit budget, s'il est bien choisi et bien entretenu. Mais regardez avec quoi je roule: c'est un vélo inimaginable il y a quinze ou vingt ans. Mon Alu9 est léger et polyvalent, et coûte moins de mille dollars. Mon carbone monocoque pèse moins que mon Bititane italien des années '90, et vaut presque trois fois moins. Vous avez entendu dire que les cadres en aluminium ne sont pas durables? Mon Falardeau Alu8 (et non pas Alu9, c'est la génération qui a précédé) est sur la route depuis dix ans, il roule maintenant l'hiver, tâche ingrate s'il en est, et il va très bien, merci. Comme tous les autres Alu8: aucun client ne m'en a rapporté un dont le cadre était devenu inutilisable pour quelque raison que ce soit.




Alors si vous vous intéressez aux vélos du passé, il me fera plaisir de vous aider si je le peux, mais le vélo d'aujourd'hui est celui que je préfère car à son meilleur, il contient les bons éléments du passé, tout en y ajoutant le génie des meilleures améliorations qui nous ont été offertes depuis. Un peu comme le jazz, non? Le bon vélo d'aujourd'hui est plus léger, mais aussi plus maniable, plus ergonomique, transmission plus agréable, freins plus efficaces, plus grand choix de pneus, etc.

Là où je décroche, c'est quand le marketing prend les décisions sans se soucier des besoins des gens. En leur agitant une carotte sans leur parler des désavantages, en insistant sur les apparences quand les lacunes techniques sont flagrantes, roues lourdes, freins lourds, sur des cadres qui finalement ne sont pas toujours aussi légers qu'on pourrait le croire.

Ibrahim Maalouf: ''Beirout''

vendredi 30 novembre 2012

DES CHIFFRES: HYBRIDE VERSUS ROUTE/COURSE




    Près de Saint-Léon-de-Standon, dans la Beauce québecoise.



Un vélo plus lourd vous ralentit, c'est bien connu. Surtout dans les montées. J'ai aussi souvent entendu des commentaires à l'effet que le froid ralentit les cyclistes. Est-ce vrai? Et si oui, à quel point?

En ce mardi 27 novembre, j'ai sorti des chiffres sur ces questions. Pas vraiment rigoureusement scientifiques, mais quand même assez éloquents.

J'ai utilisé un parcours-étalon, toujours le même. Je m'en sers de toute façon pour m'entraîner, en semaine. À peu près 35 minutes, en mode contre-la-montre, avec un gain d'élévation cumulatif d'exactement 100 mètres. Une longue côte avec une section à 15%. Interférences de circulation non-significatives. Ces quatre dernières semaines, je l'ai fait en solo.

J'utilisais un vélo de course moderne, léger, chaussé en 700 x 23. Les dernières séances ont eu lieu avec un vent faible, très favorable. Avec un vent faible, on n'est pas ralenti beaucoup dans le vent contraire, et au retour, il nous pousse quand même un peu. Ça favorise les moyennes élevées.

Les dernières vitesses moyennes ont été de 25.9 km/h, 26.1, 26.4, 27.0 et 27.5. J'en connais plusieurs qui auraient fait plus vite sur ce parcours, mais ils sont tous du bon côté de 50 (ans).

La température était toujours au-dessus de 0 degrés Celsius, autour de 3, 4 ou 5 degrés. Mais ce matin, 27 novembre, elle était à moins 6 degrés au moment du départ. J'étais moins tenté par le vélo de course. Je me suis dit que ce serait intéressant de prendre mon vélo hybride, pour comparer.

Ne vous y trompez pas. Il ne s'agit pas du vélo hybride avec des pneus de 38 mm et fourche à suspension que votre mon'oncle s'est fait vendre en 1997. Il s'agit plutôt d'un lion dans une peau de mouton, pneus d'une largeur de 28 mm, capable d'aller vite dans la gravelle et encore plus vite sur l'asphalte. Optimisé lors de la construction par l'utilisation d'un cadre très léger et un train roulant (ensemble roues/pneu) sélectionné avec soin. Même genre de pédales et même chaussures. Ce n'est pas un vélo franchement cher, mais plutôt un rapport poids/prix optimal. Il pèse à peu près 2.3 kg (5 lbs) de plus que le vélo de course. Et ma position varie peu d'un vélo à l'autre.

J'étais donc curieux de voir la vitesse moyenne que j'obtiendrais en changeant de vélo. Qu'en pensez-vous? Êtes-vous capable de deviner quel sera l'écart dans les chiffres? C'est le même cycliste, dans la même forme physique. Ce qui change, c'est le vélo, et à peu près 8 à 10 degrés de moins au mercure. Le vent, lui, était à son meilleur, comme lorsque j'ai pondu des moyennes autour de 27.0 km/h.

Dans la seconde moitié, je savais que le chiffre serait plutôt élevé, et pas très différent de ceux du vélo de course. La vitesse de croisière sur le plat était rarement loin entre les deux vélos. Et à la fin, j'ai sorti un honorable 26.1 km/h.

Quelques conclusions:

-Les conditions de vent ont beaucoup d'importance dans le résultat. Les vents forts ralentissent beaucoup le vélo dans la portion vent-de-face, ce que je n'avais pas ce matin.

-Le froid ne m'a probablement pas ralenti beaucoup ce matin. Il n'y avait aucune neige au sol et j'avais beau jeu de peser sur les pédales. On en reparlera quand il fera moins quinze degrés, quoique à ce moment-là, il y aura de la neige et rien ne sera plus pareil.

-À mon avis, c'est le changement de vélo qui a eu le plus d'impact. Un peu plus d'inertie dans la montée principale, légèrement plus de résistance au roulement dûe aux pneus plus larges.



            La glace sur le Lac des Roches, le 18 novembre 2012.





Voici un échange de courriels au sujet des aménagements cyclables récents, rue Père-Marquette dans la ville de Québec, dont je parlais dans mon message du 19 novembre 2012:

''Comme vous l'avez vous-mêmes constaté lors de la phase pilote du projet, les automobilistes étaient peu nombreux à faire leur arrêt obligatoire compte tenu de la nouvelle configuration de l'intersection Père-Marquette / Moncton. Croyant que cette signalisation devenait alors inappropriée, les représentants de la Ville de Québec ont proposé aux membres du comité de suivi du vélo-boulevard une nouvelle signalisation mettant l'accent sur l'importance de céder le passage aux cyclistes. (...) que l'importance de céder le passage aux piétons devrait également être clairement indiquée. (...) la signalisation serait fort probablement insuffisante pour assurer la sécurité de la traversée et que des aménagements seraient plus à même d'amener les automobilistes à adopter la conduite que nous jugeons sécuritaire. Ces suggestions n'ont malheureusement pas été retenues.


(...)

Je vous remercie d'avoir pris le temps de nous donner des informations par téléphone (ce n'est pas moi qui ai pris l'appel). Je comprends que la signalisation en place fait suite à de longues discussions et qu'une campagne de sensibilisation suivra au printemps. Aussi, vous vous êtes montré intéressé de voir comment le tout se passait. Voilà: tout à l'heure, vers 16h55, intersection Moncton (je circulais sur Père-Marquette vers l'est), une voiture venant du sud prend rapidement le virage sans céder au cycliste que j'étais (et croyez-moi, je suis très visible: feu clignotants, manteau fluo, etc. et roule à une vitesse très raisonnable). N'ayez crainte, j'avais anticipé la chose et il n'y a pas eu de collision. Souhaitons que tous les piétons et cycliste qui continuerons d'emprunter cette voie d'ici au printemps aurons comme moi l'idée de céder aux automobilistes!

(...)

Qu'en penses-tu?

C'est vraiment à se demander si tout cela n'est pas une opération de relation publique que se fait en préservant la fluidité des autos et au détriment des humains qui ne sont pas en auto.

Et j'ajouterais: espérons que la sensibilisation ne se fera pas par une enquête du coroner ou par la une du Journal de Québec!


Et voici ma réponse:



Le problème est flagrant. On est en pleine expérimentation et le projet semble très perfectible.
De plus, pour contourner les déviations qui dirigent la circulation automobile dans une seule direction spécifique, de nombreux automobilistes passent... sur le trottoir! On peut voir que c'est fréquent à cause des traces dans la neige récemment tombée. J'en ai vu un le faire hier soir. Ce matin, j'en ai parlé à deux employés de la ville qui étaient sur place et justement, pendant que j'en parlais, un automobiliste a fait la manoeuvre en question devant nous.

Je ne sais pas si de tels aménagements ont déjà été faits de façon identique ailleurs, mais il semble qu'il faudra voir à améliorer la recette, un peu trop épicée à mon goût. Heureusement que, comme toi, je ne fais confiance qu'à moi-même...

Et j'ajoute, parce que je viens justement de parler avec une cliente qui a abordé le sujet sans que je lui en parle, qu'il y a un autre problème. Il semble que certaines voitures se stationnant près de l'intersection bloquent involontairement la visibilité de ceux qui circulent là. Et certains automobilistes sont frustrés lorsqu'ils arrivent à l'intersection et qu'ils ne peuvent pas aller dans la direction prévue. Résultat, au lieu de faire leur arrêt obligatoire, ils accélèrent pour compenser le temps perdu.

Bref, un beau bordel. Pour le moment, les concepteurs qui pensaient bien faire ont peut-être empiré la situation. Espérons qu'on a un ''work in progress'' et qu'avec le temps les choses seront améliorées. Il faut absolument tenir compte du peu de patience dont beaucoup d'automobilistes font preuve. Vivement qu'ils puissent se téléporter, façon Dr. Spock, car c'est la seule façon qu'on arrivera à les contenter, je crois.



Dans mon message du 12 novembre 2012, je vous parlais du défi de produire des émissions de radio. Réalisation, mise en onde, animation, choix musical, on appelle ça en avoir plein les bras, pendant une heure et demie dans mon cas. Mon Mp3, c'est la toute petite boîte noire branchée et déposée sur la gauche de la console. J'en tire à peu près la moitié des émissions que je produis, le reste étant des disques compacts.

Voici une photo du studio en question, de ce que j'ai devant moi lorsque je suis dans le feu de l'action. Vous pouvez entendre le résultat de mon travail si vous allez sur l'adresse suivante et que vous téléchargez ou lisez la date du vendredi 30 novembre   http://www.ckrl.qc.ca/index.php/emissions/279-midi-jazz.  Ce n'est pas encore parfait, mais je sens que je commence à être un peu moins maladroit. Un peu.

L'émission du 30 novembre commençait avec la pièce suivante: le trio d'Avishai Cohen, avec le Big Band Bohuslän à Madrid en spectacle en 2008. Voici la vidéo:

lundi 26 novembre 2012

RAYONS.


700 x 28


Conversation avec un importateur canadien, ce midi. Il était question de rayon et il me disait que DT-Swiss, référence en la matière, a une usine aux USA. C'est elle qui fournit le marché canadien, et au début, leur produit n'était pas identifié de la façon traditionelle. Vous savez, ce petit logo qu'on peut voir sur la tête du rayon, juste à côté du coude? Il s'agit tout simplement d'un D entrelacé avec un T.

Certains clients ont cru que, malhonnêtement, on leur vendait un rayon générique quelconque. D'autant plus que les rayons DT Inox ont un coeur pas si inox que ça: c'est surtout la surface extérieure qui est inox. Donc, il se peut que le test de l'aimant laisse l'impression qu'en plus de ne pas être DT, ce n'est pas inox...
''La qualité Suisse sur notre standard de rayon.  Parfait pour beaucoup d’applications''. C'est ce que dit DT Swiss sur son site Internet à propos du rayon DT modèle Champion. Il s'agit du grand classique de chez DT, le rayon de référence. On peut vouloir un rayon à épaisseur variable comme le DT Compétition, ou un rayon plus économique, comme le DT Inox. Mais le Champion reste le modèle de référence, celui qui a beaucoup contribué à établir DT comme le rayon qu'on achète lorsqu'on veut un produit fiable. Car un rayon qui casse, ce n'est jamais agréable: la roue devient fausse instantanément.

L'importateur en question propose également la marque de rayons Pillar: http://www.pillarspoke.com/. Il s'agit d'une de ces agressives compagnies taiwanaises qui vise le haut du marché, et en l'occurence ils sont un des fournisseurs de Mavic et American Classic. À ce niveau-là, l'erreur n'est pas permise. Je lui ai demandé comment Pillar se compare avec DT, et il m'a dit que c'était équivalent, sans rentrer dans les détails.

Les gros assembleurs asiatiques s'approvisionnent chez différents fabriquants de rayons. Des compagnies inconnues du grand public. Il est arrivé dans le passé qu'un (ou plusieurs) manufacturier de vélo ait fait construire des roues, pour sa production, dont les rayons cassaient en nombre trop important, et trop rapidement. De toute évidence, les rayons étaient défectueux. DT-Swiss, dans ces circonstances, est parfois sollicité pour pallier en catastrophe à des besoins urgents, car on sait qu'on y trouve un produit fiable qui règlera le problème assurément. Puis, après quelques temps, les choses rentrent dans l'ordre... Je veux dire par là que les manufacturiers retournent à leurs habitudes génériques lorsqu'ils ont des raisons de croire qu'on peut faire confiance à un produit moins onéreux.

*


Nous sommes arrivés au début du rang Sainte-Anne, près de Saint-Luc, et nous avons remarqué l'indication de cul-de-sac. Ça nous a surpris, on ne s'attendait pas à ça car la carte nous montrait une route continue qui débouchait sur d'autres. On s'est regardé, un peu hésitants, et on a convenu d'y aller  quand même car, de toute façon, les alternatives étaient moins attrayantes.

Nous étions attentifs, pensant qu'à tout moment, on pouvait tomber sur la fin de la route. Arrivé en haut de la côte que vous apercevez sur la photo ci-dessus, on voyait la route remonter de l'autre côté de la montagne. J'ai dit à mon compagnon: ''Ça va, tant qu'il n'y a pas de rivière dans le creux.''

Il y en avait une. Et pour mal faire, le pont qu'il l'enjambait s'était écroulé. D'où l'annonce de cul-de-sac. Si nous avions été en voiture, nous aurions dû rebrousser chemin. Nous avons examiné la situation, et nous n'avions vraiment pas envie de retourner sur nos pas.

Il faisait 15 degrés Celsius en cette fin octobre. Et nulle part où passer à gué. Certains amateurs de vélo de montagne, en été, traversent ce genre d'obstacle en roulant, sans même enlever leurs chaussettes et leurs chaussures. Mais à quinze degrés, avec plusieurs kms à faire encore, nous n'avions pas envie de faire ça.

Pieds nus, vélo sur l'épaule et chaussures à la main, nous avons simplement traversé à pied au meilleur endroit possible. L'eau était fraîche, évidemment, mais pas glaciale. De l'autre côté, nous nous sommes séchés les pieds en mangeant une barre d'énergie et nous sommes repartis.

Ma carte n'est pas toujours à jour dans les moindres détails et ce n'est pas la première fois que je la prends en défaut. Mais elle me rend bien trop service pour lui en vouloir. Comme nous nous sommes dit un peu plus tard ce jour-là: ''Je ne me vois pas ici sans une carte, ce serait beaucoup moins agréable.''





Si vous pensez qu'il n'y a qu'en se dopant qu'on peut tricher chez les pros, lisez cet article paru dans lemonde.fr:

Il y a relativement beaucoup de ce genre d'incidents, à tous les niveaux du sport cycliste. Un exemple. Cinq coureurs régionaux français (ça aurait pu se passer ailleurs, mais on m'a raconté une histoire qui se passait en France) se parlent avant une petite course locale où on donne une prime en argent au vainqueur. Ils conviennent du vainqueur du jour, et du lieu oû ils se rencontreront après la course pour distribuer le butin en parts égales. C'est moins fatiguant comme ça, et personne ne repart les mains vides. Et ça ne coûte pas plus cher à l'organisateur, qui n'en a peut-être même rien à cirer. Vous voulez les déjouer? Vous devrez être fort...

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J'ai reçu un courriel ce matin qui parle de l'évolution des ventes de vélos en Chine. Particulièrement pour la compagnie Giant.
http://www.taiwantrade.com.tw/MAIN/en_front/searchserv.do?method=listNewsDetail&information_id=47894&tableType=I&locale=2&searchState=newsSearch&fromIndex=y

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Un de mes clients a été rouler loin d'ici récemment. Vous pouvez suivre son périple de Vienne à Istanbul sur son blogue. Les photos sont bonnes et le texte bien écrit:
http://vienne-istanbulavelo.blogspot.ca/

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Les meilleures voitures hybrides sont capables de gagner les 24 Heures du Mans. Les meilleurs vélos hybrides sont polyvalents et performants. Les meilleures musiques hybrides peuvent prendre toutes sortes de formes et être exhubérantes et entraînantes. Ou bien d'autres choses encore.

Prenez un quart de Stevie Wonder, un quart de Vietnam, un quart de Bollywood et un autre quart de jazz et ouf! vous aurez à peu près ce qui suit: Nguyen Le, ''I wish''.



lundi 19 novembre 2012

JAMAIS DE TIÉDEUR



Je m'amuse bien, ces jours-ci, en fabriquant des vélos qui ne sont pas déjà commandés et qui seront vendus en 2013. Comme d'habitude, il n'y en a pas deux exactement identiques, et sur celui que vous voyez sur cette photo, je me suis permis de faire un modèle avec une touche de couleur or. 700 x 28, avec pièces Alivio, Deore et Deore LX, cadre 1.5kg de grande taille. 810$ + taxes.

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Pour les cyclistes québecois, il est bon de savoir que si vous êtes impliqué dans un accident avec une automobile, la Société d'Assurance Automobile du Québec pourrait vous indemniser lorsqu'il y a bris, non seulement pour votre vélo, mais aussi pour vos vêtements. J'ai personellement parlé avec un ou deux cyclistes qui avaient profité de ces compensations, et ça valait vraiment la peine de faire une réclamation. Un article récent du journal Le Devoir en parle un peu:

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/364053/l-automobile-genere-plus-de-primes-que-l-habitation

''Là où le Québec se distingue, c’est au chapitre de l’automobile, signale Mme Crevier : « La Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) indemnise pour les dommages corporels et la police d’assurance va couvrir seulement dans les cas où celle-ci ne paie pas, par exemple lorsqu’il s’agit d’accidents de VTT ou de motoneige où c’est le contrat d’assurance-automobile qui intervient. Le vélo, lui, est couvert par une police d’assurance de responsabilité personnelle, mais si un cycliste ou un piéton est blessé en raison d’un accident d’automobile, c’est la SAAQ qui les indemnise. »''

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Dans les Appalaches beauceronnes, fin octobre 2012.
J'ai trouvé par hasard sur le site bikeforums.net le message suivant au sujet de Taiwan comme lieu de production de l'industrie du vélo. Les commentaires rejoignent certains des miens déjà publiés ici, entre autres lorsqu'il dit que certaines personnes ont tendance à regarder tous les pays asiatiques comme s'il n'y avait aucune différence entre eux. Ce qui est loin d'être vrai, évidemment.

http://www.bikeforums.net/archive/index.php/t-771765.html


''Hmm. My family is from Taiwan, and my dad and little sister live there. I've been many times and been given tours of some of the factories there. They take great pride in their history of steel-making, and consider themselves (correctly or otherwise) the world experts on the subject. I wish I could take a picture of all their faces after hearing that other people think it's unreliable junk! Some of you may have images of sweatshops with semi-slave labour pushing out products that they don't care about or understand, but my experience has been just the opposite.

I can understand concerns with products coming out of China because I DON'T think they have the best Quality Control there yet, and the "sweat-shop" images are in some cases probably true. My reaction was lumping all of "Asia" together, because it's a big place filled with a bunch of very different countries.''

Pour situer Taiwan, d'après le ''think tank'' britannique Legatum Prosperity Index, l'île est au 20ème rang sur 142 pays comptabilisés en matière de prospérité. Le Canada y est sixième, et ce sont trois pays scandinaves qui occupent les trois premiers rangs: Norvège, Danemark, et Suède. Taiwan est quatrième au niveau de l'éducation, et septième en économie. Et dans les pays asiatiques, Taiwan est coté deuxième en matière économique, derrière Singapour.

Pour ceux qui voudraient avoir un début d'idée de ce que peut avoir l'air le Salon du Vélo de Taipei, voici une vidéo promotionelle pour l'édition 2012. Il s'agit d'un des trois plus gros Salons de Vélo au monde et il est destiné aux acheteurs tels que les distributeurs nationaux et les fabriquants de vélos.





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Petite nouvelle locale (ville de Québec): les travaux majeurs effectués sur la rue Père-Marquette sont suffisamment avancés pour pouvoir y circuler en vélo normalement. Cet axe est-ouest de la haute ville de Québec est un élément important de la stratégie de l'administration de la ville visant à développer l'utilisation du vélo comme outil de transport urbain.

Les travaux duraient depuis plusieurs longues semaines et m'obligeaient à côtoyer la circulation automobile un peu trop à mon goût. Bien sûr, on peut circuler très rapidement sur les grands boulevards. Certains de mes clients préfèrent cette option. Mais je me sens toujours en danger à côté d'un aussi grand nombre de voitures. Si je roule vite, j'augmente mes risques en diminuant mon temps de réaction, et si je roule lentement, j'augmente le nombre d'automobilistes que je dois voisiner. Perdant des deux côtés.

Les petites rues sont moins rapides, mais je me dis que le chemin le plus rapide est celui qui ne passe pas par l'hopital...


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Dans les Appalaches beauceronnes, fin octobre 2012.


Un article récent dans le journal new-yorkais New York Times nous parle du coureur (à pied) Christian Hesch, qui a récemment avoué avoir utilisé de l'EPO pour participer à des compétitions. Ce que j'ai trouvé intéressant dans son témoignage, entre autres choses, c'est qu'il amène le point de vue non pas d'une grosse équipe internationale comme Festina, ou celles de Lance Armstrong/Johan Bruyneel, mais plutôt celui d'un quelconque coureur plus ou moins indépendant qui s'organise lui-même dans sa démarche de dopage. Il parle également des effets de la substance en question. Il était interviewé à l'émission ''Q'' ce lundi 19 novembre: http://www.cbc.ca/q/
“It would be fairly expensive if I wanted to fight it,” Hesch said. “Usada only brings cases when they’re pretty sure...”


http://www.nytimes.com/2012/10/15/sports/runner-christian-hesch-describes-doping-with-epo.html?pagewanted=all&_r=0


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Le batteur Elvin Jones a été un élément important de la musique de John Coltrane. Sur les photos, on le voit toujours avec un grand sourire, ou un état d'intense concentration. Jamais de tiédeur. Ici, on le retrouve plusieurs années plus tard, en 2001, aux côtés de deux autres grands, le guitariste Bill Frisell et le bassiste britannique David Holland. ''Strange Meeting''.




Et pour finir, quelque chose de très sérieux: le recyclage. Certains recycleurs sont plus ambitieux que d'autres. Red Green, Mr. Duck Tape, par exemple.


lundi 12 novembre 2012

UN PARADIS?


 Lors de la dernière sortie beauceronne, en octobre 2012.


On m'a déjà parlé des Pays-Bas comme étant un paradis pour les cyclistes. J'y suis allé, il y a un peu plus de vingt ans, et je ne suis pas d'accord.

Je comprends pourquoi on m'a dit ça. Le réseau cyclable est impressionant et le cycliste n'y est pas un marginal, contrairement à l'Amérique du Nord. Mais à mes yeux, ça ne suffit pas: la monotonie de la campagne est un peu lassante, à la longue, et il faut détester les côtes pour y trouver son compte. Et si vous faites un voyage, je ne vous souhaite pas de rouler dans la même direction longtemps si vous avez un vent contraire.

Ce que j'ai aimé y voir, ce sont surtout les villages et les petites villes. Et il y en a beaucoup. L'architecture qu'on y rencontre est plus intéressante que celle qu'on voit au Québec en général. Les gîtes de type bed and breakfast sont nombreux et faciles à trouver, et on y mange bien avant le départ matinal. Et je trouvais le contact avec la population plutôt agréable, jusqu'à ce que j'arrive à Amsterdam.

Là, c'est une autre paire de manches. La ville est saturée par une population trop nombreuse, la circulation automobile est très intense, incluant des petites voitures menées à tombeau ouvert dans des rues beaucoup trop étroites pour ce faire. Le jour  où j'y suis arrivé, je me suis dit que j'allais bientôt voir un accident, étant donné ce que je voyais. Et oui! En dedans de quelques heures, devant mes yeux, une collision frontale entre deux optimistes qui se sont engagés en sens opposés sur un petit pont a confirmé ma prédiction.

Les habitants de la ville m'ont parfois semblé blasés de toute cette cohabitation. Il ne faut pas oublier que les Pays-Bas sont le vingt-septième pays le plus densément peuplé sur la terre. En ville, ça paraît! Depuis que j'y suis allé, les choses ne se sont pas améliorées de ce point de vue-là. Et il y a plus de vélos que d'habitants aux Pays-Bas, alors on peut s'attendre à croiser un ou deux cyclistes...

J'ai préféré écourter mon séjour à Amsterdam pour retourner à la campagne, plus paisible. Tant pis pour les musées et tout le reste. Et quand je lis cet article, paru récemment dans le Nouvel Observateur, je ne suis pas surpris du tout:

''Après avoir investi pendant des décennies dans les infrastructures réservées aux cyclistes, les Néerlandais payent le prix de la popularité de ce moyen de transport quotidien.
"Dans des endroits comme Amsterdam ou Utrecht, l'augmentation du nombre de cyclistes a donné lieu à de nouveaux phénomènes, comme des embouteillages, des carambolages, des problèmes de parkings et de l'agressivité au guidon", rapportait récemment le quotidien néerlandais Trouw.''


http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121108.AFP4337/l-utopie-cycliste-neerlandaise-menacee-par-son-propre-succes.html

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Des spéciaux:

Certains cyclistes préfèrent les lubrifiants (de chaîne) à base de cire ou de parafine. Le Pedro's Ice Wax est de ce type. La version 2.0 est disponible au gallon, à un prix de détail suggéré de 199.90$ cad. J'ai ici un gallon plein de la version initiale (1.0) disponible au prix de 22.00$, et un autre presque plein au prix de 20.00$.

Couvre-chaussures de type ''toe cover'' Louis Garneau, taille moyenne, couleur noire. 25$ réduit de 50%: 12.50$.

Couvre-chaussures de marque Mavic, modèle Knit Shoe Cover, taille L, couleur jaune. 30$ rég., réduit à 19$.

Cassette 9 vitesses Campagnolo Mirage 12-23. 60$ rég., réduit à 39$.

Tous ces prix n'incluent pas les taxes.


De plus, j'ai un cadre Falardeau de base (pas un Alu9), hybride-touriste, aluminium, de taille moyenne, à donner gratuitement. Il a roulé l'hiver, mais peut être remonté pour un projet petit-budget. Fourche incluse, et quelques pièces.

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    C'est facile d'écouter la radio, n'importe qui sait ça. Ce qui est moins facile, c'est d'en faire. Comme dans: vous êtes seul(e) dans le studio, avec une console, deux platines de cd, deux tables tournantes, deux ordinateurs, un branchement pour mp3. Plus, bien sûr, un magnifique micro pour que vous puissiez dire des choses intelligentes dedans. Et allez! il est midi, c'est votre tour! Pendant une heure et demie, je vous laisse les commandes, faites-nous quelque chose que les gens auront envie d'écouter... Et surtout, n'oubliez pas de passer les bonnes pubs au bon moment, c'est ce qui permet à la station de survivre!  

Malgré tout, je vous encourage à vous impliquer, si vous êtes tenté. Le défi est stimulant, et passé un rodage initial, on peut devenir confortable avec cette technologie. Vous rencontrerez dans ce milieu des gens dynamiques, et avec un peu de chance, vous aurez quelques commentaires positifs qui vous encourageront à continuer malgré le fait que, dans une station communautaire comme CKRL-MF, vous ne serez pas payé pour votre labeur.

Vous pouvez écouter ma dernière émission, en date du 9 novembre 2012, sur le site de CKRL-MF:



La pièce suivante n'est pas représentative de l'émission que je fais qui, soit dit en passant, est diffusée à Québec au 89,1 sur la bande FM, à tous les vendredis de novembre de midi à 13:30 heures. J'en ferai peut-être une le premier vendredi de décembre, après quoi je quitte Québec pour un mois. Cette émission est diffusée à tous les jours du lundi au vendredi, et chaque animateur est responsable d'une journée par semaine.

''Now Winter Comes Slowly''